« Ballade à s’Amie » de François Villon

body of water during golden hour

Ballade à s’Amie

Fausse beauté qui tant me coûte cher,
Rude en effet, hypocrite douleur,
Amour dure plus que fer à mâcher,
Nommer que puis, de ma défaçon seur1,
Cherme félon, la mort d’un pauvre coeur,
Orgueil mussé qui gens met au mourir,
Yeux sans pitié, ne veut Droit de Rigueur,
Sans empirer, un pauvre secourir ?

Mieux m’eût valu avoir été sercher
Ailleurs secours, c’eût été mon honneur ;
Rien ne m’eût su hors de ce fait hâcher :
Trotter m’en faut en fuite et déshonneur.
Haro, haro, le grand et le mineur !
Et qu’est-ce ci ? Mourrai sans coup férir ?
Ou Pitié veut, selon cette teneur,
Sans empirer, un pauvre secourir ? Continuer la lecture de « « Ballade à s’Amie » de François Villon »