« Ma belle un jour dessus son lit j’approche » de Jean Auvray

Ombre et Limière

 Ma belle un jour dessus son lit j’approche

Ma belle un jour dessus son lit j’approche
Qui me baisant là sous moi frétillait
Et de ses bras mon col entortillait
Comme un Lierre une penchante Roche.

Au fort de l’aise et la pâmoison proche
Il me sembla que son oeil se fermait,
Qu’elle était froide et qu’elle s’endormait
Dont courroucé je lui fis ce reproche : Continuer la lecture de « « Ma belle un jour dessus son lit j’approche » de Jean Auvray »

« 69 sur la plage » de Montmartre Secret

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69 sur la plage

Nous étions nus sur une plage
Le soleil sur la mer baissait
Et près de nous deux amoureux
A pleine bouche s’embrassaient

Je n’ai pu contrôler ma queue
Qui s’est mise à la verticale
« Ô me dit mon amie volage
C’est le moment du badinage

Je fais le six et toi le neuf
Je vais te gober comme un oeuf »
Aussitôt dit aussitôt fait
Elle entreprend de me sucer

Mon gland se gonfle à éclater
« Arrête un peu de me laper
Mets-toi dans la bonne posture
que je te broute la fourrure »

Juste au-dessus de mon visage
Elle expose un joyeux pelage
dont je débusque de mes lèvres
Le clito qui déjà s’enfièvre

Je l’excite et je le caresse
Je l’aspire et le sens frémir
Et pour décupler son plaisir
J’enfonce un doigt entre ses fesses

Elle active alors ses léchouilles
Ses mains se ferment sur mes couilles
Et moi je tète son bouton
Avec ma langue de glouton

Tous deux jouissons au même instant
Dessus-dessous sur cette plage
Où nos voisins très insistants
Les yeux brillants nous dévisagent

« Venez venez les amoureux
Si 69 est fait pour deux
Pour que nous quatre nous baisions
Cherchons une autre position ».

Montmartre Secret
Lien vers le poème « 69 sur la plage »

 

« À la Luxure » d'Albert Samain

À la Luxure

Sorcière de Bohême aux philtres souterrains.
Suceuse de cerveaux, et Dompteuse des reins.

Je te salue, ô très occulte, ô très profonde,
Luxure, Pavillon de ténèbres du monde.

Luxure, avènement des sens à la splendeur.
Diadème de stupre et manteau d’impudeur.

Nudité. Jardin rose et divin de la femme.
Paradis de la chair qui fait sangloter l’âme.

Longs cheveux balayant l’air enivré des soirs.
Sombre incantation des odeurs. Parfums noirs.

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