« En débarquant à Mytilène » de Renée Vivien

En débarquant à Mytilène

Sensualité
Sans titre Par anais|siana

Du fond de mon passé, je retourne vers toi,
Mytilène, à travers les siècles disparates,
T’apportant ma ferveur, ma jeunesse et ma foi,
Et mon amour, ainsi qu’un présent d’aromates,
Mytilène, à travers les siècles disparates,
Du fond de mon passé, je retourne vers toi.

Je retrouve tes flots, tes oliviers, tes vignes,
Et ton azur où je me fonds et me dissous,
Tes barques, et tes monts avec leurs nobles lignes,
Tes cigales aux cris exaspérés et fous,
Sous ton azur, où je me fonds et me dissous,
Je retrouve tes flots, tes oliviers, tes vignes.

Reçois dans tes vergers un couple féminin,
Île mélodieuse et propice aux caresses,
Parmi l’asiatique odeur du lourd jasmin,
Tu n’as point oublié Psappha ni ses maîtresses,
Ile mélodieuse et propice aux caresses,
Reçois dans tes vergers un couple féminin.

Lesbos aux flancs dorés, rends-nous notre âme antique,
Ressuscite pour nous les lyres et les voix,
Et les rires anciens, et l’ancienne musique
Qui rendit si poignants les baisers d’autrefois,
Toi qui gardes l’écho des lyres et des voix,
Lesbos aux flancs dorés, rends-nous notre âme antique,

Évoque les péplos ondoyant dans le soir,
Les lueurs blondes et rousses des chevelures,
La coupe d’or et les colliers et le miroir,
Et la fleur d’hyacinthe et les faibles murmures,
Évoque la clarté des belles chevelures
Et les légers péplos qui passaient, dans le soir,

Quand, disposant leurs corps sur tes lits d’algues sèches,
Les amantes jetaient des mots las et brisés,
Tu mêlais tes odeurs de roses et de pêches
Aux longs chuchotements qui suivent les baisers,
À notre tour, jetant des mots las et brisés,
Nous disposons nos corps sur tes lits d’algues sèches,

Mythilène, parure et splendeur de la mer,
Comme elle versatile et comme elle éternelle,
Sois l’autel aujourd’hui des ivresses d’hier,
Puisque Psappha couchait avec une immortelle,
Accueille-nous avec bonté, pour l’amour d’elle,
Mytilène, parure et splendeur de la mer !

Renée Vivien

A l’heure des mains jointes

Nouvelle érotique : Cabine d'essayage

Cabine d’essayage

Cabine d'essayage
IMG_2838b par courambel

Martine utilisait l’escalator qui mène aux étages desservant les plates formes du complexe marchand de la Défense. A ces niveaux se trouvaient des magasins de prêt à porter haut de gamme. Elle se rendait dans une de ces boutiques de luxe. La période des soldes battait son plein. Martine cherchait une robe légère et courte qui mettrait en valeur son corps et ses jambes. Une robe au décolleté avantageux pour sa poitrine. Un peu provocatrice, elle aimait montrer son anatomie, enfin juste ce qu’il fallait pour allumer le feu à la libido des hommes. Elle aguichait, sans chercher à provoquer. Elle souhaitait simplement attirer le regard, créer l’envie. Il se dégageait de sa personne quelque chose d’érotique, de charnel. Elle savait le pouvoir qu’elle exerçait sur les humains et les hommes en particulier. Elle riait du tourment qu’elle lisait dans les yeux éperdus du passant, s’amusait de l’agitation qu’elle suscitait.

Sa jupe courte laissait voir deux jambes fuselées aux cuisses galbées ainsi que sa culotte rouge à dentelles. Bien des mâles l’observaient à la dérobée, d’autres plus directement sans se cacher du regard courroucé des autres femmes. Elle adorait se savoir observée. Un jour assise à la terrasse d’un café, dans le même complexe, elle avait croisée ses jambes nues. Sa mini jupe laissait voir l’entrée de la porte aux délices. Elle jouissait du regard des hommes qui passaient et repassaient, les yeux avides et leurs bouches sèches. Martine était une sensuelle qui appréciait autant les caresses que les regards envieux sur son corps.

