« Beauté, dans ce vallon… » de Cécile Sauvage

Beauté, dans ce vallon…

Beauté, dans ce vallon étends-toi blanche et nue
Et que ta chevelure alentour répandue
S’allonge sur la mousse en onduleux rameaux ;
Que l’immatérielle et pure voix de l’eau,
Mêlée au bruit léger de la brise qui pleure,
Module doucement ta plainte intérieure.
Une souple lumière à travers les bouleaux
Veloute ta blancheur d’une ombre claire et molle ;
Grêle, un rameau retombe et touche ton épaule
Dans le fin mouvement des arbres où l’oiseau
Voit la lune glisser sous la pâleur de l’eau,
Ô silence et fraîcheur de la verte atmosphère
Qui semble dans son calme envelopper la terre
Et t’endormir au sein d’un limpide univers,
Ô silence et fraîcheur où tes yeux sont ouverts
Pour suivre longuement ta muette pensée
Sur l’eau, dans le feuillage et dans l’ombre bercée.
Immortelle beauté,
Pensée harmonieuse embrassant la nature,
Endors sereinement ton rêve et ton murmure
Au-dessus des clameurs lointaines des cités.
Le monde à ton regard s’efface et se balance
Autour de ces bouleaux pleureurs
Et l’hymne de ton âme infiniment s’élance
Dans l’insaisissable rumeur.

Vallon, pelouse, silence
Où l’ombre vient s’allonger ;
Une pâle lueur danse
Et de son voile léger
Effleure ta forme claire
Sur qui rêvent les rameaux
Et le mouvement de l’eau
Paisible entre les fougères.

Cécile Sauvage
« Le Vallon »

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« Et voile à nul souffle bercée » de Max Elskamp

Et voile à nul souffle bercée

Et voile à nul souffle bercée,
S’enguidonne d’un beau ciel d’or
Le dimanche très en décor
Pour les femmes de mes pensées :

Et les femmes ont dépensé
Leur cœur tout devant les fenêtres
Et creusent, d’amour enlisées,
Jusqu’au pleur ce ciel des fenêtres.

Vierges d’attente et de martyre,
Au gril vert des persiennes lasses,
Dans les jardins des croisées basses,
Les femmes, jusqu’à se mourir,

Cristallisent rouge aux fenêtres
– Appeau naïvement enfant –
Leur coeur sous les tabliers blancs
Et tels des rideaux aux fenêtres.

Or, en vain, les femmes, amantes
D’aimer, se sentent infinies,
Leurs besognes sont définies,
Et, pauvre, leur coeur de servantes

Froidit, pour que se fassent blanches
Leurs mains, en très naïves grèves,
Dans la comédie bleue du rêve.
Or passent ainsi les dimanches.

Max Elskamp

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« Voile » par Turkinator

« La Femme » de Max Elskamp

La Femme

Mais maintenant vient une femme,
Et lors voici qu’on va aimer,
Mais maintenant vient une femme
Et lors voici qu’on va pleurer,

Et puis qu’on va tout lui donner
De sa maison et de son âme,
Et puis qu’on va tout lui donner
Et lors après qu’on va pleurer

Car à présent vient une femme,
Avec ses lèvres pour aimer,
Car à présent vient une femme
Avec sa chair tout en beauté,

Et des robes pour la montrer
Sur des balcons, sur des terrasses,
Et des robes pour la montrer
A ceux qui vont, à ceux qui passent,

Car maintenant vient une femme
Suivant sa vie pour des baisers,
Car maintenant vient une femme,
Pour s’y complaire et s’en aller.

Max Elskamp

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« Femmes » de Rémi Levraut

Femmes

Fasciné
Par votre faculté
De toujours surmonter
Lorsque plus rien n’est à espérer
Force de courage et de ténacité
Douceur tendresse et volupté
Comment ne pas être attiré
De part tous ces côtés
Et tant d’autres encore cachés
Masque que j’ai plaisir à faire tomber

Rémi Levraut

Femmes, je vous aime
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Poème de Jean-Max Tixier

Poème de Jean-Max Tixier

Femme qui erres entre les noms,
par les corridors d’arbres où la clarté se meurt,
j’ignore la clairière où tu prendras consistance de marbre.

Tu dresseras dans l’aube la fontaine pétrifiée de ton amour.

La mousse sur tes épaules, sur ton ventre.
Quelque chance à qui passera de connaître le chant profond de la rencontre.

Jean-Max Tixier

Fontaine d'Amour
Fontaine d’Amour

Proverbes d’amour, suite…

Proverbes et citations d'amour

D’autres Proverbes sur l’amour…

« Travaille pour l’argent et marie-toi pour l’amour. »

Proverbe Jamaïcain

« Mieux vaut vivre enchaîné près de celui que l’on aime, que libre au milieu des jardins près de celui que l’on hait. »

Proverbe Persan

« On ne peut pas empêcher un cœur d’aimer. »

Proverbe québécois

« L’amour sans jalousie est comme un polonais sans moustache. »

Proverbe Polonais

« La bouderie en amour est comme le sel ; il n’en faut pas trop. »

Proverbe Sanskrit

« Qui aime la femme est cousin du soleil. »
« Pour l’amour d’une rose, le jardinier est le serviteur de mille épines. »

Proverbes Turcs

« Au rendez vous des amis » d'André Laude

Au rendez vous des amis

 À Madame David

Spleen de Sybille Rembard
Les amoureux (Blues d’Incomplétude) Par Louis Engival

Dans le café surréaliste
où la chevelure de Bérénice
s’accroche aux hanches des garçons

Parlent sans s’écouter vraiment
tant ils ont bu
Dante et Fernando Pessoa

Epaules tassées, j’entends
Moi l’obscur employé
du ministère du néant
amateur fiévreux d’ouzo et de vin de Porto

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« À la Femme aimée » de Renée Vivien

À la Femme aimée

Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
Le soir d’été semblait un rêve oriental
De rose et de santal.

Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
L’agonie et l’amour.

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« L’Union Libre » – André Breton

L’Union Libre

Corazon
MAGIA DE CORAZONES ♥ ♥ ▷ Par PROYECTO AGUA** /** WATER PROJECT

Ma femme à la chevelure de feu de bois
Aux pensées d’éclairs de chaleur
A la taille de sablier
Ma femme à la taille de loutre entre les dents du tigre
Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquets d’étoiles de dernière grandeur
Aux dents d’empreinte de souris blanche sur la terre blanche
A la langue d’ambre  et de verre frottés
Ma femme à la langue d’hostie poignardée
A la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux
A la langue de pierre incroyable
Ma femme aux cils de bâton d’écriture d’enfant
Aux sourcils de bord de nid d’hirondelle
Ma femme aux tempes d’ardoise de toit de serre
Et de buée aux vitres
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