« L'atelier du Peintre », Nouvelle érotique

L’atelier du Peintre

Atelier de Peinture
Atelier de peinture par jean luc RENAUT

Notre groupe avançait  sur le sentier balisé jaune et rouge. Nous étions partis de la gare de Saint Cloud dans la matinée avec nos sacs à dos et nos chaussures de randonnée dans un joyeux tintamarre. Pensez-donc ! Une vingtaine de randonneurs, je devrais dire de randonneuses car hormis notre guide nous étions toutes des femmes. Ça jacassait, rigolait.

Le Parc de St Cloud et sa forêt sous un soleil printanier resplendissait de lumière. La rosée matinale mouillait nos souliers et les jambes de celles qui étaient en shorts. La température réchauffait les bois et nos corps d’une tiède chaleur. L’après-midi promettait d’être chaud. Je ne croyais pas si bien dire, mais pouvais-je savoir ?

J’étais vêtu d’un pantalon court qui laissait nues mes longues jambes fines et galbées. Elles ne laissaient indifférent aucun des passants, et ils étaient nombreux ce dimanche dans le parc. Le haut du corps recouvert d’un maillot à l’effigie de notre association, moulait ma poitrine généreuse. La quarantaine montrait son nez mais je restais encore très avenante. Notre guide, le seul homme du groupe, me lorgnait et restait le plus souvent près de moi. Je m’amusais à voir son visage dont les joues s’empourpraient lorsqu’il regardait mes seins qui ballottaient sous le tissu léger. Les pointes de mes mamelons semblaient vouloir percer le tissu et mes aréoles dessinaient leurs cercles, cela captivait son regard. Mes jambes lisses et douces aux cuisses fermes l’excitaient. Je sentais son désir et devinais ses mains avides de saisir mes seins, sa bouche assoiffée de la mienne et son sexe qui devait se raidir.

Vers midi nous sortîmes du parc par la porte Blanche. Notre accompagnateur nous proposa de nous arrêter pour manger. Nous étions dans la commune de Marnes la Coquette. Ce petit village ressemble à un bourg de province. Un bourg privilégié à en voir les bâtisses et les espaces verts. C’est dans cet endroit que vécu et mourut Pasteur. Un chemin conduit à un musée qui commémore une partie de la vie du grand homme. Nous posâmes nos sacs à l’ombre de grands arbres et sortîmes nos pique-niques. Plusieurs personnes avaient apporté des bouteilles de vin et notre animateur l’apéritif. Le repas promettait une bonne ambiance. Je dégustai l’apéritif, un vin blanc doux des Bords de Loire. Mes joues s’enflammèrent d’une intense chaleur lorsque je bus le nectar. Nous mangeâmes de bonne humeur et dans le partage. Comme j’avais préparé deux sandwichs et quelques fruits, je terminai la première mon repas. Je décidai de faire un tour dans la rue principale.

–          On part dans quarante cinq minutes. Rendez-vous ici, nous informa notre guide tout en caressant de ses yeux et mes jambes et ma poitrine.

Il n’avait pas fini de manger, sinon il se serait joint à mes pas peut-être pour me déclarer sa flamme. J’attendais ce jour depuis longtemps car moi aussi j’étais amoureuse de lui. Je lui adressai mon plus beau sourire en le quittant. J’avais le fol espoir que cette œillade l’inviterait à me rejoindre un peu plus loin.

Je déambulai lascive sous le soleil qui réchauffait mon corps en le caressant comme un amant qui réveille la volupté. J’observai l’ancienne poste dont on avait conservé l’appellation : Poste, Télégraphe, Téléphone. Des maisons de caractères, une jolie mairie captèrent mes yeux. De grandes propriétés privées dont un joli château complétaient le tableau. Tout à côté du château, un ancien atelier de peintre arborait ses grandes baies. Tout d’abord, je crus qu’il s’agissait d’un ancien atelier qui peut-être avait connu un artiste célèbre. Mais en m’approchant je vis que l’atelier était toujours en fonction. Sa porte entrebâillée incitait à entrer.

J’hésitai car j’espérai la venue de l’accompagnateur. Au bout de quelques temps, un peu dépitée, je me décidai.