La quarantaine passée, elle offrait un corps splendide, bien proportionné et un visage qui la faisait paraître plus jeune. Elle portait un soutien gorge rouge que l’on devinait lorsque les yeux plongeaient dans l’échancrure de son corsage peu sage. Une échancrure généreuse tout comme ses seins que les hommes épiaient avec avidité et pour certains le visage congestionné. Parfois ce n’était pas uniquement le visage qui se congestionnait. Elle se souvenait avec délectation d’un jour où presque dans la même situation, mais sur un escalier mécanique d’une gare de banlieue, elle avait fait chavirer la foi d’un prélat ! L’abbé en voyant ses cuisses était devenu rouge comme une tomate. Son sexe en érection  laissa percevoir une bosse dans le pantalon. Martine avait plaisanté de la chose. Oh ! Monsieur le curé vous avez quelque chose qui bouge dans votre slip. Le bougre avait beau invoquer dieu, rien n’y faisait ! Innocente et perverse elle avait de sa main tâté, caressé  l’objet du délit. Le prêtre s’était épanché dans son pantalon tout confus.

 Elle ne laissait personne indifférente, ni les hommes qui espéraient, ni les femmes qui la jalousaient. Beaucoup d’hommes l’avaient suivis sur l’escalier simplement pour lorgner, capter l’instant.  Ils n’avaient rien à faire dans la galerie marchande, mais ils suivaient une image, un désir. Hélas la convoitise venait de disparaître dans une boutique de vêtements pour dames. Il eut été indécent pour ces mâles d’accompagner l’ingénue. Ils firent demi-tour ou continuèrent leur chemin à la recherche d’une autre image. Il est vrai que la saison printanière et ses premières chaleurs déshabillaient les filles, raccourcissaient les vêtements, offrant les corps aux doux rayons du soleil et aux voyeurs privés par un long hiver qui emmitoufla jusqu’au nez les femmes.

Martine était nature. Elle ne pensait pas aux regards concupiscents des autres bien qu’elle savait que son port attirait bien plus que des marins sans filles. Des maris, en apercevant son allure, regrettaient leur célibat.

Elle était belle et en profitait tant que cela durerait. Au fond d’elle-même elle en retirait un bonheur physique de voir les yeux des hommes la contempler tout en sortant de leurs orbites. Parfois son plaisir semblait plus profond. Elle aussi, du coin de l’œil, regardait les observateurs. En rêve, elle disséquait les corps, évaluait leur virilité, observant les mains. Les mains, surtout celles aux longs doigts susceptibles de caresses profondes, d’effleurements, celles qui  déclenchent des ondes sur sa peau. Oui, martine supputait et, le cas échéant, choisissait, tâtait le corps de l’homme, soupesait la capacité du type  comme on choisit un fruit à l’étal du marchand des quatre saisons. Elle était comme ça. Bien que pas féministe pour un sou, Martine avait décidé de choisir et non d’être choisi. A son adolescence,  elle avait fait le premier pas vers celui qui l’avait défloré. Elle avait conduit le sexe hésitant vers l’orifice de sa vulve pour l’intronisation. Elle savait ce qu’elle voulait. Elle obtenait ce qu’elle voulait. Ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était la sensualité, les massages, les préliminaires qui transforment votre corps stressé en un réceptacle à l’amour.

La boutique de luxe, tenue par deux femmes jeunes et jolies, étalait ses soldes aux chalands. Martine fit le tour des présentoirs, puis finit par jeter son dévolu sur une robe d’été.

–          Je vais l’essayer dit-elle à une vendeuse.

–          Je vous en prie répondit cette dernière en lui ouvrant le rideau de la cabine d’essayage.

La vendeuse s’attarda sur le corps de Martine comme si elle lui ôtait ses vêtements, tous ses habits. Martine se sentait nue sous le regard des yeux langoureux.

Martine qui venait régulièrement dans la boutique soupçonnait les deux femmes d’être lesbiennes. Martine n’avait jamais goûté à ce plaisir entre femmes. Elle ne rejetait pas forcément. Après tout, se disait-elle, le plaisir charnel d’une langue sur sa vulve qui titille le clitoris, les lèvres et l’entrée de son vestibule, que cette langue soit celle d’un homme ou d’une femme qu’importe !

