« Je mets mon vit contre ta joue » de Georges Bataille

« Je mets mon vit contre ta joue » de Georges Bataille

« Je mets mon vit contre ta joue »

Je mets mon vit contre ta joue
le bout frôle ton oreille
lèche mes bourses lentement
ta langue est douce comme l’eau

ta langue est crue comme une bouchère
elle est rouge comme un gigot
sa pointe est un coucou criant,
mon vit sanglote de salive (suite…)

« Nuit Blanche » de Jacques Hiers

« Nuit Blanche » de Jacques Hiers

Nuit Blanche

Nuit blanche dans tes draps
Où ton corps se déhanche,
Nuit blanche dans tes bras
Avec nos avalanches
De baisers en flocons,
La lune sur tes hanches
Fait comme un gros ballon
Qui, tout en moi déclenche
Des hordes de frissons…
Nuit blanche entre Toi et moi,
Les crissis de tes soies
En nos étreintes franches,
Et ton souffle et ta voix
Mourant sur mon épaule,
Tes cheveux blonds me frôlent
En filaments de joie,
Quand sur moi tu te penches
Et voiles mes regards,
Ton cri au fond du soir
Quand ta chair s’est donnée,
Nos âmes sont miroirs
En vibrantes Psychés ;
Il se fait tôt ou tard,
Personne ne le sait,
La nuit ou le matin
Cernent là nos regards
Aux cernes fins et bruns…
Tes bas crissent encor
En des sanglots sans fin
Que j’en reperds le nord
Au début d’un matin… (suite…)

« L’Aube ensevelie » par Alain Grandbois

« L’Aube ensevelie » par Alain Grandbois

L’AUBE ENSEVELIE

Plus bas encore mon amour taisons-nous
Ce fruit ouvert dans le soleil
Tes yeux comme l’haleine de l’aurore
Comme le sel des buissons révélateurs

Taisons-nous taisons-nous il y a quelque part
Un coeur qui pleure sur un coeur
Pour la dernière aventure
Pour le déchirement total (suite…)

« Sonnet XVIII » de Louise Labé

« Sonnet XVIII » de Louise Labé

Sonnet XVIII

Embrasse-moi, embrasse-moi encore et encore :
donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
je t’en rendrai quatre plus chauds que braise. (suite…)

Poème sensuel d’un anonyme

Poème sensuel d’un anonyme

J’ai rêvé de toi, un de ses rêves humides qui te rend tout vide,
ma bouche parcourait ton corps,
et toi tu me répétais encore…, (suite…)

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