Forum de la poésie d’amour : Du nouveau !
Sur l’anthologie des poèmes d’amour, nous voulons vous faire participer et nous vous proposons dès à présent un forum poétique : un forum sur les poèmes d’amour et sur des discussions autour de la poésie amoureuse francophone.
Le forum est libre, et il
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D’une courtizanne à Venus
Si je puis ma jeunesse folle
Hantant les bordeaus, garentir
De ne pouvoir jamais sentir
Ne poulains, chancre, ne verole :
O Venus ! de Bacus compaigne,
A toi je promets, en mes voeus,
Mon éponge, et mes faus cheveux,
Mon fard, mon miroer, et mon paigne.
Pierre de Ronsard
Venus AnadyomeneÌ by OÌdoÌn Moriet, c.
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Fête Galante
Rêveur, Scapin
Gratte un lapin
Sous sa capote.
Colombina
— Que l’on pina! -
— Do, mi, – tapote
L’œil du lapin
Qui tôt, tapin,
Est en ribote…
Paul Verlaine, Arthur Rimbaud
Le massage, scène de hammam (musée des Augustins, Toulouse) par Dalbera
Sept jours, que je n’ai vu la sœur 1 ;
La maladie s’est insinuée en moi.
Mon corps est devenu lourd,
Et j’ai perdu toute conscience
Quand viennent à moi les chefs-médecins,
Je ne puis être calmé de leurs remèdes ;
Les ritualistes, l’issue n’est pas de leurs côtés :
On ne peut discerner ma maladie.
Mais qu’on me
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Je ne suis seulement amoureux de Marie
Je ne suis seulement amoureux de Marie,
Anne me tient aussi dans les liens d’Amour,
Ore l’une me plaît, ore l’autre à son tour :
Ainsi Tibulle aimait Némésis, et Délie.
On me dira tantôt que c’est une folie
D’en aimer, inconstant, deux ou trois en un jour,
Voire, et
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Poème d’Amour
O toi qui savamment jettes un beau regard,
Bleu comme les minuits, à travers les fenêtres,
Je te vis sur la route où j’errais au hasard
Des parfums et de l’heure et des rires champêtres.
Le soleil blondissait tes cheveux d’un long rai,
Tes prunelles sur moi dardaient leur double flamme;
Tu m’apparus, ô nymphe
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Je ne sais quelle voix que j’entends retentir
Me poursuit, et vient m’avertir
Que le bonheur s’enfuit sur l’aile des années,
Et que de nos amours le flambeau doit mourir !
D’un vol épouvanté, dans le sombre avenir
Mon âme avec effroi se plonge,
Et je me dis : Ce n’est qu’un songe
Que le bonheur qui doit finir.
Épigramme
Lors qu’Anthoinette eut veu que, malgré son désir,
Son drolle à [fo]utre en cul prenoit tout son plaisir,
Et que son c[on] vivoit oysif et solitaire :
– Que fais-tu, luy dit-elle, ô perfide assassin !
J’ay plus besoin d’un V[it] que non point d’un clistere ;
Je demande un [fou]teur, non pas un Medecin.
François
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À une dame créole
Au pays parfumé que le soleil caresse,
J’ai connu, sous un dais d’arbres tout empourprés
Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.
Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte
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Celle du jardin
Je vis l’Ange gardienne en tel jardin s’asseoir
Sous des nimbes de fleurs irradiantes
Et des vignes comme en voussoir ;
Auprès d’elle montaient des héliantes.
Ses doigts, dont les bagues humbles et frêles
Entouraient la minceur d’un cercle de corail,
Tenaient des couples de roses fidèles
Noués de laine et scellés d’un fermail,
Un calme,
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