Je poussai la porte et pénétrai dans l’atelier. Je reçu en plein nez des odeurs auxquelles je ne pus donner un nom. La pièce grande, longitudinale baignait dans la lumière grâce aux larges bais qui perçaient les murs à l’entrée. Au milieu un grand établi sur lequel s’entreposaient un tas de choses hétéroclites. J’aperçu des tubes de couleurs la plupart ayant servi, des couteaux de différentes formes, des chiffons sales, des bouteilles de white spirit… bref cela ressemblait à un capharnaüm. Contre l’un des murs un évier sale dont le robinet  laissait un filet d’eau  s’enfuir. J’avançai. Sur les murs latéraux et celui du fond un grand nombre de toiles suspendues attirèrent mon attention. Tout d’abord je ne vis pas la peinture elle-même. Je me rapprochai et tressaillis de surprise. Mes joues s’empourprèrent un peu. Ma poitrine se gonfla sous une respiration qui devenait forte. Je dois le dire, ce que je vis m’offusqua. Pourtant je ne suis pas bégueule, encore moins puritaine, mais là tout de même ! Au premier abord les peintures me choquèrent puis petit à petit, en me rapprochant, le côté purement artistique retint toute mon attention. Au bout de quelques minutes, je l’avoue, mes sentiments devenaient confus. Je sentis monter  en moi ce mélange de rejet et d’attirance : la morale et l’envie s’entrechoquaient. La chaleur qui envahissait mon corps n’avait plus rien à voir avec celle de l’extérieur. Mes joues rougissaient devant les peintures. Une étrange et douce volupté gagna tout mon corps. Peut-être une telle sensation vous est déjà arrivée. Tout se bouscule dans la tête : le bien et le mal, le beau et le laid, la morale répressive et l’envie libertine… je vivais une dualité entre des désirs refoulés, réprimés et ma vision très conformiste du sexe. Je posais mon regard sur les tableaux et je découvrais un autre monde pourtant si proche. Mon éthique rejetait la nature même de la peinture, mais mon corps ressentait une attirance…

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Sur le mur de droite une dizaine de toiles montrait des fesses, des fesses de femmes : des rondes, des bombées, des charnues, des roses, des courbes évocatrices, des dodues, des lisses… sur le mur d’en face s’affichaient des toiles de sexes de femmes aux vulves fermées et ouvertes, certaines aux touffes rasées ou buissonneuses. Sur le mur de gauche là aussi une douzaine de tableaux offrait des seins de formes différentes : des gros, des petits, certains dressées ou affaissées, aux pointes érigés, aux aréoles plus ou moins marqués, des blancs laiteux, des blancs halés, des noirs, des tatoués.

Subjuguée par la nature de ces toiles je m’interrogeai quand à l’attitude du peintre. Pourtant et malgré ma première attitude de rejet, quelque chose me laissait rêveuse.   Les toiles joliment  peintes ne pouvaient être l’œuvre que d’un artiste de grand talent. En regardant de plus près, je discernai le signe  d’une recherche, d’une finition, d’une réalité, le souci du moindre détail.

J’essayai de reconstituer à qui appartenait les représentations pour imaginer l’anatomie entière de la fille qui posait nue pour le peintre. J’imaginai son corps soumis aux désirs érotiques de l’artiste. Je l’entrevis jambes écartelées offrant son sexe au pinceau qui allait l’immortaliser ou montrant ses fesses et ses seins aux yeux du peintre qui mesurait, soupesait le détail évocateur des lèvres ouvertes, celui d’une toison rousse, le contour d’un mamelon…

Comment de telles poses suggestives pouvaient devenir aussi naturelles sur la toile ? Je  me posais toutes sortes de questions tandis que mon émoi grandissait, que la chaleur intérieur de mon corps me suffoquait. Je dois le dire ma sensualité semblait galvanisée par les tableaux que je dévorai du regard. Les pointes de mes seins se dessinèrent sur mon maillot au tissu léger et translucide. D’une main je les caressai. Dans l’entre-jambes, ma vulve aussi travaillait. Je mis une main sur mon sexe et je sentis le désir s’entrouvrir…

–          Vous aimez ? me demanda soudain une voix gutturale venue de derrière moi.

Je sursautai rouge cramoisie de confusion. Je n’avais pas entendu l’homme. Je me retournai. Je restai abasourdie, stupéfaite.

Le peintre était là, à quelques centimètres. Il soutenait de sa main gauche une palette pleine de couleur. Sa main droite tenait un ciseau. Il arborait des cheveux longs qui tombaient en désordre sur ses épaules et son dos. L’homme, hormis des baskets, était nu, entièrement nu et son sexe en érection semblait attendre, comme une main tendue, qu’on le saisisse !

N’étant pas née de la dernière pluie, j’en avait vu des hommes et de toutes les couleurs si j’ose dire, mais là je ne m’y attendais pas. J’étais confuse, gênée.

–          On ne peut peindre les trésors de ces dames qu’en leur montrant le sien, me dit-il comme s’il lisait dans mes pensées, cela les rend plus naturelles, plus lascives, plus suggestives. Regardez ce tableau dont le sexe ouvert semble un appel à la pénétration, il fallait déclencher l’envie pour le peindre.

L’homme me montrait la toile, m’expliquait les couleurs qu’il avait choisies. Il me raconta de quelle façon son modèle assit sur un fauteuil ouvrit ses jambes afin de montrer son anatomie. Mon cœur s’emballait, mes mains devenaient moites, mes yeux allaient, dans un va et vient, des toiles au phallus du peintre. Il se rapprocha de moi. Instinctivement ma main se leva et se posa sur le membre dressé. La douceur de la verge érigée dans ma main me procura une jouissance. Je caressai doucement la verge. Mes doigts effleurèrent  ses testicules que je tâtai, massai, chatouillai.

