« Ipsthilla » de Catulle

Ipsthilla

Ma douce Ipsthilla, par grâce, que j’obtienne,
Mes délices, mon charme, un rendez-vous de toi
Pour partager ta sieste à la méridienne
Si tu dis oui, joins-y la faveur que pour moi
Seul ta porte soit libre, et que nul ne la ferme.
Et par lubie, au moins, ne t’en va pas sortir.
Reste donc au logis; sois prête de pied ferme
A neuf assauts de fuite et pour un long plaisir!
Surtout, appelle-moi sans tarder, si la chose
Te va : j’ai bien dîné, sur mon lit je repose,
Et tout mon corps frissonne embrasé de désir.

Catulle

Femme nue allongée sur un lit
Zzzz… ayne par Hugo Cesar

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