« Volupté » par Henri Cantel

Volupté

Léona l’entoura de ses jambes, baisa
Ses yeux, sa chevelure et sa langue vermeille.
La vierge, dont le cœur en souriant s’éveille,
A ces souffles de feu par degrés s’embrasa.

Suçant les boutons durs de sa gorge pointue,
La louve sur son corps promenait tous ses doigts ;
On eût dit qu’elle avait vingt lèvres à la fois…
Aline se pâmait à ce jeu qui la tue.

–  » Ouvre ta cuisse blanche et ronde, mon enfant ;
Ton clitoris, blotti dans sa toison dorée,
Veut les tendres fureurs d’un baiser triomphant !  »

Ivre de volupté, mais non désaltérée,
Léona savourant son virginal trésor,
A la coupe d’amour, le soir, buvait encor.

Henri Cantel

Tableau de Courbet
Le Jour ni l’Heure 8160 : Gustave Courbet, 1819-1877, Le Sommeil ou Les Deux Amies, 1866, dét., musée du Petit Palais, Paris, dimanche 11 mars 2012, 16:50:29 par Renaud Camus

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