« La Louve » par Henri Cantel

La Louve

Louve
Louve 1 par Angel James de Ocampo

Les yeux creux, Léona, plus pâle que la lune,
Tout les jours, erre seule, au hasard et remplit
Les sentiers et les bois de sa plainte importune.

La solitude accroît encor son infortune,
La nuit, elle soupire et déserte son lit,
Pour rafraîchir au vent sa gorge ardente et brune.

Quel est son mal ? Elle aime ! Elle aime et veut mourir,
Car elle sait le gouffre où se débat son âme :
L’objet de son amour, horreur ! c’est une femme
Dont pour elle les bras ne doivent pas s’ouvrir ?

Elle sèche et languit, elle crie aux étoiles :
 » Toi que j’aime aujourd’hui, que j’aimerai demain,
Vierge, oh ! viens, sois à moi ! Mes lèvres et ma main
De ta virginité déchireront les voiles !  »

Henri Cantel

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