Vous perdre avant de vous avoir trouvée… | Poète Amateur

Vous perdre avant de vous avoir trouvée…

Vous perdre avant de vous avoir trouvée
Et me noyer dans le rêve de Vous
Fantasmagorie idéalisée
Flamme en cinq lettres pour âme en remous…

Quittant le monde par un décollage
Vers un univers tout à vos couleurs
Je me perds dans un délicieux voyage
En mosaïque de saveurs d’ailleurs…

Votre cœur est fleur que le mien effleure
Dans un pudique songe de demain
Où d’une folie qui n’est pas mineure
Vous deviner me donne de l’entrain…

Votre esprit exquis qui me vivifie
Me fait découvrir nombre de sommets
D’une poésie bâtie en vigie
Mots qui se tressent en délectables mets…

Votre corps s’endort après des encore
Votre peau cadeau dans mes bras écrin
Refuse le jour soupire et m’implore
Que dure la nuit que fuit le matin… Continuer la lecture de « Vous perdre avant de vous avoir trouvée… | Poète Amateur »

« Chant à ma Princesse d'antan » d'Abdelnahime Meghzili

Chant à ma Princesse d’antan

Pink for my Princess
My wild river in pink for my princess…!!! Ü Par Denis Collette…!!!

Ma belle Princesse
Aux blondes tresses
O cœur plein d’elle
N’a ni amant
Ni fol courtisan
Ne la quittant d’une semelle

Elle mène sa vie
Entre ses beaux Lys
Ou ornant en diamant,cœurs
Pour la saint Valentin
Et soirs et matins
Sur ce train s’en vont ses heures

Pour les cœurs qui l’aiment
A larges poignées elle sème
Le fabuleux grain d’amitié
Seule et unique semence
Où le sillon finit et recommence
Dans l’arène retournée à moitié

O voyageuse lune
En connais tu Une
Se passant d’amour
Toi fendant en silence
Quand ton cœur pense
Au roi du jour

O cèdres centenaires
Secouant leur voûte en l’air
Sur un air fier et hautain
Combien de tendres passereaux
Sous vos verts rameaux
Pleurèrent l’aimé lointain Continuer la lecture de « « Chant à ma Princesse d'antan » d'Abdelnahime Meghzili »

VIII de Vincent Muselli

VIII

Combien de fois j’ai subi vos courroux,
Combien de fois bravé vos regards sombres,
Mais, en marchant, Madame, auprès de vous,
Combien de fois j’ai mêlé nos deux ombres !

Vincent Muselli
« Épigrammes »

 

« Chanson de l'Alouette » de Bernart de Ventadour

pink and white bird on tree branch

Chanson de l’Alouette

Quand vois l’alouette mouvoir
De joie ses ailes face au soleil,
Que s’oublie et se laisse choir
Par la douceur qu’au cœur lui va,
Las! si grand envie me vient
De tous ceux dont je vois la joie,
Et c’est merveille qu’à l’instant
Le cœur de désir ne me fonde.

Hélas ! tant en croyais savoir
En amour, et si peu en sais.
Car j’aime sans y rien pouvoir
Celle dont jamais rien n’aurai.
Elle a tout mon cœur, et m’a tout,
Et moi-même, et le monde entier,
Et ces vols ne m’ont rien laissé
Que désir et cœur assoiffé.

Or ne sais plus me gouverner
Et ne puis plus m’appartenir
Car ne me laisse en ses yeux voir
En ce miroir qui tant me plaît.
Miroir, pour m’être miré en toi,
Suis mort à force de soupirs,
Et perdu comme perdu s’est
Le beau Narcisse en la fontaine.

Des dames, je me désespère;
Jamais plus ne m’y fierai,
Autant d’elles j’avais d’estime
Autant je les mépriserai.
Pas une ne vient me secourir
Près de celle qui me détruit,
Car bien sais que sont toutes ainsi.

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« Je vous envoie un bouquet » de Pierre de Ronsard

Winter Roses

Je vous envoie un bouquet

Je vous envoie un bouquet que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanies ;
Qui ne les eût à ce vêpre cueillies
Chutes à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain
Que vos beautés bien qu’elles soient fleuries
En peu de temps cherront toutes flétries
Et comme fleurs périront tout demain.

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« La nuit m’est courte, et le jour trop me dure » – Joachim du Bellay

Shéhérazade

La nuit m’est courte, et le jour trop me dure

La nuit m’est courte, et le jour trop me dure,
Je fuis l’amour, et le suis à la trace,
Cruel me suis, et requiers votre grâce,
Je prends plaisir au tourment, que j’endure.

Je vois mon bien, et mon mal je procure,
Désir m’enflamme, et crainte me rend glace,
Je veux courir, et jamais ne déplace,
L’obscur m’est clair, et la lumière obscure.

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