La cabine spacieuse, éclairée par une lampe qui diffusait une lumière tamisée, offrait un grand miroir et plusieurs porte-vêtements. Martine enleva ses chaussures, sa jupe, son chemisier. Avec son slip et son soutien gorge rouge, son corps aurait fait bander un jésuite. Sa culotte laissait entrevoir le triangle de son jardin d’amour sur lequel tout être, normalement constitué, aimerait pâturer. Le dessin de sa vulve épousait le tissu transparent. Les boutons de ses seins semblaient vouloir percer le tissu et les aréoles dessinaient leurs cercles que l’on devinait. Elle était belle et le savait. Lentement ses mains prirent les deux globes qu’elle tritura, malaxa, puis descendirent vers le slip. Une main souleva le tissu et des doigts s’aventurent sur le jardin pour cueillirent le fruit qui se gonflait sous les caresses. Martine aimait se caresser, se donner du plaisir. Elle ressentait, de ses plaisirs solitaires, une plénitude entière de son corps, une jouissance sans retenue. Elle savourait l’excitation qui montait.  Elle ferma les yeux, soupira et brusquement sursauta.

Christelle dans la cabine d'essayage
Christelle par Christelle

D’autres mains caressaient son dos, épousaient la forme de ses mamelons, le galbe de ses cuisses. Des caresses douces qui faisaient tressaillir sa peau, lui procurant des secousses qui se propageaient   dans les ramifications de ses nerfs. Elle resta étourdie. Elle ouvrit les yeux. Là dans le miroir, elle  le vit. L’homme, derrière elle et tout contre elle, souriait. Il dépassait Martine d’une tête. Il portait un pantalon et une veste anthracite. Une chemise crème moulait son torse. Ses mains expertes aux longs doigts effilés dansaient, virevoltaient sur sa peau, effleuraient son épiderme et procuraient une sensation électrique dans tout son être. Doucement, lentement une main dégrafa le soutien gorge. Deux seins laiteux et fermes jaillirent à l’air libre. Les mains chaudes enveloppèrent les deux globes en épousant leur forme. L’homme fit tourner Martine sur elle-même face à lui. Elle sentit son odeur. Il se pencha. Leurs lèvres se soudèrent en un long baiser et leurs langues se chatouillèrent avec tendresse tandis que de ses doigts fins il caressait les tétons qui durcirent et se dressèrent sous les doigts agiles. Puis, doucement, lentement, la bouche de l’homme abandonna la sienne pour descendre vers les seins que sa langue lécha puis continua sa descente vers la prairie qu’il brouta, vers les cuisses qu’il embrassa, suça. Sa langue mouillée se posa sur son vagin humide, rencontra les lèvres qui s’écartèrent à l’approche du plaisir, titilla le clitoris tandis qu’un de ses doigts agile pénétrait dans la fente ouatée, fouillait son intimité et déclencha la jouissance. Les jambes de Martine titubaient sous le plaisir, son souffle s’accentuait. Des vagues de volupté l’inondait. Sa gorge laissait échapper de longs murmures  rauques. Tout son corps frissonnait dans l’attente de l’explosion finale. Les pointes érigées de ses seins se dressaient. Le paroxysme de la jouissance montait en elle. Elle allait hurler avec l’orgasme qui se pointait quand soudain une sonnerie se mit à retentir rompant et le charme et la caresse de l’homme.

 Elle se ressaisit, se rhabilla en vitesse. Quand elle fut prête, elle se retourna. Elle était seule. L’homme aux longs doigts caressants avait disparu. Portant personne n’avait touché le rideau. Elle sortit, les joues rouges, le sexe enflammé.

–          Je prends la robe dit-elle encore toute retournée.

–          Oui madame répondit la caissière. Nous allons bientôt fermer le magasin. Vous êtes notre dernière cliente.

–          Il n’y a pas d’homme ici demanda Martine intriguée.

–          Non madame nous sommes deux femmes pour gérer la boutique. Nous ne voulons pas d’homme. D’ailleurs nous ne les aimons pas trop soupira t-elle en regardant Martine d’un air qui en disait long. Mais si vous voulez vous pouvez rester pour essayer d’autres vêtements. Nous fermons le store, vous n’aurez pas besoin d’aller en cabine pour vous déshabiller.

