« Une Rose seule, c'est toutes les roses » de Rainer Maria Rilke

Une Rose seule, c’est toutes les roses

Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci : l’irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.

Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle.

Rainer Maria Rilke
« Les Roses »

Une rose seule, c'est toutes les roses
Winter Rose
Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci : l’irremplaçable,

« La Déesse » de Rainer Maria Rilke

La Déesse

Au midi vide qui dort
combien de fois elle passe,
sans laisser à la terrasse
le moindre soupçon d’un corps.

Mais si la nature la sent,
l’habitude de l’invisible
rend une clarté terrible
à son doux contour apparent.

Rainer Maria Rilke
« Vergers »

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