« Moine Simple » par Émile VERHAEREN

Moines

Moine simple

Ce convers recueilli sous la soutane bise
Cachait l’amour naïf d’un saint François d’Assise.

Tendre, dévotieux, doux, fraternel, fervent,
II était jardinier des fleurs dans le couvent.

Il les aimait, le simple, avec toute son âme,
Et ses doigts se chauffaient à leurs feuilles de flamme.

Elles lui parfumaient la vie et le sommeil,
Et pour elles, c’était qu’il aimait le soleil

Et le firmament pur et les nuits diaphanes,
Où les étoiles d’or suspendent leurs lianes.

Tout enfant, il pleurait aux légendes d’antan
Où sont tués dés lys sous les pieds de Satan,

Où dans un infini vague, fait d’apparences,
Passent des séraphins parmi des transparences. Continuer la lecture de « « Moine Simple » par Émile VERHAEREN »