L’allusion paraissait évidente et directe. Les deux femmes entouraient Martine. L’une des vendeuses effleura de ses doigts les cuisses de Martine.

–          Vous êtes ravissante madame, lui dit-elle dans un sourire alangui.

–          Merci répondit Martine peut-être lors d’une autre visite nous ferons l’amour toutes les trois après la fermeture.

Les deux femmes semblaient aux anges et la promesse les tiendraient en joie jusqu’au jour ou Martine reviendrait. Car elle avait bien l’intention de goûter à d’autres sensations Martine. Mais aujourd’hui elle n’avait plus envie après les attouchements de l’inconnu qui avait disparu.

Pourtant Martine n’avait pas rêvé, d’ailleurs son corps gardait la douceur des caresses. Existait-il une porte secrète dans le fond de la cabine ? Était-elle la première à subir cet inconnu ? Quelle complicité pouvait-il avoir entre les deux femmes et cet inconnu ? Une quantité de question se bousculaient dans sa tête.

C’était aussi la première fois que Martine ne choisissait pas mais était choisie.

Martine quitta la boutique. Elle ne sut jamais qui fut cet homme et malgré de nombreuses visites dans le magasin, plus jamais elle ne le revit.

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« Lesbos » par Cyr

Lesbos

Deux Femmes
de Boullogne, Deux jeunes femmes endormies, etude pour le Repos de Diane avec ses compagnons au retour de chasse Par franta4

Dans une étroite rue
fraîche, rose et pentue
j’ai surpris au travers de persiennes
un joli couple de lesbiennes.

C’est dans un atelier de peintre
que les jeunes femmes dans leur étreinte
se brossaient en quinconce le portrait
sans se douter qu’on les épiait.

Sans y être invité du tout
je m’approche à pas de loup
l’oeil grand ouvert comme un oracle
pour ne rien louper du spectacle. Continuer la lecture de « « Lesbos » par Cyr »

« Baiser » de Lucie Delarue-Mardrus

Baiser

Baiser
Lesbian & Gay Pride (006) – 25Jun11, Paris (France) Par philippe leroyer

Renverse-toi que je prenne ta bouche,
Calice ouvert, rouge possession,
Et que ma langue où vit ma passion
Entre tes dents s’insinue et te touche :

C’est une humide et molle profondeur,
Douce à mourir, où je me perds et glisse ;
C’est un abîme intime, clos et lisse,
Où mon désir s’enfonce jusqu’au cœur…

-Ah ! puisse aussi t’atteindre au plus sensible,
Dans son ampleur et son savant détail,
Ce lent baiser, seule étreinte possible,
Fait de silence et de tiède corail ;

Puissé-je voir enfin tomber ta tête
Vaincue, à bout de sensualité,
Et détournant mes lèvres, te quitter,
Laissant au moins ta bouche satisfaite !…

Lucie Delarue-Mardrus

« Les Anges de Minuit » de Jacques Hiers

Les Anges de Minuit

C’est en quelque Couvent où moeurs se libèrent que j’ai pu là goûter les plaisirs de la chair en compagnie de dives et ardentes Nonnettes. L’on m’avait introduit, je dois dire en cachette, en l’étroite cellule d’une Nonne bien faite, cherchant là quelque vit qui la puisse satisfaire. Le jardinier m’avait là soutiré quelques beaux et trébuchants écus, m’assurant que ma foi, je ne serais point déçu.

Au soir, je m’en fus donc à la petite poterne, comme nous en étions convenus et tirai de ma poche une large et grosse clé pesant dans mon habit. Le visage partiellement masqué et vêtu d’une bure sauvage, j’avais l’air plutôt d’un palefrenier ou d’un pauvre diable, que d’un bretteur nobiliaire soucieux de sa belle allure ! Mais aux mots de « plaisir » tout autant que de « luxure », nobles là se font « drôles » à la triste figure… La porte ici grinça. Je devais me rendre en un recoin du vaste parc dressé de bois, en une petite bâtisse, pâle et singulière, n’ayant pas grand éclat, une sorte de remise avec charbon et bois, une porte et une fenêtre, bien à l’écart de tout. Les Religieuses n’y venant jamais ; seul le jardinier, homme à tout faire (même à aimer les Nonnes ! Il me l’avait confié) étant le seul à pénétrer en telle antre, plus proche du Diable que de la religion… Des bruits, des craquements de branches, des cris de hiboux, tout cela bercé de vent… Je suivis le chemin jonché de pierres qui roulaient et parvins au bout de cinq minutes environ à mon « petit lieu de perdition ». Il n’y avait pas encore de lumière, ma Nonnette n’était donc pas arrivée… J’ouvris la porte, me glissai dans le logis, butai sur un sac de…pommes de terre…quelques bêches, une bouteille de vin vide et une chandelle à moitié consumée, fichée dans le goulot d’une autre bouteille : le jardinier avait dû venir consommer et fricoter quelque Nonnette, une, deux, trois peut-être ? Dans un angle, un bas-flanc avec draps, couvertures, édredon. La « Garçonnière » secrète du jardinier.

