« Bulles de Chaleur », poème érotique

Bulles de Chaleur..

Bulles de Chaleur
Sunset-Catch par Etolane

Je me souviens, je me rappelle,
sentir glisser mes soies dentelles,
sur mon corps irisé, nacre rosée,
me dévêtir doucement pour l’être aimé.

Les gouttes perlaient sur mon front pâle,
lorsque le pied toucha l’opale,
l’ambiance était en tendresse chaleur,
j’ai vu ton corps convoité dans les vapeurs.

Crépitements quand ta peau rencontre la mousse,
bulles d’amour, bulles de douceurs sur nos frimousses,
et nos mains indiscrètes sous les nuages blancs,
semblant cacher la braise de ce savoureux moment.

L’effluve de ton cou rapproché près de ma bouche,
se susurre, se délecte lorsque je t’éclabousse,
en un mouvement délicat tu dégages mes cheveux,
pour déposer, offre éternelle, des baisers audacieux.

Je me souviens, je me rappelle,
sentir tes contours qui m’ensorcellent,
sur mon corps irisé, nacre vermeille,
me divertir de nos monts et merveilles.

Vu sur la Passion des Poèmes.

« Héloïse », Nouvelle érotique

Portrait d'une jeune femme dans la rue

Héloïse

Par un dimanche printanier, je me promenai sur les quais de la Seine. L’air doux réchauffait mon corps encore frigorifié par l’hiver finissant. Je m’éveillai aux promesses de la belle saison. Les oiseaux tentaient de couvrir le bruit des automobiles. Sur les arbres les premiers bourgeons s’ouvraient et se forgeaient un chemin vers la lumière.

Mes yeux vagabondaient sur les étals des bouquinistes. Les livres, les revues attiraient mes rêves littéraires. Je regardai et souriais devant les antiphonaires vendus comme rareté depuis tant d’années. Pièges à touristes et gogos qui achètent ces documents croyant faire la bonne affaire alors que ceux-ci étaient fabriqués quelques mois avant et vieillis pour l’occasion…

La France est un pays très spécialisé dans l’antiquité. Pas une ville, un village où prolifèrent des antiquaires, des vides greniers, des brocantes… Continuer la lecture de « « Héloïse », Nouvelle érotique »

« L’atelier du Peintre », Nouvelle érotique

young woman in brown apron sketching on white cardboard

L’atelier du Peintre

Notre groupe avançait  sur le sentier balisé jaune et rouge. Nous étions partis de la gare de Saint Cloud dans la matinée avec nos sacs à dos et nos chaussures de randonnée dans un joyeux tintamarre. Pensez-donc ! Une vingtaine de randonneurs, je devrais dire de randonneuses car hormis notre guide nous étions toutes des femmes. Ça jacassait, rigolait.

Le Parc de St Cloud et sa forêt sous un soleil printanier resplendissait de lumière. La rosée matinale mouillait nos souliers et les jambes de celles qui étaient en shorts. La température réchauffait les bois et nos corps d’une tiède chaleur. L’après-midi promettait d’être chaud. Je ne croyais pas si bien dire, mais pouvais-je savoir ?

J’étais vêtu d’un pantalon court qui laissait nues mes longues jambes fines et galbées. Elles ne laissaient indifférent aucun des passants, et ils étaient nombreux ce dimanche dans le parc. Le haut du corps recouvert d’un maillot à l’effigie de notre association, moulait ma poitrine généreuse. La quarantaine montrait son nez mais je restais encore très avenante. Notre guide, le seul homme du groupe, me lorgnait et restait le plus souvent près de moi. Je m’amusais à voir son visage dont les joues s’empourpraient lorsqu’il regardait mes seins qui ballottaient sous le tissu léger. Les pointes de mes mamelons semblaient vouloir percer le tissu et mes aréoles dessinaient leurs cercles, cela captivait son regard. Mes jambes lisses et douces aux cuisses fermes l’excitaient. Je sentais son désir et devinais ses mains avides de saisir mes seins, sa bouche assoiffée de la mienne et son sexe qui devait se raidir.

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Nouvelle érotique : Cabine d’essayage

Cabine d'essayage

Cabine d’essayage

Martine utilisait l’escalator qui mène aux étages desservant les plates formes du complexe marchand de la Défense. A ces niveaux se trouvaient des magasins de prêt à porter haut de gamme. Elle se rendait dans une de ces boutiques de luxe. La période des soldes battait son plein. Martine cherchait une robe légère et courte qui mettrait en valeur son corps et ses jambes. Une robe au décolleté avantageux pour sa poitrine. Un peu provocatrice, elle aimait montrer son anatomie, enfin juste ce qu’il fallait pour allumer le feu à la libido des hommes. Elle aguichait, sans chercher à provoquer. Elle souhaitait simplement attirer le regard, créer l’envie. Il se dégageait de sa personne quelque chose d’érotique, de charnel. Elle savait le pouvoir qu’elle exerçait sur les humains et les hommes en particulier. Elle riait du tourment qu’elle lisait dans les yeux éperdus du passant, s’amusait de l’agitation qu’elle suscitait. Continuer la lecture de « Nouvelle érotique : Cabine d’essayage »

« À Madame G. » par Alfred de Musset

Précilia

À Madame G. (Sonnet)

Bonjour Madame
Bonjour Madame Par originalgrammatique

C’est mon avis qu’en route on s’expose à la pluie,
Au vent, à la poussière, et qu’on peut, le matin,
S’éveiller chiffonnée avec un mauvais teint,
Et qu’à la longue, en poste, un tête-à-tête ennuie.

C’est mon avis qu’au monde il n’est pire folie
Que d’embarquer l’amour pour un pays lointain.
Quoi qu’en dise Héloïse ou madame Cottin,
Dans un miroir d’auberge on n’est jamais jolie. Continuer la lecture de « « À Madame G. » par Alfred de Musset »