« Tout un poème » par Lacrymasultime

Tout un poème

La Mort des Amants
Les Amants Par xo-mox

Comme un vers je me glisse et je veux caresser
Jusqu’à ce que l’oreille se fonde à ton lobe
Je vois que tu souris de ma sonorité
Le vent de mon quatrain soulève alors ta robe

Je veux te pénétrer entre tes hémistiches
Boire la rime qui transpire de passion
Sur un alexandrin sur lequel je ne triche
Je prends mes douze pieds bien plus que raison Continuer la lecture de « « Tout un poème » par Lacrymasultime »

Poème érotique de Pierre De Larivey

Une femme qui pile

Femmes, je vous aime
Carolinny Mendonça (40 Graus Models) – Preview Botswana

Je vis ces jours passez une fort belle garce
Négligemment coifée, assise sur du foin,
Ayant ses deux genoux l’un de l’autre si loin
Au large escarquillez qu’ils occupoient la place.

Ses cuisses elle ouvroit d’une si bonne grace
Qu’on voyoit entre deux, vers le haut, en un coin,
Un trou large et ouvert à y mettre le poin,
Mais faisoit, ce semble, une laide grimace. Continuer la lecture de « Poème érotique de Pierre De Larivey »

« Hommage à M. de Lamartine » de Charles Lassailly

Hommage à M. de Lamartine

Alphonse de Lamartine
Mâcon (Saône-et-Loire) Par sybarite48

Dieu merci, je me sens âme assez forte en moi,
Pour dire hardiment, selon toute ma foi,
Ce que j’ai sur le coeur, contre ces pamphlétaires
Qui de volcans boueux fécondent les cratères,
Jettent au vent l’honneur des réputations,
Et mentent à la muse, ainsi qu’aux nations.

Aboyeurs de places publiques,
Brocanteurs de sales reliques,
Que vous nommez la liberté ;
Arrière, arrière les Pilates,
Les donneurs de louanges plates
Au monstre popularité !

La satire, en ses anathèmes,
N’a pas besoin d’impurs blasphèmes,
Coupables indignations,
Allez dans la voie ; elle est ample
Mais vous souillez le seuil du temple,
Vendeurs de profanations.

Je descends vers vous, moi, poète,
Armé de la verge qui fouette
Les hypocrites de vertu ;
Et sous de luisantes écailles,
Je fouillerai dans vos entrailles…
Et je crierai : Toi, que veux-tu,

Toi qui renias un beau rôle ;
Qui ne sais pas que la parole
Ne doit jamais homicider :
Toi qui deviens un mauvais ange ;
Et sur des colonnes de fange,
Sembles à l’aise t’accouder !

Toi qui gagnes un vil pécule
À trafiquer le ridicule,
À mâcher toujours du venin ;
Et sous le luxe de tes rimes,
Glisses des mots, qui sont des crimes ;
Oui, toi, versificateur nain,

Oui, que veux-tu ? jugeons tes comptes.
Montre-moi le tarif des hontes,
Que darde ton vers avili !
Pourquoi des peuples qu’on égare
Façonner, menteur et barbare,
Ces haines qui prennent le pli ?… Continuer la lecture de « « Hommage à M. de Lamartine » de Charles Lassailly »