Lorsque je sortis de l’atelier, laissant l’artiste et son sexe apaisé, la chaleur du soleil me sauta au visage. Je repris le chemin inverse pour rejoindre le groupe qui m’attendait.

–          Ça va ? me demanda le guide en matant mon corps de bas en haut.

–          Oui, lui répondis-je. J’ai passé un bon moment.

Ce n’était pas un vain mot et je me promettais de revenir à Marne la Coquette pour revoir cet atelier et son peintre. Mais la prochaine foi, je viendrai seule et je poserai pour l’artiste.

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Nouvelle érotique : Cabine d'essayage

Cabine d’essayage

Cabine d'essayage
IMG_2838b par courambel

Martine utilisait l’escalator qui mène aux étages desservant les plates formes du complexe marchand de la Défense. A ces niveaux se trouvaient des magasins de prêt à porter haut de gamme. Elle se rendait dans une de ces boutiques de luxe. La période des soldes battait son plein. Martine cherchait une robe légère et courte qui mettrait en valeur son corps et ses jambes. Une robe au décolleté avantageux pour sa poitrine. Un peu provocatrice, elle aimait montrer son anatomie, enfin juste ce qu’il fallait pour allumer le feu à la libido des hommes. Elle aguichait, sans chercher à provoquer. Elle souhaitait simplement attirer le regard, créer l’envie. Il se dégageait de sa personne quelque chose d’érotique, de charnel. Elle savait le pouvoir qu’elle exerçait sur les humains et les hommes en particulier. Elle riait du tourment qu’elle lisait dans les yeux éperdus du passant, s’amusait de l’agitation qu’elle suscitait.

Sa jupe courte laissait voir deux jambes fuselées aux cuisses galbées ainsi que sa culotte rouge à dentelles. Bien des mâles l’observaient à la dérobée, d’autres plus directement sans se cacher du regard courroucé des autres femmes. Elle adorait se savoir observée. Un jour assise à la terrasse d’un café, dans le même complexe, elle avait croisée ses jambes nues. Sa mini jupe laissait voir l’entrée de la porte aux délices. Elle jouissait du regard des hommes qui passaient et repassaient, les yeux avides et leurs bouches sèches. Martine était une sensuelle qui appréciait autant les caresses que les regards envieux sur son corps.

La quarantaine passée, elle offrait un corps splendide, bien proportionné et un visage qui la faisait paraître plus jeune. Elle portait un soutien gorge rouge que l’on devinait lorsque les yeux plongeaient dans l’échancrure de son corsage peu sage. Une échancrure généreuse tout comme ses seins que les hommes épiaient avec avidité et pour certains le visage congestionné. Parfois ce n’était pas uniquement le visage qui se congestionnait. Elle se souvenait avec délectation d’un jour où presque dans la même situation, mais sur un escalier mécanique d’une gare de banlieue, elle avait fait chavirer la foi d’un prélat ! L’abbé en voyant ses cuisses était devenu rouge comme une tomate. Son sexe en érection  laissa percevoir une bosse dans le pantalon. Martine avait plaisanté de la chose. Oh ! Monsieur le curé vous avez quelque chose qui bouge dans votre slip. Le bougre avait beau invoquer dieu, rien n’y faisait ! Innocente et perverse elle avait de sa main tâté, caressé  l’objet du délit. Le prêtre s’était épanché dans son pantalon tout confus.

 Elle ne laissait personne indifférente, ni les hommes qui espéraient, ni les femmes qui la jalousaient. Beaucoup d’hommes l’avaient suivis sur l’escalier simplement pour lorgner, capter l’instant.  Ils n’avaient rien à faire dans la galerie marchande, mais ils suivaient une image, un désir. Hélas la convoitise venait de disparaître dans une boutique de vêtements pour dames. Il eut été indécent pour ces mâles d’accompagner l’ingénue. Ils firent demi-tour ou continuèrent leur chemin à la recherche d’une autre image. Il est vrai que la saison printanière et ses premières chaleurs déshabillaient les filles, raccourcissaient les vêtements, offrant les corps aux doux rayons du soleil et aux voyeurs privés par un long hiver qui emmitoufla jusqu’au nez les femmes.

Martine était nature. Elle ne pensait pas aux regards concupiscents des autres bien qu’elle savait que son port attirait bien plus que des marins sans filles. Des maris, en apercevant son allure, regrettaient leur célibat.

Elle était belle et en profitait tant que cela durerait. Au fond d’elle-même elle en retirait un bonheur physique de voir les yeux des hommes la contempler tout en sortant de leurs orbites. Parfois son plaisir semblait plus profond. Elle aussi, du coin de l’œil, regardait les observateurs. En rêve, elle disséquait les corps, évaluait leur virilité, observant les mains. Les mains, surtout celles aux longs doigts susceptibles de caresses profondes, d’effleurements, celles qui  déclenchent des ondes sur sa peau. Oui, martine supputait et, le cas échéant, choisissait, tâtait le corps de l’homme, soupesait la capacité du type  comme on choisit un fruit à l’étal du marchand des quatre saisons. Elle était comme ça. Bien que pas féministe pour un sou, Martine avait décidé de choisir et non d’être choisi. A son adolescence,  elle avait fait le premier pas vers celui qui l’avait défloré. Elle avait conduit le sexe hésitant vers l’orifice de sa vulve pour l’intronisation. Elle savait ce qu’elle voulait. Elle obtenait ce qu’elle voulait. Ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était la sensualité, les massages, les préliminaires qui transforment votre corps stressé en un réceptacle à l’amour.

