« À mon ami *** » de Félix Arvers

À mon ami ***

Ti Amo : À mon ami
2 Parole 5 Lettere Par FotoRita [Allstar maniac]
Tu sais l’amour et son ivresse
Tu sais l’amour et ses combats ;
Tu sais une voix qui t’adresse
Ces mots d’ineffable tendresse
Qui ne se disent que tout bas.

Sur un beau sein, ta bouche errante
Enfin a pu se reposer,
Et sur une lèvre mourante
Sentir la douceur enivrante
Que recèle un premier baiser…

Maître de ces biens qu’on envie
Ton cœur est pur, tes jours sont pleins !
Esclave à tes vœux asservie,
La fortune embellit ta vie
Tu sais qu’on t’aime, et tu te plains !

Et tu te plains ! et t’exagères
Ces vagues ennuis d’un moment,
Ces chagrins, ces douleurs légères,
Et ces peines si passagères
Qu’on ne peut souffrir qu’en aimant !

Et tu pleures ! et tu regrettes
Cet épanchement amoureux !
Pourquoi ces maux que tu t’apprêtes ?
Garde ces plaintes indiscrètes
Et ces pleurs pour les malheureux !

Pour moi, de qui l’âme flétrie
N’a jamais reçu de serment,
Comme un exilé sans patrie,
Pour moi, qu’une voix attendrie
N’a jamais nommé doucement,

Personne qui daigne m’entendre,
A mon sort qui saigne s’unir,
Et m’interroge d’un air tendre,
Pourquoi je me suis fait attendre
Un jour tout entier sans venir.

Personne qui me recommande
De ne rester que peu d’instants
Hors du logis ; qui me gourmande
Lorsque je rentre et me demande
Où je suis allé si longtemps. Continuer la lecture de « « À mon ami *** » de Félix Arvers »

« Au rendez vous des amis » d'André Laude

Au rendez vous des amis

 À Madame David

Spleen de Sybille Rembard
Les amoureux (Blues d’Incomplétude) Par Louis Engival

Dans le café surréaliste
où la chevelure de Bérénice
s’accroche aux hanches des garçons

Parlent sans s’écouter vraiment
tant ils ont bu
Dante et Fernando Pessoa

Epaules tassées, j’entends
Moi l’obscur employé
du ministère du néant
amateur fiévreux d’ouzo et de vin de Porto

Continuer la lecture de « « Au rendez vous des amis » d'André Laude »