« En Sourdine » de Paul Verlaine

En Sourdine

Que les branches hautes font,
Pénétrons bien notre amour
De ce silence profond.

Et nos sens extasiés,
Parmi les vagues langueurs
Des pins et des arbousiers.

Croise tes bras sur ton sein,
Et de ton cœur endormi
Chasse à jamais tout dessein.

Au souffle berceur et doux,
Qui vient à tes pieds rider
Les ondes de gazon roux.

Des chênes noirs tombera,
Voix de notre désespoir,
Le rossignol chantera.

Paul Verlaine

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