La boutique de luxe, tenue par deux femmes jeunes et jolies, étalait ses soldes aux chalands. Martine fit le tour des présentoirs, puis finit par jeter son dévolu sur une robe d’été.

–          Je vais l’essayer dit-elle à une vendeuse.

–          Je vous en prie répondit cette dernière en lui ouvrant le rideau de la cabine d’essayage.

La vendeuse s’attarda sur le corps de Martine comme si elle lui ôtait ses vêtements, tous ses habits. Martine se sentait nue sous le regard des yeux langoureux.

Martine qui venait régulièrement dans la boutique soupçonnait les deux femmes d’être lesbiennes. Martine n’avait jamais goûté à ce plaisir entre femmes. Elle ne rejetait pas forcément. Après tout, se disait-elle, le plaisir charnel d’une langue sur sa vulve qui titille le clitoris, les lèvres et l’entrée de son vestibule, que cette langue soit celle d’un homme ou d’une femme qu’importe !

La cabine spacieuse, éclairée par une lampe qui diffusait une lumière tamisée, offrait un grand miroir et plusieurs porte-vêtements. Martine enleva ses chaussures, sa jupe, son chemisier. Avec son slip et son soutien gorge rouge, son corps aurait fait bander un jésuite. Sa culotte laissait entrevoir le triangle de son jardin d’amour sur lequel tout être, normalement constitué, aimerait pâturer. Le dessin de sa vulve épousait le tissu transparent. Les boutons de ses seins semblaient vouloir percer le tissu et les aréoles dessinaient leurs cercles que l’on devinait. Elle était belle et le savait. Lentement ses mains prirent les deux globes qu’elle tritura, malaxa, puis descendirent vers le slip. Une main souleva le tissu et des doigts s’aventurent sur le jardin pour cueillirent le fruit qui se gonflait sous les caresses. Martine aimait se caresser, se donner du plaisir. Elle ressentait, de ses plaisirs solitaires, une plénitude entière de son corps, une jouissance sans retenue. Elle savourait l’excitation qui montait.  Elle ferma les yeux, soupira et brusquement sursauta.

Christelle dans la cabine d'essayage
Christelle par Christelle

D’autres mains caressaient son dos, épousaient la forme de ses mamelons, le galbe de ses cuisses. Des caresses douces qui faisaient tressaillir sa peau, lui procurant des secousses qui se propageaient   dans les ramifications de ses nerfs. Elle resta étourdie. Elle ouvrit les yeux. Là dans le miroir, elle  le vit. L’homme, derrière elle et tout contre elle, souriait. Il dépassait Martine d’une tête. Il portait un pantalon et une veste anthracite. Une chemise crème moulait son torse. Ses mains expertes aux longs doigts effilés dansaient, virevoltaient sur sa peau, effleuraient son épiderme et procuraient une sensation électrique dans tout son être. Doucement, lentement une main dégrafa le soutien gorge. Deux seins laiteux et fermes jaillirent à l’air libre. Les mains chaudes enveloppèrent les deux globes en épousant leur forme. L’homme fit tourner Martine sur elle-même face à lui. Elle sentit son odeur. Il se pencha. Leurs lèvres se soudèrent en un long baiser et leurs langues se chatouillèrent avec tendresse tandis que de ses doigts fins il caressait les tétons qui durcirent et se dressèrent sous les doigts agiles. Puis, doucement, lentement, la bouche de l’homme abandonna la sienne pour descendre vers les seins que sa langue lécha puis continua sa descente vers la prairie qu’il brouta, vers les cuisses qu’il embrassa, suça. Sa langue mouillée se posa sur son vagin humide, rencontra les lèvres qui s’écartèrent à l’approche du plaisir, titilla le clitoris tandis qu’un de ses doigts agile pénétrait dans la fente ouatée, fouillait son intimité et déclencha la jouissance. Les jambes de Martine titubaient sous le plaisir, son souffle s’accentuait. Des vagues de volupté l’inondait. Sa gorge laissait échapper de longs murmures  rauques. Tout son corps frissonnait dans l’attente de l’explosion finale. Les pointes érigées de ses seins se dressaient. Le paroxysme de la jouissance montait en elle. Elle allait hurler avec l’orgasme qui se pointait quand soudain une sonnerie se mit à retentir rompant et le charme et la caresse de l’homme.

 Elle se ressaisit, se rhabilla en vitesse. Quand elle fut prête, elle se retourna. Elle était seule. L’homme aux longs doigts caressants avait disparu. Portant personne n’avait touché le rideau. Elle sortit, les joues rouges, le sexe enflammé.

