« Le Serment » de Marceline Desbordes-Valmore

« Le Serment » de Marceline Desbordes-Valmore

 

Le Serment

Idole de ma vie, 
Mon tourment, mon plaisir,
Dis-moi si ton envie
S’accorde à mon désir ?
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours. (suite…)

♪ « Bon conseil aux amants » de Victor Hugo

♪ « Bon conseil aux amants » de Victor Hugo

 

Bon conseil aux amants

L’amour fut de tout temps un bien rude Ananké. 
Si l’on ne veut pas être à la porte flanqué, 
Dès qu’on aime une belle, on s’observe, on se scrute ; 
On met le naturel de côté ; bête brute, 
On se fait ange ; on est le nain Micromégas ; 
Surtout on ne fait point chez elle de dégâts ; 
On se tait, on attend, jamais on ne s’ennuie, 
On trouve bon le givre et la bise et la pluie, 
On n’a ni faim, ni soif, on est de droit transi ; 
Un coup de dent de trop vous perd. Oyez ceci : (suite…)

« Vos beaux yeux » de Pierre de Corneille

« Vos beaux yeux » de Pierre de Corneille

 

Vos beaux yeux

Chanson.

Vos beaux yeux sur ma franchise 
N’adressent pas bien leurs coups, 
Tête chauve et barbe grise 
Ne sont pas viande pour vous ; 
Quand j’aurais l’heure de vous plaire, 
Ce serait perdre du temps ; 
Iris, que pourriez-vous faire 
D’un galant de cinquante ans ? (suite…)

« L’Amour de la Patrie » de Paul Verlaine

« L’Amour de la Patrie » de Paul Verlaine

 

L’amour de la Patrie

L’amour de la Patrie est le premier amour 
Et le dernier amour après l’amour de Dieu. 
C’est un feu qui s’allume alors que luit le jour 
Où notre regard luit comme un céleste feu ;

C’est le jour baptismal aux paupières divines 
De l’enfant, la rumeur de l’aurore aux oreilles 
Frais écloses, c’est l’air emplissant les poitrines 
En fleur, l’air printanier rempli d’odeurs vermeilles. (suite…)

« Chanson pour elles » de Paul Verlaine

« Chanson pour elles » de Paul Verlaine

 

Chanson pour elles

Ils me disent que tu es blonde 
Et que toute blonde est perfide, 
Même ils ajoutent ” comme l’onde “.
Je me ris de leur discours vide !
Tes yeux sont les plus beaux du monde 
Et de ton sein je suis avide. (suite…)

« Peut-être » par Émile Verhaeren

« Peut-être » par Émile Verhaeren

 

Peut-être

Peut-être 
Lorsque mon dernier jour viendra, 
Peut-être
Qu’à ma fenêtre, 
Ne fût-ce qu’un instant, 
Un soleil frêle et tremblotant 
Se penchera. (suite…)

« Élégie » (1) de Jean Bertaut

« Élégie » (1) de Jean Bertaut

 

Élégie

Comme alors que le jour c’est caché sous la terre,
Le soucy plus ouvert se referme et reserre,
Dedaigneux de laisser regarder à son oeil
D’autres flammes au Ciel que celles du Soleil :
Ainsi quand les malheurs qui traversent ma vie
M’ont de vostre bel oeil la presence ravie,
Le mien se fermeroit, dolent de ne voir rien
Qui ne semble exprimer la perte de son bien :
Et dédaigneux de suivre, en l’ombre où je chemine,
Une lumiere humaine apres une divine,
Fuiroit en quelque lieu de clarté dépourveu,
Cherchant de ne rien voir, et de n’estre point veu;
Si le poignant regret que me cause ma perte,
Ne tenoit ma paupiere incessamment ouverte
Aux pleurs dont le ruisseau coule sans s’estancher
De mon coeur misérable, ainsi que d’un rocher. (suite…)

« Loyre fameux, qui ta petite Source » de Joachim du Bellay

« Loyre fameux, qui ta petite Source » de Joachim du Bellay

 

« Loyre fameux, qui ta petite Source »

Loyre fameux, qui ta petite Source
Enfles de maintz gros fleuves, et Ruysseaux,
Et qui de loing coules tes cleres Eaux
En l’Ocean d’une assez lente Course. (suite…)

« À Philis » de Pierre de Marbeuf

« À Philis » de Pierre de Marbeuf

 

À Philis

Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage,
Et la mer est amère, et l’amour est amer,
L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer,
Car la mer et l’amour ne sont point sans orage. (suite…)

« Celle clarté mouvante sans ombrage » de Pernette du Guillet

« Celle clarté mouvante sans ombrage » de Pernette du Guillet

 

Celle clarté mouvante sans ombrage

Celle clarté mouvante sans ombrage, 
Qui m’éclaircit en mes ténébreux jours, 
De sa lueur éblouit l’oeil volage (suite…)

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