« Le soufflet qui enfla la joue » de Claude D'Esternod

« Le soufflet qui enfla la joue »

[singlepic id=11 w=320 h=240 float=right]Dessus mon visage de bois
Vous touchastes de vos cinq doigts
Et, ausi tost, ma chalemie
Alla enfler; mais, je parie
Que si je touchois, d’un seul doigt,
En un certain petit endroit,
Vous enfleriez bien davantage;
Mon courtaut estant des plus sages,
Rouge en chapeau de Cardinal,
Faisant plustost masle que male,
Car il n’est point, alors qu’il touche,
Comme les vostres, tant farouche;
Il n’est cause du mal de dents,
D’autant qu’il fait du bien dedans;
Son bout teint en escarlate,
Il n’a point d’ongles, et s’il gratte,
Il est grosset et assez long.
Si vous volez l’échantillon,
Mesurez-en quelque dix pouces;
Ses cordes comme miel sont douces;
Quand il perce, c’est du nectar;
S’il vous touchait en quelque part,
Vous enfleriez, comme je pense,
Mais bien avec différence,
D’autant qu’on dit communément:
Rage de cul passe les dents.

Claude D’Esternod

Crédit Photo : Antonio Flores-Cuerpo de mujer

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