–          Je prends la robe dit-elle encore toute retournée.

–          Oui madame répondit la caissière. Nous allons bientôt fermer le magasin. Vous êtes notre dernière cliente.

–          Il n’y a pas d’homme ici demanda Martine intriguée.

–          Non madame nous sommes deux femmes pour gérer la boutique. Nous ne voulons pas d’homme. D’ailleurs nous ne les aimons pas trop soupira t-elle en regardant Martine d’un air qui en disait long. Mais si vous voulez vous pouvez rester pour essayer d’autres vêtements. Nous fermons le store, vous n’aurez pas besoin d’aller en cabine pour vous déshabiller.

L’allusion paraissait évidente et directe. Les deux femmes entouraient Martine. L’une des vendeuses effleura de ses doigts les cuisses de Martine.

–          Vous êtes ravissante madame, lui dit-elle dans un sourire alangui.

–          Merci répondit Martine peut-être lors d’une autre visite nous ferons l’amour toutes les trois après la fermeture.

Les deux femmes semblaient aux anges et la promesse les tiendraient en joie jusqu’au jour ou Martine reviendrait. Car elle avait bien l’intention de goûter à d’autres sensations Martine. Mais aujourd’hui elle n’avait plus envie après les attouchements de l’inconnu qui avait disparu.

Pourtant Martine n’avait pas rêvé, d’ailleurs son corps gardait la douceur des caresses. Existait-il une porte secrète dans le fond de la cabine ? Était-elle la première à subir cet inconnu ? Quelle complicité pouvait-il avoir entre les deux femmes et cet inconnu ? Une quantité de question se bousculaient dans sa tête.

C’était aussi la première fois que Martine ne choisissait pas mais était choisie.

Martine quitta la boutique. Elle ne sut jamais qui fut cet homme et malgré de nombreuses visites dans le magasin, plus jamais elle ne le revit.

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« Ça commence par la fin » par une poétesse Mystérieuse

Ça commence par la fin

Ça commence par la fin,
Cette jouissance fugace se perdant dans la trace de mes doigts audacieux, capables d’assassiner cette menace qui plane, le deuil de ses pensées accrochées à mes yeux perdus dans le plaisir.

Me noyer dans l’océan de ses pensées frôle mon idéal érotique.
Il m’est amour à fleur de peau, à fleur du mal tant mes désirs de lui sont aussi dépendance.
L’enfermer dans mon jardin d’Amour, quand le charnel bâtit des torrents d’insolence serait ma délivrance .De son sexe menacé je réclamerais toutes les exubérances.
Il donne forme à mes désirs et la réplique exacte à mes fantasmes les plus inavouables.
Il est si homme dans mes plaisirs, ceux que pour lui j’ai inventés.
Compagnon d’infortune de mes péchés charnels ou complice maléfique de ma féminité, il est toujours présent, au fil des jours emportés par le courant sempiternel du temps qui passe.
Il m’a donné des souvenirs à vivre dans une vie parallèle à caresser jusqu’à l’usure.
Blottie au creux de son mystère, au plus près de ses chimères,
Je rêve ses mains sur ma cambrure, qu’elles en occupent tout l’espace,
Je rêve sa bouche, qu’elle enfièvre mes lèvres du feu de ses baisers
Je rêve qu’il donne à tout mon corps l’empreinte sensuelle de ses envies de nous ,
Chapitre après chapitre
Qu’il imprime ma jouissance au cœur de sa mémoire, quand mon regard s’évade sous la douce torture d’un orgasme violent
La menace s’éloigne, otage de mon plaisir
Il n’est pas une légende
Sa peau me manque
J’ai faim de lui sans fin !

Mystérieuse

Recognition
Shocks of Recognition Par Kath [is not here right now]

Texte d'amour pour la Saint Valentin

Un Valentin À Mon Amour

Ce que les yeux peuvent regarder, et les oreilles écouter, n’est rien à comparer de ce que le coeur peut éprouver. (Jeanne-D’Arc Plessy)

Même si je ne te dis pas tous les jours « Je t’aime » dans ces mots-là, j’essaie toujours quand même de te l’exprimer à ma manière. Par la confiance et la compréhension, par une caresse ou un geste doux, par un sourire qui, à sa façon, peut dire tout, par un regard, un baiser, un silence qui peut traduire tout ce que je pense… Car l’amour a mille visages et un langage privilégié que nos deux coeurs vont toujours partager.

Heureuse Saint-Valentin!

De M'amour Soiez Sure
De M’amour Soiez Sure Par djwudi

« Les Anges de Minuit » de Jacques Hiers

Les Anges de Minuit

C’est en quelque Couvent où moeurs se libèrent que j’ai pu là goûter les plaisirs de la chair en compagnie de dives et ardentes Nonnettes. L’on m’avait introduit, je dois dire en cachette, en l’étroite cellule d’une Nonne bien faite, cherchant là quelque vit qui la puisse satisfaire. Le jardinier m’avait là soutiré quelques beaux et trébuchants écus, m’assurant que ma foi, je ne serais point déçu.

