« Chanson de Croisade » de Conon de Béthune

Chanson de croisade

IV

Chanson
chanson Par stopmangohome

Hélas ! Amour, quelle dure séparation
Il me faudra souffrir de la meilleure
Qui fut jamais aimée et servie !
Que Dieu me ramène à elle par sa bonté
Aussi vraiment que je m’en éloigne avec douleur !
Las ! qu’ai-je dit ? Je ne m’en éloigne pas :
Si mon corps va servir Notre Seigneur,
Mon coeur tout entier reste en son pouvoir.

Pour lui je m’en vais soupirant en Syrie,
Car je ne dois pas faillir à mon Créateur :
Qui lui fera défaut dans ce besoin d’aide,
Sachez qu’il manquera dans un plus grand besoin.
Et sachent bien les grands et les petits
Qu’on doit là-bas faire acte de chevalerie,
Où l’on conquiert paradis et honneur
Et prix et gloire et l’amour de sa mie. Continuer la lecture de « « Chanson de Croisade » de Conon de Béthune »

Poème érotique de Tibors de Sarenom

Beau doux ami, je puis vous dire, et en toute sincérité
que jamais sans désir ne fus
depuis qu’il vous a plu d’être mon tendre amant ;
et que pas une fois non plus,
beau doux ami,
n’a cédé mon besoin sans cesse de vous voir…
que jamais je n’en fus à éprouver regret…
que jamais il n’advint – me quittant irrité –
que j’aie goûté de joie avant votre retour…

Tibors de Sarenom

« Les femmes troubadours »

« J’aimerais » de Gilbert Czuly-Msczanowsky

 J’aimerais

[singlepic id=122 w=320 h=240 mode=web20 float=right]J’aimerais pouvoir un jour me taire enfin
Et goûter un délicieux silence sans fin.
Parfois, tel un nuage avant l’orage,
Il passe, instant merveilleux sans ambages.
Puis s’estompe, laissant la terrible place
A la révolte intacte faisant face !
Qu’elle est-elle, qu’y vois-je me demandez-vous ?
Quelle est la vraie vie dont je rêve et vous ?
Celle qui apaise, disons-le clairement,
Le moindre espace de son petit moment ! Continuer la lecture de « « J’aimerais » de Gilbert Czuly-Msczanowsky »

« Eternity » par Emmanuelle Fourmaux

Eternity

À l’heure où s’imaginent de vaines échappatoires
Hors des murs déstructurés de ma conscience
Je transforme mes nuits en possibles exutoires
Avilissant mon âme de ma tranquille innocence.

À l’aube, tout se meurt en d’infernales convulsions
Et me ressuscite en adorable muse idyllique
Je déserte pour un temps ces inexpressives pulsions
Sans renoncer au ravissement d’une voix angélique. Continuer la lecture de « « Eternity » par Emmanuelle Fourmaux »

Gel d’amour | Abdelnahime Meghzili

Gel d’amour

[singlepic id=93 w=320 h=240 mode=web20 float=right]Puisque tu n’as pour moi que ce froid lien d’amitié
Et dans tes yeux s’est éteint le feu de mes Amours
Et dans ta main s’est fanée la fleur de mes jours
Que me reste t-il à flâner le cœur fendant en entier

Puisque ta viole ne rendra plus les échos du Luthier
Quand de son sang s’écoulent son chant de Troubadour
Sa plainte de Prométhée livré au vorace vautour
Son cri d’étourneau que la flèche arrache au noisetier

Puisque de ta lèvre s’est envolé l’enivrant baiser
Dans ton âme s’est tarie la mare aux tendresses
Quoi de royal à nous unir encor Belle Princesse

Puisque ces Lys ne sentent plus ce parfum D’Elysée
Garde pour toi ces Merveilles filées en diamant
Il m’en reste ce cœur qui se meurt en t’aimant

Abdelnahime Meghzili
Poète amateur

Crédits Photo : Ma Femme, Mon Chat, Mon Coeur… par Par Iza & Audrey Love !

« Ariane » de Théodore de Banville

Ariane

Ariane
. Par Carnie Lewis

Dans Naxos, où les fleurs ouvrent leurs grands calices
Et que la douce mer baise avec des sanglots,
Dans l’île fortunée, enchantement des flots,
Le divin Iacchos apporte ses délices.

Entouré des lions, des panthères, des lices,
Le Dieu songe, les yeux voilés et demi-clos ;
Les Thyades au loin charment les verts îlots
Et de ses raisins noirs ornent leurs cheveux lisses.

Assise sur un tigre amené d’Orient,
Ariane triomphe, indolente, et riant
Aux lieux même où pleura son amour méprisée.

Elle va, nue et folle et les cheveux épars,
Et, songeant comme en rêve à son vainqueur Thésée,
Admire la douceur des fauves léopards.

Théodore de Banville

« La grand beauté de vo viaire clair » d'Othon de Granson

La grand beauté de vo viaire clair

Grande Beauté
tu me défies, trouble reflet… Par FREDBOUAINE ☮

La grand beauté de vo viaire clair
Et la douceur dont vous êtes parée
Me fait de vous si fort énamouré,
Chère dame, qu’avoir ne puis durée.
A toute heure est en vous ma pensée.
Désir m’assaut durement par rigueur.
Et si par vous ne m’est grâce donnée,
En languissant définiront mes jours. Continuer la lecture de « « La grand beauté de vo viaire clair » d'Othon de Granson »