« Chaleur estivale » de Sybille Rembard

Chaleur estivale

Viens sur Moi
L’amour d’un couple à Saint-Malo, sur une plage nichée au creux de la vieille ville. Jeune couple.  » Viens avec moi  » par Le Batteur De Lune

Sur la plage le parasol fermé pointe au firmament
Ma langue savoure les grains de sel sur mes lèvres moites
Mes pieds s’enfoncent dans le sable chaud
Le sommeil me guette
Le rêve m’attend
Le soleil grandit l’éternité de mes pensées.
Je répète jusqu’à l’hallucination les vers que tu as écrits pour moi,
une nuit à côté des étoiles.
Sous l’astre de l’été
je revis notre amour : colonne ivre du temple de l’éternité
Les saisons se succèdent
Et moi
je crois encore aux feux d’artifices.

Sybille Rembard

Beauté fractionnée

« Quand les mots s’emmêlent » de Catherine Jung

Coquelicot

Quand les mots s’emmêlent

Dis-moi, dis-moi
Dix mots tout bas
De ces mots-fil qui glissent
De ces mots qui unissent
De ces mots doux, complices
Qui avec grâce, ravissent
Dis-moi, dis-moi
Dix mots tout bas
De ces mots-mousqueton
Qui nous sauvent du plongeon
De ces mots en cordée
Qui préviennent du danger
Dis-moi, dis-moi
Des mots tout bas
Pour que j’me r’trouve moins seule
Que j’me sente moins fragile
Pour que la vie paraisse
Juste un peu plus facile Continuer la lecture de « « Quand les mots s’emmêlent » de Catherine Jung »

« La chaleur fera cercle autour de nous… » de Marie Uguay

La chaleur fera cercle autour de nous

Une Plume
Cygne,Confort et chaleur Par jd.echenard

La chaleur fera cercle autour de nous
installés au fond d’une chambre
sous le treillis d’un feuillage pauvre
ou d’une encoignure fraîche peinte
il y aura ton visage découpé sur le bleu vacant de l’aube
avec les objets quotidiens dans leur signification
de tendresse
le miel qu’on tire de son bol ocre
le lait qui s’épanouit dans le noir du café
le rideau qui se soulève et n’achève pas sa retombée
tout lente contraction aura abandonné
tes pensées et tes muscles
je serai couchée au milieu de la lisse métamorphose
glissée sous la palme froide d’un ciel de pierre
vide pour percevoir la traversée de tes paroles
et le monde serait un gong initial
dont on percevrait encore les longs anneaux
de vibration
dans nos murs de sable.

Marie Uguay