Au soir, je m’en fus donc à la petite poterne, comme nous en étions convenus et tirai de ma poche une large et grosse clé pesant dans mon habit. Le visage partiellement masqué et vêtu d’une bure sauvage, j’avais l’air plutôt d’un palefrenier ou d’un pauvre diable, que d’un bretteur nobiliaire soucieux de sa belle allure ! Mais aux mots de « plaisir » tout autant que de « luxure », nobles là se font « drôles » à la triste figure… La porte ici grinça. Je devais me rendre en un recoin du vaste parc dressé de bois, en une petite bâtisse, pâle et singulière, n’ayant pas grand éclat, une sorte de remise avec charbon et bois, une porte et une fenêtre, bien à l’écart de tout. Les Religieuses n’y venant jamais ; seul le jardinier, homme à tout faire (même à aimer les Nonnes ! Il me l’avait confié) étant le seul à pénétrer en telle antre, plus proche du Diable que de la religion… Des bruits, des craquements de branches, des cris de hiboux, tout cela bercé de vent… Je suivis le chemin jonché de pierres qui roulaient et parvins au bout de cinq minutes environ à mon « petit lieu de perdition ». Il n’y avait pas encore de lumière, ma Nonnette n’était donc pas arrivée… J’ouvris la porte, me glissai dans le logis, butai sur un sac de…pommes de terre…quelques bêches, une bouteille de vin vide et une chandelle à moitié consumée, fichée dans le goulot d’une autre bouteille : le jardinier avait dû venir consommer et fricoter quelque Nonnette, une, deux, trois peut-être ? Dans un angle, un bas-flanc avec draps, couvertures, édredon. La « Garçonnière » secrète du jardinier.

L’Hector ne m’avait-il pas dit que certaines le prenaient pour étalon capable d’apaiser tous leurs petits tracas charnels ! Il m’avait même laissé entendre que… certaines fois… un moine se joignait à eux, faisant le mur depuis son monastère situé à une lieue de là… Ainsi, les deux bougres s’en donnaient-ils à cœur joie — je devrais dire à cœur de queues ! — en des parties de chairs qui duraient fort tard dans la nuit ; après quoi, chacun rentrait-il doucement dans sa cellule, apaisé, chair comblée, vices entendus. Le jardinier s’allant coucher dans sa remise, près de la buanderie à l’autre bout du parc.

 

Je m’assis et attendis. Le silence. Ma chair, stimulée par cette attente, commençait à dresser la tête — elle n’allait quand même pas me pousser à la satisfaire avant que gente religieuse ne vienne y prendre sa part ! — pensais-je en souriant… Un bon quart d’heure à ma montre s’écoula… Je perçus un petit pas furtif faisant rouler quelque pierre, c’était un pas léger, aérien avec un bruissement d’étoffe… L’on poussa la porte, c’était ELLE ! Elle apparut, pâle dans la lumière vacillante du local, dans son voile flottant ; elle avait peut-être dix-huit ans, fine, blonde, la taille mince bien que sa tenue fut large, la cordelière serrée ne me trompait pas. Elle sourit. Je lui baisai la main, elle fit un signe de croix, divine connivence, absolution déjà…

Elle vint sur mes genoux et je sentis sa jeune cuisse ferme s’appuyer sur mon vit, déjà ferme, lui aussi, attendant son… audience… Ma main serra sa taille, elle se cambra, puis glissa vers les fesses, rondes, nerveuses, j’étais en allégresse et mon habit se soulevait déjà sous la pression de mon un arc de chair : une belle érection ! Cela sembla lui plaire. Je fis des pelotins sur ses petites fesses, sur ses seins qu’elle avait généreux. Elle posa sa pâle main sur mon vit, le pelotina de sa paume et ouvrit ma braguette, faisant jaillir l’incongru dressant la tête, prépuce droit, rouge, en fête, heureux enfin de prendre l’air… Je la troussai, fis glisser ma main sur ses bas, caressai ses jarretières, elle gémit et, dans mon cou nicha sa tête… Elle sentait bon, fleur honnête mais avec ses parfums de passion et de fête. Elle branlina mon cabrin, le coiffa, le décoiffa, jouant bien avec sa tête, écartant son œil de cyclope, l’asticotant, divine salopine en remuant du séant, serrée contre ma pine… Elle se débarrassa de ses voiles, retira sa longue et fine culotte, ne gardant que ses bas… Elle s’agenouilla et pria mon Priape de se bien laisser engouler, partie en des agapes et en de belles engoulées… les yeux au ciel je levai, me laissant dépriaper par des lèvres autoritaires sachant bien sucer, tandis qu’une main légère me papouillait les couilles dans une belle envolée !

