« Nuit Blanche » de Jacques Hiers

« Nuit Blanche » de Jacques Hiers

Nuit Blanche

Nuit blanche dans tes draps
Où ton corps se déhanche,
Nuit blanche dans tes bras
Avec nos avalanches
De baisers en flocons,
La lune sur tes hanches
Fait comme un gros ballon
Qui, tout en moi déclenche
Des hordes de frissons…
Nuit blanche entre Toi et moi,
Les crissis de tes soies
En nos étreintes franches,
Et ton souffle et ta voix
Mourant sur mon épaule,
Tes cheveux blonds me frôlent
En filaments de joie,
Quand sur moi tu te penches
Et voiles mes regards,
Ton cri au fond du soir
Quand ta chair s’est donnée,
Nos âmes sont miroirs
En vibrantes Psychés ;
Il se fait tôt ou tard,
Personne ne le sait,
La nuit ou le matin
Cernent là nos regards
Aux cernes fins et bruns…
Tes bas crissent encor
En des sanglots sans fin
Que j’en reperds le nord
Au début d’un matin… (suite…)

Lettre VIII d’Abédiard à Héloïse

Lettre VIII d’Abédiard à Héloïse

Lettre d’Abédiard à Héloïse

Lettre VIII

Envoi de la règle

J’ai déjà satisfait, dans la mesure du possible, à une partie de la requête que tu m’as adressée; il me faut maintenant, avec l’aide de Dieu, m’occuper de l’autre partie, pour répondre à ton attente comme à celle de tes filles spirituelles. Il me reste donc, pour suivre à la lettre votre demande, à rédiger et vous transmettre des statuts qui serviront de règle à votre vocation. Ainsi pourrez‑vous vous référer à un texte, plutôt que de vous en remettre à la coutume, quand vous chercherez à réglementer votre conduite. (suite…)

« Ô les cheminées » de Nelly Sachs

« Ô les cheminées » de Nelly Sachs

Ô les cheminées

Ô les cheminées
Sur les demeures de la mort si bien imaginées,
Quand le corps d’Israël monta dissous en fumée au travers de la fumée –
Comme une étoile qui devint noire
Le reçut le ramoneur
À moins que ce fût comme un rayon de soleil ? (suite…)

« À vous qui bâtissez la nouvelle maison » de Nelly Sachs

« À vous qui bâtissez la nouvelle maison » de Nelly Sachs

À vous qui bâtissez la nouvelle maison

Quand toi, tu dresseras à nouveau tes murs –
Ton foyer, ta couche, et la table et la chaise –
Ne pends pas tes larmes, celles pour ceux qui sont partis,
Ceux qui n’habiteront plus avec toi,
Ni à la pierre
Ni au bois – (suite…)

« Papillon » de Nelly Sachs

« Papillon » de Nelly Sachs

Papillon

Qu’il est beau l’autre monde
en ta poussière peint.
A travers le noyau incendié de la terre,
à travers son écorce de pierre
tu fus tendu,
fil des adieux dans la mesure du temps qui coule. (suite…)

« Dans cet améthyste » de Nelly Sachs

« Dans cet améthyste » de Nelly Sachs

Dans cet améthyste

Dans cet améthyste
repose la nuit en ses âges (suite…)

« Le Loup et l’agneau » de Jean de la Fontaine

« Le Loup et l’agneau » de Jean de la Fontaine

Le Loup et l’agneau

Fable de La Fontaine

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure.
Un agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? (suite…)

« La rose de personne » de Paul Celan

« La rose de personne » de Paul Celan

La rose de personne

Ta demeure est deux, Eternel, in-
habitable. Aussi
bâtissons-nous, bâtissons. Aussi
est-il dressé, ce lit
pitoyable – sous la pluie, là
dressé. (suite…)

Citation de Paul Celan

Le poème peut être une bouteille jetée à la mer, abandonnée à l’espoir (suite…)
« Fenêtre de Hutte » de Paul Celan

« Fenêtre de Hutte » de Paul Celan

Fenêtre de Hutte

Sombre, l’œil :
comme fenêtre de hutte. Il rassemble
ce qui fut monde, reste monde : l’Est
qui erre, ceux
qui planent, les
Hommes-et-les-Juifs,
le peuple-des-nuées, magnétiquement,
te hâle, terre,
de ses doigts de coeur:
tu viens, tu viens,
demeure nous aurons; demeure, quelque chose

_ un souffle ? un nom ? _ (suite…)

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