« La rose de personne » de Paul Celan

La rose de personne

Ta demeure est deux, Eternel, in-
habitable. Aussi
bâtissons-nous, bâtissons. Aussi
est-il dressé, ce lit
pitoyable – sous la pluie, là
dressé.

Viens, aimée.
Que nous soyons couchés ici, c’est
la cloison – : Lui
se suffit alors à lui-même, deux fois.

Laisse-le, qu’il
se possède tout entier, la moitié,
puis encore la moitié. Nous,
nous sommes le lit de pluie, qu’il
vienne et nous fasse sécher.

Paul Celan

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