« Sonnet romantique » de Jean Richepin

Sonnet romantique

Sonnet

Mais le corbeau du temps de son bec la rida.
N’importe ! Elle sourit à sou miroir morose,
Appelant sa pâleur de morte une chlorose,
Et son coeur est plus chaud qu’une olla-podrida.

O folle, c’est en vain que tu comptes tes piastres.
Tes yeux sont des lampions et ne sont plus des astres.
Tu n’achèteras pas même un baiser de gueux.

Pourtant si ton désir frénétique se cabre,
S’il te faut à tout prix un cavalier fougueux,
Tu pourras le trouver à la danse macabre.

Jean Richepin

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.