« Haine » de Michaël Abadia

Haine

[singlepic id=110 w=320 h=240 mode=web20 float=right]Je profite de cette instant,
Pour vous exprimer ce sentiment,
La haine me déchire de l’intérieur,
Est je sens au fin fond de mon cœur cette froideur.

Elle ne demande qu’a sortir pour s’exprimer,
Mais je ne sais pas si je dois la libérer,
Elle essaye de prendre le contrôle de mon esprit,
Tout en m’exprimant ses envies.

Encore aujourd’hui elle est là,
Elle à faim tel un piranha,
Qui se sens prés à se jeter sur sa proie,
Il ne faut pas croire que j’aime ça car en réalité je resse

Elle se rapproche encore plus chaque seconde,
J’ai l’impression d’avoir en moi une vrai bombe,
Il est trop tard elle à pris le contrôle de moi,
Par pitié aider moi à retrouver la foi.

Michaël Abadia

Crédit Photo : Desir / Haine Par LZdR

« Sonnet de Philis » d'Honoré d'Urfé

Sonnet de Philis

L’amour ne brûle plus, ou bien il brûle en vain ;
Son carquois est perdu, ses flèches sont froissées,
Il a ses dards rompus, leurs pointes émoussées,
Et son arc sans vertu demeure dans sa main.

Ou, sans plus être Archer d’un métier incertain,
Il se laisse emporter à plus hautes pensées,
Ou ses flèches ne sont en nos cœurs adressées,
Ou bien, au lieu d’amour, nous blessent de dédain.

Ou bien, s’il fait aimer, aimer c’est autre chose
Que ce n’était jadis, et les lois qu’il propose
Sont contraires aux lois qu’il nous donnait à tous.

Car aimer et haïr, c’est maintenant le même,
Puisque pour bien aimer il faut être jaloux.
Que si l’on aime ainsi, je ne veux plus qu’on m’aime.

Honoré d’Urfé

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