« Tu Es Mon Ile » par André Sevain

Tu Es Mon Ile

La Volupte est une consequence de l amour
La volupté est une conséquence de l’amour Par Stolen w-heels

Tu es mon île, mon refuge,
Ma citadelle ancrée en mer,
Et quand surgissent les déluges,
Lorsqu’arrivent les jours amers,
Tes bras deviennent sémaphore.
Très vite alors je viens vers toi
Rechercher l’abri de ton corps
Et apaiser tous mes émois.
Comme les jetées dans un port,
Tes bras m’enlacent et me protègent,
Tu es mon île, mon château fort
Mon luxe et mieux, mon privilège.

André Sevain

Poème XV de Pablo Neruda

Poème XV

"On pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que l'on n'a pas su retenir."
« On pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que l’on n’a pas su retenir. » Par laurent.breillat

J’aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
et tu m’entends au loin, et ma voix ne t’atteint pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés,
et on dirait qu’un baiser t’a clos la bouche

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses pleine de mon âme.
Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme
et tu ressembles au mot : mélancolie.

J’aime quand tu te tais et que tu es comme distante.
Et tu es comme plaintive, papillon que l’on berce.
Et tu m’entends au loin, et ma voix ne t’atteint pas:
laisse-moi me taire avec ton silence. Continuer la lecture de « Poème XV de Pablo Neruda »

Poème sensuel de Charles Baudelaire

Poème

Visage
Visage, Par LensENVY

À la très-chère, à la très-belle
Qui remplit mon cœur de clarté,
À l’ange, à l’idole immortelle,
Salut en l’immortalité !

Elle se répand dans ma vie
Comme un air imprégné de sel,
Et dans mon âme inassouvie
Verse le goût de l’éternel…

Charles Baudelaire

« Mon sexe avec douceur » par Adélia Prado

Mon sexe avec douceur

Érotisme Discret
Sensual touch Par bruno.praha

Mon sexe avec douceur,
turgescent de sagesse,
plein de lui-même, mais affamé,
puissamment se contenait,
illuminant sans flamme mes hanches androgynes
J’étais toute petite
fillette-chrysalide.
Aujourd’hui encore j’en sais qui me pensent
avec des pensées d’homme:
La part de moi qui ne pense pas et va de ma taille à mes pieds
réagit par vagues excentriques,
des vagues de douces chaleur,
d’un volcan qui serait délectable,
Elle me fait innocente et offerte,
mûre pour l’odorat et les dents,
chair d’amour, le fruit

Adélia Prado