« Tendre Mie » par Karine Rodange

Tendre Mie

Corazon
MAGIA DE CORAZONES ♥ ♥ ▷ Par PROYECTO AGUA** /** WATER PROJECT

Le cœur au chaud
Face aux sans peau,
Sans os,
Des ânes battés aux crapauds,
Pauvres animaux…

Le cœur rouge passion
Qui traverse les saisons
Sans blouson,
Sans raison,
Sans rond…

Le cœur à l’abri
Des incompétences enfouies,
Des incessants bruits,
Des pluies, de la jalousie
D’autrui…

Le cœur inlassablement battant
Les barrières renversant,
Sans grand tourment,
Avançant, bouleversant
Les rangs…

Fleurissant…
Bon vent!

Karine Rodange

Vu sur Memo Mes Mots.

Poème érotique de Paul Valéry

Jeanne, ton corps me suit…

Jeanne
_藍天。 Par eliot.

Jeanne, ton corps me suit. O mains pleines de Jeanne
O pensée où revient ton silence et ta voix
Et ce mélange d’ombre à l’été qui se fane
Que nous venons de boire au fond mourant des bois…

À peine je te quitte, une Jeanne songée
Appuie un être tendre à la table où j’écris ;
Où mon cœur tout à coup se la forme allongée
Et mon labeur se trouble au sein de mes esprits.

Nos soucis, nos ennuis, nos devoirs, nos ouvrages
Ne sont devant l’amour que du bonheur perdu
Ô baisers précieux, ô les caresses sages
Ô JEANNE, enchantement du travail suspendu.

Paul Valéry

« Les Passantes » par Antoine Pol

Les Passantes

"On pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que l'on n'a pas su retenir."
« On pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que l’on n’a pas su retenir. » Par laurent.breillat

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu’on connaît à peine
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais
A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui Continuer la lecture de « « Les Passantes » par Antoine Pol »

« Tendresse de septembre » par Agnès Chêne

Tendresse de septembre

Papillon
Papillon Par ricohplio

Tendresse de septembre
Caresse qui sillonne les tempes.

Les gouttelettes de brume font du trampoline
Sur les fils d’une toile d’araignèe.

Un papillon reposant délicatement ses ailes
Sur une fine feuille de tilleul
Qui de loin devient
Son nid à baldaquin.

La nature prend la pause
Tout est dans la nuance
Du vert en vert scintillant
Dans la lumière
Sur l’épiderme de la terre.

Une touche de gouache
Qui pointille. Continuer la lecture de « « Tendresse de septembre » par Agnès Chêne »

« Pour Elle » de Jeremy Kombo

Pour Elle

La bourse et la tête légère,
Moi, mes amis, mes frères,
Nous étions jadis partenaire,
Adepte de l’école buissonnière.

Rien ne pouvait nous arrêter,
A part le vent, la neige, la pluie,
Rien ne pouvait nous faire travailler,
Sauf la belle, la jolie Sylvie.

Hors, un jour voici la fille tant attendu,
Un jour de pluie bien entendu,
Et tous les bons élèves, les assidues,
Pensaient que de droit elle leurs était due.

Mais par malheur les sérieuses et ce fut son cas,
Préfèrent aux futurs chômeurs ou poètes,
Les futurs médecins ou avocats,
Alors il était temps de s’y mettre.

Les profs n’y sont toujours pas revenu,
C’était nous les plus assidues,
Depuis que l’amour a posé son ancre,
Je n’ai jamais autant consommé d’encre. Continuer la lecture de « « Pour Elle » de Jeremy Kombo »

“Sonnet” d'Auguste Angellier

Sonnet

« Où es-tu ? », disait-elle, errant sur le rivage
Où des saules trempaient leurs feuillages tremblants ;
Et des larmes d’argent coulaient dans ses doigts blancs
Quand elle s’arrêtait, les mains sur son visage.

Et lui, errant aussi sur un sable sauvage
Où des joncs exhalaient de longs soupirs dolents,
Sous la mort du soleil, au bord des flots sanglants,
S’écriait : « Où es-tu ? », tordant ses mains de rage. Continuer la lecture de « “Sonnet” d'Auguste Angellier »