Poème XV de Pablo Neruda

Poème XV

"On pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que l'on n'a pas su retenir."
« On pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que l’on n’a pas su retenir. » Par laurent.breillat

J’aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
et tu m’entends au loin, et ma voix ne t’atteint pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés,
et on dirait qu’un baiser t’a clos la bouche

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses pleine de mon âme.
Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme
et tu ressembles au mot : mélancolie.

J’aime quand tu te tais et que tu es comme distante.
Et tu es comme plaintive, papillon que l’on berce.
Et tu m’entends au loin, et ma voix ne t’atteint pas:
laisse-moi me taire avec ton silence. Continuer la lecture de « Poème XV de Pablo Neruda »

« Un poème d'amour » de Jan Erik Vold

Un poème d’amour

Vent contraire sur son
front. Elle le voit, elle voit sa
volonté. Et veut
garder

la sienne. Elle ne veut pas être
celle qu’il désire
qu’elle
soit. Elle ne veut pas non plus

le blesser. C’est son exercice
d’équilibre. Elle l’aime
beaucoup. Il s’agit de
ne pas devenir comme lui.

Jan Erik Vold
« LA NORVÈGE est plus petite qu’on le pense »

Un poème d'amour
PREMIER MATIN Par velanio2