« Fin d’année » par Émile Verhaeren

« Fin d’année » par Émile Verhaeren

Fin d’année

Sous des cieux faits de filasse et de suie,
D’où choit morne et longue la pluie,
Voici pourrir
Au vent tenace et monotone,
Les ors d’automne ;
Voici les ors et les pourpres mourir.

O vous qui frémissiez, doucement volontaires,
Là-haut, contre le ciel, tout au long du chemin,
Tristes feuilles comme des mains,
Vous gisez, noires, sur la terre. (suite…)

« Peut-être » par Émile Verhaeren

« Peut-être » par Émile Verhaeren

Peut-être

Peut-être 
Lorsque mon dernier jour viendra, 
Peut-être
Qu’à ma fenêtre, 
Ne fût-ce qu’un instant, 
Un soleil frêle et tremblotant 
Se penchera. (suite…)

« Avec mes vieilles mains… » par Émile Verhaeren

« Avec mes vieilles mains… » par Émile Verhaeren

Avec mes vieilles mains…

Avec mes vieilles mains de ton front rapprochées
J’écarte tes cheveux et je baise, ce soir,
Pendant ton bref sommeil au bord de l’âtre noir
La ferveur de tes yeux, sous tes longs cils cachée. (suite…)

« Le soir tombe, la lune est d’or » par Émile Verhaeren

« Le soir tombe, la lune est d’or » par Émile Verhaeren

Le soir tombe, la lune est d’or

Le soir tombe, la lune est d’or.

Avant la fin de la journée
Va-t’en gaîment jusqu’au jardin
Cueillir avec tes douces mains
Les quelques fleurs qui n’y sont point encor
Tristement, vers la terre, inclinées.

Que le feuillage soit déjà blême, qu’importe
Je les admire et tu les aimes,
Et leurs corolles sont quand même
Belles, sur les tiges qui les portent. (suite…)

« Ardeur des sens, ardeur des cœurs… » par Émile Verhaeren

« Ardeur des sens, ardeur des cœurs… » par Émile Verhaeren

Ardeur des sens, ardeur des cœurs…

Ardeur des sens, ardeur des coeurs, ardeur des âmes,
Vains mots créés par ceux qui diminuent l’amour ;
Soleil, tu ne distingues pas d’entre tes flammes
Celles du soir, de l’aube ou du midi des jours. (suite…)

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