L’Hector ne m’avait-il pas dit que certaines le prenaient pour étalon capable d’apaiser tous leurs petits tracas charnels ! Il m’avait même laissé entendre que… certaines fois… un moine se joignait à eux, faisant le mur depuis son monastère situé à une lieue de là… Ainsi, les deux bougres s’en donnaient-ils à cœur joie — je devrais dire à cœur de queues ! — en des parties de chairs qui duraient fort tard dans la nuit ; après quoi, chacun rentrait-il doucement dans sa cellule, apaisé, chair comblée, vices entendus. Le jardinier s’allant coucher dans sa remise, près de la buanderie à l’autre bout du parc.

 

Je m’assis et attendis. Le silence. Ma chair, stimulée par cette attente, commençait à dresser la tête — elle n’allait quand même pas me pousser à la satisfaire avant que gente religieuse ne vienne y prendre sa part ! — pensais-je en souriant… Un bon quart d’heure à ma montre s’écoula… Je perçus un petit pas furtif faisant rouler quelque pierre, c’était un pas léger, aérien avec un bruissement d’étoffe… L’on poussa la porte, c’était ELLE ! Elle apparut, pâle dans la lumière vacillante du local, dans son voile flottant ; elle avait peut-être dix-huit ans, fine, blonde, la taille mince bien que sa tenue fut large, la cordelière serrée ne me trompait pas. Elle sourit. Je lui baisai la main, elle fit un signe de croix, divine connivence, absolution déjà…

Elle vint sur mes genoux et je sentis sa jeune cuisse ferme s’appuyer sur mon vit, déjà ferme, lui aussi, attendant son… audience… Ma main serra sa taille, elle se cambra, puis glissa vers les fesses, rondes, nerveuses, j’étais en allégresse et mon habit se soulevait déjà sous la pression de mon un arc de chair : une belle érection ! Cela sembla lui plaire. Je fis des pelotins sur ses petites fesses, sur ses seins qu’elle avait généreux. Elle posa sa pâle main sur mon vit, le pelotina de sa paume et ouvrit ma braguette, faisant jaillir l’incongru dressant la tête, prépuce droit, rouge, en fête, heureux enfin de prendre l’air… Je la troussai, fis glisser ma main sur ses bas, caressai ses jarretières, elle gémit et, dans mon cou nicha sa tête… Elle sentait bon, fleur honnête mais avec ses parfums de passion et de fête. Elle branlina mon cabrin, le coiffa, le décoiffa, jouant bien avec sa tête, écartant son œil de cyclope, l’asticotant, divine salopine en remuant du séant, serrée contre ma pine… Elle se débarrassa de ses voiles, retira sa longue et fine culotte, ne gardant que ses bas… Elle s’agenouilla et pria mon Priape de se bien laisser engouler, partie en des agapes et en de belles engoulées… les yeux au ciel je levai, me laissant dépriaper par des lèvres autoritaires sachant bien sucer, tandis qu’une main légère me papouillait les couilles dans une belle envolée !

