« Dimanches (III) » de Jules Laforgue

« Dimanches (III) » de Jules Laforgue

 

Dimanches (III)

Je ne tiens que des mois, des journées et des heures….
Dès que je dis oui ! tout feint l’en-exil…
Je cause de fidèles demeures,
On me trouve bien subtil ;
Oui ou non, est-il
D’autres buts que les mois, les journées et les heures ? (suite…)

« Dimanches (II) » de Jules Laforgue

« Dimanches (II) » de Jules Laforgue

 

Dimanches (II)

Oh ! ce piano, ce cher piano,
Qui jamais, jamais ne s’arrête,
Oh ! ce piano qui geint là-haut
Et qui s’entête sur ma tête ! (suite…)

“Dimanches (I)” de Jules Laforgue

“Dimanches (I)” de Jules Laforgue

 

Dimanches (I)

Le ciel pleut sans but, sans que rien l’émeuve,
Il pleut, il pleut, bergère ! sur le fleuve… (suite…)

« Dimanches (VI) » par Jules Laforgue

« Dimanches (VI) » par Jules Laforgue

 

Dimanches (VI)

J’aurai passé ma vie à faillir m’embarquer 
Dans de bien funestes histoires, 
Pour l’amour de mon cœur de Gloire !…. 
– Oh ! qu’ils sont chers les trains manqués 
Où j’ai passé ma vie à faillir m’embarquer !….

Mon cœur est vieux d’un tas de lettres déchirées, 
Ô Répertoire en un cercueil 
Dont la Poste porte le deuil !….
– Oh ! ces veilles d’échauffourées 
Où mon cœur s’entraînait par lettres déchirées !…. (suite…)

« La mélancolie de Pierrot » de Jules Laforgue

« La mélancolie de Pierrot » de Jules Laforgue

 

La mélancolie de Pierrot

Le premier jour, je bois leurs yeux ennuyés…. 
Je baiserais leurs pieds, 
À mort. Ah ! qu’elles daignent 
Prendre mon coeur qui saigne !
Puis, on cause…. – et ça devient de la Pitié ;
Et enfin je leur offre mon amitié. (suite…)

« La Complaînte du désespéré » de Joachim du Bellay

« La Complaînte du désespéré » de Joachim du Bellay

 

La Complaînte du désespéré

Qui prêtera la parole
A la douleur qui m’affole ?
Qui donnera les accents
A la plainte qui me guide :
Et qui lâchera la bride
A la fureur que je sens ?

Qui baillera double force
A mon âme, qui s’efforce
De soupirer mes douleurs ? 
Et qui fera sur ma face
D’une larmoyante trace
Couler deux ruisseaux de pleurs ?… (suite…)

« L’Aube ensevelie » par Alain Grandbois

« L’Aube ensevelie » par Alain Grandbois

 

L’AUBE ENSEVELIE

Plus bas encore mon amour taisons-nous
Ce fruit ouvert dans le soleil
Tes yeux comme l’haleine de l’aurore
Comme le sel des buissons révélateurs

Taisons-nous taisons-nous il y a quelque part
Un coeur qui pleure sur un coeur
Pour la dernière aventure
Pour le déchirement total (suite…)

« Avec mes vieilles mains… » par Émile Verhaeren

« Avec mes vieilles mains… » par Émile Verhaeren

 

Avec mes vieilles mains…

Avec mes vieilles mains de ton front rapprochées
J’écarte tes cheveux et je baise, ce soir,
Pendant ton bref sommeil au bord de l’âtre noir
La ferveur de tes yeux, sous tes longs cils cachée. (suite…)

« Qui serait dans les Cieux, et baisserait sa vue » de Jean de Sponde

« Qui serait dans les Cieux, et baisserait sa vue » de Jean de Sponde

 

Qui serait dans les Cieux, et baisserait sa vue

Qui serait dans les Cieux, et baisserait sa vue
Sur le large pourpris de ce sec élément,
Il ne croirait de tout rien qu’un point seulement,
Un point encore caché du voile d’une nue. (suite…)

« Extase du soir » par Maurice Rollinat

« Extase du soir » par Maurice Rollinat

 

Extase du soir

Droits et longs, par les prés, de beaux fils de la Vierge
Horizontalement tremblent aux arbrisseaux.
La lumière et le vent vernissent les ruisseaux.
Et du sol, çà et là, la violette émerge. (suite…)

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