Vous perdre avant de vous avoir trouvée… | Poète Amateur

Vous perdre avant de vous avoir trouvée…

Vous perdre avant de vous avoir trouvée
Et me noyer dans le rêve de Vous
Fantasmagorie idéalisée
Flamme en cinq lettres pour âme en remous…

Quittant le monde par un décollage
Vers un univers tout à vos couleurs
Je me perds dans un délicieux voyage
En mosaïque de saveurs d’ailleurs…

Votre cœur est fleur que le mien effleure
Dans un pudique songe de demain
Où d’une folie qui n’est pas mineure
Vous deviner me donne de l’entrain…

Votre esprit exquis qui me vivifie
Me fait découvrir nombre de sommets
D’une poésie bâtie en vigie
Mots qui se tressent en délectables mets…

Votre corps s’endort après des encore
Votre peau cadeau dans mes bras écrin
Refuse le jour soupire et m’implore
Que dure la nuit que fuit le matin… Continuer la lecture de « Vous perdre avant de vous avoir trouvée… | Poète Amateur »

« Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce » de Christofle de Beaujeau

Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce

Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce,
Pitié des affligés, maison d’obscurité,
Qui ruine tout le monde, et dont l’autorité
Fait de nouveaux enfers, connaissant bien sa force,

Pourquoi, hélas pourquoi, ô misérable amorce,
De mes soudainetés, as-tu précipité
Mon coeur sur tous les coeurs, amoureux éventé,
Indomptable et lointain, et qui n’a que l’écorce ? Continuer la lecture de « « Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce » de Christofle de Beaujeau »

Poème d'amour Antique (-1290 – -1070 avant JC)

Sept jours, que je n’ai vu la sœur 1 ;
La maladie s’est insinuée en moi.
Mon corps est devenu lourd,
Et j’ai perdu toute conscience
Quand viennent à moi les chefs-médecins,
Je ne puis être calmé de leurs remèdes ;
Les ritualistes, l’issue n’est pas de leurs côtés :
On ne peut discerner ma maladie.
Mais qu’on me dise : le voici ! voilà qui me ferait revivre ;
Qu’on prononce son nom, voilà qui me relèverait.
L’allée et venue de ses messagers,
Voilà qui ferait revivre mon cœur.
La soeur m’est plus bénéfique qu’aucun remède,
Elle m’est plus efficace que la somme médicale
Mon salut : qu’elle entre de l’extérieur ;
Que je l’aperçoive, et je retrouverais la santé.
Qu’elle ouvre les yeux et mon corps rajeunirait,
Qu’elle parle, et je retrouverai la force.
Si je l’enlaçais, elle détournerait le mal de moi,
Mais voici sept jours qu’elle m’a quitté !

Anonyme

1 Le terme de Sœur dans l’Égypte ancienne, désigne l’épouse.

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The Sphinx and the Pyramid of Kephren par Saf’ (Safia Osman)

« Celle du jardin » d'Émile Verhaeren

Celle du jardin

Je vis l’Ange gardienne en tel jardin s’asseoir
Sous des nimbes de fleurs irradiantes
Et des vignes comme en voussoir ;
Auprès d’elle montaient des héliantes.

Ses doigts, dont les bagues humbles et frêles
Entouraient la minceur d’un cercle de corail,
Tenaient des couples de roses fidèles
Noués de laine et scellés d’un fermail, Continuer la lecture de « « Celle du jardin » d'Émile Verhaeren »

« Les Séparés » de Marceline Desbordes-Valmore

 Les Séparés

Les Feuilles Mortes
Les feuilles mortes Par Sillar

N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre.
Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.
J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,
Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau.
N’écris pas !

N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu’à Dieu… qu’à toi, si je t’aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes,
C’est entendre le ciel sans y monter jamais.
N’écris pas !

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« La Princesse Lointaine » de Jaufré Rudel

La Princesse Lointaine

Princesse Lointaine
Message From The Stars Par Gilderic Photography

Quand le ruisseau de la fontaine
S’éclaircit et la marjolaine
Au joyeux soleil du printemps
Et que le rossignol le chant
S’élève et module et s’affine
Sur les branches de l’aubépine,
Il faut que j’entonne le mien

Amour de la terre lointaine
Pour vous tout mon corps est dolent,
Car ne fut plus gente chrétienne.
Heureux pour qui elle est parlant

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