Un coup léger à la porte fut frappé… Serait-ce une religieuse… la Mère Supérieure ?! A cette heure ? Insensé. L’on gratta doucement… Je murmurai entrez ! La Nonne Elisabeth, une amie de ma nonnette s’excusa de troubler ainsi notre goguette et visiblement excitée, dit : « Je venais retrouver Hector, mon bon Amant… » ; « Joins-toi à nous ! », dit la Nonnette, sans plus de formes, il y a là Gentilhomme en bonnes dispositions qui saura nous combler toutes deux et varier les plaisirs habituels avec notre vieux Hector ! » Elle ajouta : « Il est un bon Amant qui nous bourrine bien, mais il n’est point interdit de varier nos plaisirs et de prendre nouveau jouteur qui nous fasse jouir ! ». Je songeai tout à coup que j’aurais pu tout aussi bien dire à Hector de venir, la compagnie fut complète, mais aurait-il accepté d’être en tête-tête galant avec son noble obligé ?! Elisabeth se joignit donc à nous et ce fut bien vite deux bouches gourmandes qui s’agitèrent sur mon vit, branlinant, agaçant, déprépuçant, gratouillant, suçant avidement ce branlin que j’offrais, cuisses ouvertes, bourses offertes… Leurs quatre beaux tétons dardaient, elles en pinçaient les bouts rageusement avec des miaulements de chattes excitées ; Elisabeth se masturbait tout en suçant alternativement mon vit à bouches partagées, cuisses écartées, bas tendus, jarretières comme de petites vipères brunes ceignant leurs belles cuisses blanches. Elles avaient goût d’encens et d’eau bénite… Je gagnai mon paradis, soufflant, haletant, je déchargeai sur les deux petites à jets répétés, chauds, gluants et tout ceci coulait en cire blanche qui peu à peu se figeait sur leurs belles nichonnées aux aréoles tendues, pareilles à des auréoles de… Saints (seins)… Elles lichèrent les gourmandes, se délectèrent, respirant le bon foutre, le humant, buvant jusqu’à la dernière goutte de ma sève encore chaude… Il y en avait même sur leurs bas et le haut de leurs cuisses. Elles m’avalèrent la pine et la nettoyèrent entièrement de leurs lèvres, de leurs langues et de leurs salives. Ah, les bougresses !! Joyeuses foutresses, endiablées, possédées par le sexe.

Lesbiennes
Nuit Dèmonia [Fetish Party] @ La Loco, Paris | 11.12.08 Par flexgraph

Elles furent très attentives à ce que je ne débandasse pas immédiatement et la plus jeune vint s’asseoir dos contre ma poitrine et ainsi califourchonnée, s’introduisit prestement mon membrelin qui, aidé par la cyprine abondante de son sexe, glissa vite et bien tout au fond du réduit ; elle commença à tressauter sur moi de façon cadencée, tandis que je la tenais par les hanches, légèrement courbée en avant, ses douces fesses dans le nid de mes cuisses. Elle dit : « Foutez, foutez, mon bon Seigneur, enfoutrez-moi bien et que je vous sente !… » Ce à quoi je répondis : « Tout doux, tous doux, ma Belle, il ne faudrait pas que je vous engrosse ! » L’on me répondit : « Un enfant de vous Mon Seigneur serait béni, je lui donnerais même prénom en souvenir de vous… » Je ne dis rien, occupé à contempler le dos blanc de ma monteuse qui s’agitait, trépidait, se trémoussait tout autant que son beau derrière ; mon vit glissait jusqu’aux couillins en cette jeune novice, qui ne semblait pas tellement l’être dans les choses de l’amour, comme je pouvais en juger ! Sœur Elisabeth était venue se placer à croupetons entre les cuisses ouvertes de ma cavalière et donnait en l’instant de la langue tant au beau conin empalé, qu’à mes couillines dansantes au bas du sexe de son Amie ; ses mains s’activaient caressant l’intérieur de nos cuisses, s’infiltrant dans mon fossé culin, le stimulant de belle manière, l’index long et nerveux frottant par instant mon anus dilaté par ces petits frottements répétés… La salive de Sœur Elisabeth coulait au long de mon vitin et sur mes couilles où elle se mêlait à mes poils déjà humides ; divine jouissance qui se communiquait sous la forme d’un doux endormissement de mes tissus intimes, comme paralysés par le chatouillis érogène de mon vit et de ses parties. Je jouis avec délice, enfoutrant la jeune enfant aux hanches dévergondées qui se pressaient sur mes ventre et cuisses ; mon vite resta planté en sa superbe fente, je repris souffle…

