« Ardeur » de Patrick Greck

Ardeur

Corps d’érable ondé, sous tes ongles taillés chante
Le boyau félin ; tu sacrifies ta sueur
Au jeu musical. Où des murs ronflent torpeur,
Pincent dans ta nuit, dansent tes doigts. Sur l’Infante

Palpitent tes mains, ces archères qu’Elle hante.
Elle est ta ligne de sève, est forêt, ardeur :
« J’embrase ton bois ! Honore-nous, par fureur
Inouïe : cisèle ! & par Amour, diamante ! »

« Tel l’effort d’un guitariste assaille la corde
De la vie depuis mille ans à plein cœur que morde
En foudre disciplinée l’impeccable Son,

Je te transirai, brûlerai tes Mains, malice
Me jouant du feu, Reine, oriflamme & calice :
Offrons à la Nuit l’érable de l’unisson ! »

Patrick Greck

 

 

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