« Haine » de Michaël Abadia

Haine

[singlepic id=110 w=320 h=240 mode=web20 float=right]Je profite de cette instant,
Pour vous exprimer ce sentiment,
La haine me déchire de l’intérieur,
Est je sens au fin fond de mon cœur cette froideur.

Elle ne demande qu’a sortir pour s’exprimer,
Mais je ne sais pas si je dois la libérer,
Elle essaye de prendre le contrôle de mon esprit,
Tout en m’exprimant ses envies.

Encore aujourd’hui elle est là,
Elle à faim tel un piranha,
Qui se sens prés à se jeter sur sa proie,
Il ne faut pas croire que j’aime ça car en réalité je resse

Elle se rapproche encore plus chaque seconde,
J’ai l’impression d’avoir en moi une vrai bombe,
Il est trop tard elle à pris le contrôle de moi,
Par pitié aider moi à retrouver la foi.

Michaël Abadia

Crédit Photo : Desir / Haine Par LZdR

« Béguinage flamand » de Georges Rodenbach

Béguinage flamand

I

Au loin, le béguinage avec ses clochers noirs,
Avec son rouge enclos, ses toits d’ardoises bleues
Reflétant tout le ciel comme de grands miroirs,
S’étend dans la verdure et la paix des banlieues.

Les pignons dentelés étagent leurs gradins
Par où montent le Rêve aux lointains qui brunissent,
Et des branches parfois, sur les murs des jardins,
Ont le geste très doux des prêtres qui bénissent.

En fines lettres d’or chaque nom des couvents
Sur les portes s’enroule autour des banderoles,
Noms charmants chuchotés par la lèvre des vents ;
La maison de l’Amour, la maison des Corolles,

Les fenêtres surtout sont comme des autels
Où fleurissent toujours des géraniums roses,
Qui mettent, combinant leurs couleurs de pastels,
Comme un rêve de fleurs dans les fenêtres closes.

Fenêtres des couvents ! attirantes le soir
Avec leurs rideaux blancs, voiles de mariées,
Qu’on voudrait soulever dans un bruit d’encensoir
Pour goûter vos baisers, lèvres appariées !

Mais ces femmes sont là, le coeur pacifié,
La chair morte, cousant dans l’exil de leurs chambres ;
Elles n’aiment que toi, pâle crucifié,
Et regardent le Ciel par les trous de tes membres !

Oh ! le silence heureux de l’ouvroir aux grands murs,
Où l’on entend à peine un bruit de banc qui bouge,
Tandis qu’elles sont là, suivant de leurs yeux purs
Le sable en ruisseaux blonds sur le pavement rouge.

Oh ! le bonheur muet des vierges s’assemblant,
Et comme si leurs mains étaient de candeur telle
Qu’elles ne peuvent plus manier que du blanc,
Elles brodent du linge ou font de la dentelle.

C’est un charme imprévu de leur dire  » ma sœur  »
Et de voir la pâleur de leur teint diaphane
Avec un pointillé de taches de rousseur
Comme un camélia d’un blanc mat qui se fane.

Rien d’impur n’a flétri leurs flancs immaculés,
Car la source de vie est enfermée en elles
Comme un vin rare et doux dans des vases scellés
Qui veulent, pour s’ouvrir, des lèvres éternelles ! Continuer la lecture de « « Béguinage flamand » de Georges Rodenbach »

« À celle que j'aime » de Nérée Beauchemin

À celle que j’aime

Dans ta mémoire immortelle,
Comme dans le reposoir
D’une divine chapelle,
Pour celui qui t’est fidèle,
Garde l’amour et l’espoir.

Garde l’amour qui m’enivre,
L’amour qui nous fait rêver ;
Garde l’espoir qui fait vivre ;
Garde la foi qui délivre,
La foi qui nous doit sauver.

L’espoir, c’est de la lumière,
L’amour, c’est une liqueur,
Et la foi, c’est la prière.
Mets ces trésors, ma très chère,
Au plus profond de ton cœur.

Nérée Beauchemin
« Les floraisons matutinales »

There is something, you know, in the air...
There is something, you know, in the air... Par Jean-