« Celle qui de son chef les étoiles passait » de Joachim du Bellay

Celle qui de son chef les étoiles passait

Celle qui de son chef les étoiles passait,
Et d’un pied sur Thétis, l’autre dessous l’Aurore,
D’une main sur le Scythe, et l’autre sur le More,
De la terre et du ciel la rondeur compassait :

Jupiter ayant peur, si plus elle croissait,
Que l’orgueil des Géants se relevât encore,
L’accabla sous ces monts, ces sept monts qui sont ore
Tombeaux de la grandeur qui le ciel menaçait.

Il lui mit sur le chef la croupe Saturnale,
Puis dessus l’estomac assit la Quirinale,
Sur le ventre il planta l’antique Palatin,

Mit sur la dextre main la hauteur Célienne,
Sur la senestre assit l’échine Exquilienne,
Viminal sur un pied, sur l’autre l’Aventin.

Joachim du Bellay

Étoile
Etoiles Par jourand

0 réponse sur “« Celle qui de son chef les étoiles passait » de Joachim du Bellay”

  1. Iconographe et barde, en un accord parfait,
    Produisent un recueil qui des tableaux arbore ;
    C’est comme un bel objet que l’artisan redore,
    De la Terre et du Ciel un étonnant reflet.

    Héphaïstos et Zeus en restent stupéfaits ;
    Il lisent un fragment, ils en veulent encore,
    Que ce soit inspiré par Desbordes-Valmore
    Ou par un vieux bouquin trouvé dans un buffet.

    L’obscurité des nuits, la fraîcheur matinale
    Et bien d’autres moments vivent dans ces Annales,
    Jusqu’aux amusements des trolls et des lutins.

    À trois muses, merci : la douce Dionysienne,
    Puis, verseuse de vin, la folle Clunisienne,
    Et celle à qui je dois ces jolis tableautins.

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