Un coup léger à la porte fut frappé… Serait-ce une religieuse… la Mère Supérieure ?! A cette heure ? Insensé. L’on gratta doucement… Je murmurai entrez ! La Nonne Elisabeth, une amie de ma nonnette s’excusa de troubler ainsi notre goguette et visiblement excitée, dit : « Je venais retrouver Hector, mon bon Amant… » ; « Joins-toi à nous ! », dit la Nonnette, sans plus de formes, il y a là Gentilhomme en bonnes dispositions qui saura nous combler toutes deux et varier les plaisirs habituels avec notre vieux Hector ! » Elle ajouta : « Il est un bon Amant qui nous bourrine bien, mais il n’est point interdit de varier nos plaisirs et de prendre nouveau jouteur qui nous fasse jouir ! ». Je songeai tout à coup que j’aurais pu tout aussi bien dire à Hector de venir, la compagnie fut complète, mais aurait-il accepté d’être en tête-tête galant avec son noble obligé ?! Elisabeth se joignit donc à nous et ce fut bien vite deux bouches gourmandes qui s’agitèrent sur mon vit, branlinant, agaçant, déprépuçant, gratouillant, suçant avidement ce branlin que j’offrais, cuisses ouvertes, bourses offertes… Leurs quatre beaux tétons dardaient, elles en pinçaient les bouts rageusement avec des miaulements de chattes excitées ; Elisabeth se masturbait tout en suçant alternativement mon vit à bouches partagées, cuisses écartées, bas tendus, jarretières comme de petites vipères brunes ceignant leurs belles cuisses blanches. Elles avaient goût d’encens et d’eau bénite… Je gagnai mon paradis, soufflant, haletant, je déchargeai sur les deux petites à jets répétés, chauds, gluants et tout ceci coulait en cire blanche qui peu à peu se figeait sur leurs belles nichonnées aux aréoles tendues, pareilles à des auréoles de… Saints (seins)… Elles lichèrent les gourmandes, se délectèrent, respirant le bon foutre, le humant, buvant jusqu’à la dernière goutte de ma sève encore chaude… Il y en avait même sur leurs bas et le haut de leurs cuisses. Elles m’avalèrent la pine et la nettoyèrent entièrement de leurs lèvres, de leurs langues et de leurs salives. Ah, les bougresses !! Joyeuses foutresses, endiablées, possédées par le sexe.

Lesbiennes
Nuit Dèmonia [Fetish Party] @ La Loco, Paris | 11.12.08 Par flexgraph

Elles furent très attentives à ce que je ne débandasse pas immédiatement et la plus jeune vint s’asseoir dos contre ma poitrine et ainsi califourchonnée, s’introduisit prestement mon membrelin qui, aidé par la cyprine abondante de son sexe, glissa vite et bien tout au fond du réduit ; elle commença à tressauter sur moi de façon cadencée, tandis que je la tenais par les hanches, légèrement courbée en avant, ses douces fesses dans le nid de mes cuisses. Elle dit : « Foutez, foutez, mon bon Seigneur, enfoutrez-moi bien et que je vous sente !… » Ce à quoi je répondis : « Tout doux, tous doux, ma Belle, il ne faudrait pas que je vous engrosse ! » L’on me répondit : « Un enfant de vous Mon Seigneur serait béni, je lui donnerais même prénom en souvenir de vous… » Je ne dis rien, occupé à contempler le dos blanc de ma monteuse qui s’agitait, trépidait, se trémoussait tout autant que son beau derrière ; mon vit glissait jusqu’aux couillins en cette jeune novice, qui ne semblait pas tellement l’être dans les choses de l’amour, comme je pouvais en juger ! Sœur Elisabeth était venue se placer à croupetons entre les cuisses ouvertes de ma cavalière et donnait en l’instant de la langue tant au beau conin empalé, qu’à mes couillines dansantes au bas du sexe de son Amie ; ses mains s’activaient caressant l’intérieur de nos cuisses, s’infiltrant dans mon fossé culin, le stimulant de belle manière, l’index long et nerveux frottant par instant mon anus dilaté par ces petits frottements répétés… La salive de Sœur Elisabeth coulait au long de mon vitin et sur mes couilles où elle se mêlait à mes poils déjà humides ; divine jouissance qui se communiquait sous la forme d’un doux endormissement de mes tissus intimes, comme paralysés par le chatouillis érogène de mon vit et de ses parties. Je jouis avec délice, enfoutrant la jeune enfant aux hanches dévergondées qui se pressaient sur mes ventre et cuisses ; mon vite resta planté en sa superbe fente, je repris souffle…