Sous les caresses d’Elisabeth qui se poursuivaient par en dessous, je triquai à nouveau et soulevai le jeune cul de la Nonette qui s’écarta elle-même les fesses, sentant mes intentions, je cherchai un instant son petit anus, hésitai, le trouvai et le figne s’ouvrit tout natuellement sous la poussée de mon prépuce qui écarta les satins délicats…l’oeillet s’ouvrit, le vit glissa doucement, elle gigota sur moi, le passage se fit et je l’enculai pleinement, prenant mon trot ; à présent aux trois quarts penchée en avant, je pouvais voir ma queue aller et venir dans le bel orifice rose sombre, tapissé de petits poils blonds tout mouillés et d’une pression légère de mes mains sur ses fesses, écartai un peu plus le fionoulet ; quel spectacle, quelle vue souveraine, j’enculinais pleinement, elle geignait, serrait le cul, tandis que sa croix dansait dans le vide… J’eus ma décharge, un peu moins abondante certes que dans son sexe, mais en inondai pas moins ce troulin de bien (dés)honnête manière… Et puis, nous nous séparâmes ; les deux Religieuses rejoignirent un bas-flanc rudimentaire où Hector devait parfois se reposer ou prendre quelque plaisir avec l’une d’entre elles… Elle se mirent en position tête-bêche — Elisabeth au-dessus — et se gouinèrent sans plus de façon, derrières fripons, bas tirés, mains actives sur fesses et cuisses en geignant goulument dans leur office… Resté assis, je pris mon plaisir par la vue et m’excitai gentement, reprenant peu à peu de la raideur, tandis que je me pelotinais les couilles, les yeux rivés sur mes deux religieuses lesbiennes.

Quand je me sentis à point, je me levai et enfourchai le beau cul blanc d’Elisabeth, laquelle n’avait pas eu contentement de ce côté ; le beau cul s’exhaussa, je lui écartai le fion, pointai et glissai dans la bouche fine et ronde du petit anneau qui me reçut divinement et je sodomisai ma seconde Amazone qui me donna de beaux coups de cul et vite me tira un bon jus chaud et épais qui fondit en ces arrières où se perdait mon prépuce… Au moins là, celle-ci ne risquerait-elle pas d’être engrossée par mes offices… Elle gloussa entre les cuisses de sa complice, redoublant ses succions dans la chatte, se délectant du reste de mon foutre et de sa cyprine…

Minuit venait de sonner au clocher de la Congrégation. Elles se lavèrent abondamment à cheval sur un seau d’eau fraîche et s’essuyèrent d’un fin mouchoir, se rhabillèrent et, les yeux cernés, reconnaissantes, me baisèrent en bouche avidement, en me disant à une prochaine fois…

Je quittai les lieux, refermai la perte précautionneusement et repartis par où j’étais venu.

À présent, je rêvais de quelque douce partie avec deux novices, un moine et le Hector… Cela ne devrait pas être impossible…il faudrait que j’en parle à ce bon jardinier et, pour ce faire, que je mette la main à mon gousset…mais le jeu n’en valait-il pas la chandelle ?!

Je rentrai, me toilettai, me couchai et dormis comme un… Ange…

À bientôt peut-être en belle et gente compagnie, même heure, même lieu, pour de nouvelles… « foutreries » en des ébats de chair aux plaisirs accomplis !

Bien à vous, mes Amis,

Le Marquis de Chair

Jacques Hiers

« Litanies féminines » de Lucie Delarue-Mardrus

Litanies féminines

Lesbiennes
Lesbian & Gay Pride (192) – 25Jun11, Paris (France) Par philippe leroyer

O Dame souveraine, O Vierge entre les vierges,
Pudique aux bras croisés chastement sur les seins,
Triomphante aux cheveux glorieusement ceints
Vers qui montent l’encens et le frisson des cierges !

Puisque tant, les doigts joints et les genoux ployants,
Viennent pleurer leur mal aux plis de votre robe,
Moi je ne serai pas qui raille et se dérobe,
Je lèverai vers vous mes regards incroyants,

Afin de vous prier, ô refuge des âmes,
O source ! aube ! vesprée et mystère des nuits,
– Pour que Dieu veille mieux le sexe dont je suis –
D’avoir des oraisons spéciales aux femmes. Continuer la lecture de « « Litanies féminines » de Lucie Delarue-Mardrus »