Sous les caresses d’Elisabeth qui se poursuivaient par en dessous, je triquai à nouveau et soulevai le jeune cul de la Nonette qui s’écarta elle-même les fesses, sentant mes intentions, je cherchai un instant son petit anus, hésitai, le trouvai et le figne s’ouvrit tout natuellement sous la poussée de mon prépuce qui écarta les satins délicats…l’oeillet s’ouvrit, le vit glissa doucement, elle gigota sur moi, le passage se fit et je l’enculai pleinement, prenant mon trot ; à présent aux trois quarts penchée en avant, je pouvais voir ma queue aller et venir dans le bel orifice rose sombre, tapissé de petits poils blonds tout mouillés et d’une pression légère de mes mains sur ses fesses, écartai un peu plus le fionoulet ; quel spectacle, quelle vue souveraine, j’enculinais pleinement, elle geignait, serrait le cul, tandis que sa croix dansait dans le vide… J’eus ma décharge, un peu moins abondante certes que dans son sexe, mais en inondai pas moins ce troulin de bien (dés)honnête manière… Et puis, nous nous séparâmes ; les deux Religieuses rejoignirent un bas-flanc rudimentaire où Hector devait parfois se reposer ou prendre quelque plaisir avec l’une d’entre elles… Elle se mirent en position tête-bêche — Elisabeth au-dessus — et se gouinèrent sans plus de façon, derrières fripons, bas tirés, mains actives sur fesses et cuisses en geignant goulument dans leur office… Resté assis, je pris mon plaisir par la vue et m’excitai gentement, reprenant peu à peu de la raideur, tandis que je me pelotinais les couilles, les yeux rivés sur mes deux religieuses lesbiennes.

Quand je me sentis à point, je me levai et enfourchai le beau cul blanc d’Elisabeth, laquelle n’avait pas eu contentement de ce côté ; le beau cul s’exhaussa, je lui écartai le fion, pointai et glissai dans la bouche fine et ronde du petit anneau qui me reçut divinement et je sodomisai ma seconde Amazone qui me donna de beaux coups de cul et vite me tira un bon jus chaud et épais qui fondit en ces arrières où se perdait mon prépuce… Au moins là, celle-ci ne risquerait-elle pas d’être engrossée par mes offices… Elle gloussa entre les cuisses de sa complice, redoublant ses succions dans la chatte, se délectant du reste de mon foutre et de sa cyprine…

Minuit venait de sonner au clocher de la Congrégation. Elles se lavèrent abondamment à cheval sur un seau d’eau fraîche et s’essuyèrent d’un fin mouchoir, se rhabillèrent et, les yeux cernés, reconnaissantes, me baisèrent en bouche avidement, en me disant à une prochaine fois…

Je quittai les lieux, refermai la perte précautionneusement et repartis par où j’étais venu.

À présent, je rêvais de quelque douce partie avec deux novices, un moine et le Hector… Cela ne devrait pas être impossible…il faudrait que j’en parle à ce bon jardinier et, pour ce faire, que je mette la main à mon gousset…mais le jeu n’en valait-il pas la chandelle ?!

Je rentrai, me toilettai, me couchai et dormis comme un… Ange…

À bientôt peut-être en belle et gente compagnie, même heure, même lieu, pour de nouvelles… « foutreries » en des ébats de chair aux plaisirs accomplis !

Bien à vous, mes Amis,

Le Marquis de Chair

Jacques Hiers

« Le Fou et la Vénus » de Charles Baudelaire

Le Fou et la Vénus

YATSU EN CAMISOLE DE FORCE
YATSU EN CAMISOLE DE FORCE Par BLACKDEAMON …By ELIKA

Quelle admirable journée ! Le vaste parc se pâme sous l’œil brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la domination de l’Amour.
L’extase universelle des choses ne s’exprime par aucun bruit ; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien différente des fêtes humaines, c’est ici une orgie silencieuse.
On dirait qu’une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets ; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l’azur du ciel par l’énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l’astre comme des fumées. Continuer la lecture de « « Le Fou et la Vénus » de Charles Baudelaire »

« Départ pour le sabbat » d'Aloysius Bertrand

Départ pour le sabbat

Extrait

Elle se leva la nuict, et allumant de la chandelle, print une bouëtte et s’oignit, puis avec quelques paroles, elle fut transportée au Sabbat.
Ils étaient là une douzaine qui mangeaient la soupe à la bière, et chacun d’eux avait pour cuillère l’os de l’avant-bras d’un mort.
La cheminée était rouge de braise, les chandelles champignonnaient dans la fumée, et les assiettes exhalaient une odeur de fosse au printemps.
Et lorsque Maribas riait ou pleurait, on entendait comme geindre un archet sur les trois cordes d’un violon démantibulé.
Cependant le soudard étala diaboliquement sur la table, à la lueur du suif, un grimoire où vint s’abattre une mouche grillée.
Cette mouche bourdonnait encore lorsque de son ventre énorme et velu une araignée escalada les bords du magique volume.
Mais déjà sorciers et sorcières s’étaient envolés par la cheminée, à califourchon qui sur le balais, qui sur les pincettes, et Maribas sur la queue de la poêle.

Aloysius Bertrand
« Gaspard de la nuit »

Départ pour le Sabbat
umbará, curitiba Par Mathieu Struck

Mais déjà sorciers et sorcières s’étaient envolés par la cheminée, à califourchon qui sur le balais, qui sur les pincettes, et Maribas sur la queue de la poêle. Mais déjà sorciers et sorcières s’étaient envolés par la cheminée, à califourchon qui sur le balais, qui sur les pincettes, et Maribas sur la queue de la poêle.