« Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines » par André Chénier

Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines

[singlepic id=108 w=320 h=240 mode=web20 float=right]Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines
Ma Muse jeune et fraîche, amante des fontaines,
Assise au fond d’un antre aux nymphes consacré,
D’acanthe et d’aubépine et de lierre entouré.
L’Amour, qui l’écoutait caché dans le feuillage,
Sortit, la salua Sirène du bocage.
Ses blonds cheveux flottants par lui furent pressés
D’hyacinthe et de myrte en couronne tressés :
 » Car ta voix, lui dit-il, est douce à mon oreille,
 » Autant que le cytise à la mielleuse abeille.  »

André Chénier

Crédit Photo : Paul Emile Chabas (1869-1937), « Naïades » Par sofi01

« La Vicieuse » de Louis Perceau

La Vicieuse

Viens t’assoir sur mon dard enduit de vaseline
Car je connais tes goûts, ma vicieuse Line,
Et qu’il te faut sentir
Un gros membre enfoncé dans tes chairs élastiques,
Cependant que d’un doigt prompt à te divertir
Par-devant tu t’astiques.

Sur ce clou palpitant assise sans bouger,
Tu n’attends le plaisir que de ton doigt léger,
Mais sitôt qu’il s’amène,
Lancinant et rapide, infernal et profond,
Ton corps comme en fureur sur mon dard se démène
Pour l’entrer jusqu’au fond !

Louis Perceau
dit Vérineau
Mes Petites amoureuses
Néstor Almendros Par genesee.gbh

« Voyage autour du Cœur » de Stéphanie Cavazza

Voyage autour du Cœur

Estrangement of the Heart, par qthomasbower sur Flickr

Par monts et par vaux nous dessinons notre ivresse
En délayant pour nous la palette du monde.
Peintres de notre volupté, avec hardiesse
Nous transfigurons tout lieu en toile féconde

Topaz’ dorée pour l’amitié à Etretat :
Abandonner Paris pour une bouffée d air,
Sourire entre amis réunis, dolce vita.
Première touche à notre tableau balnéaire

Noir diamanté pour une Londres féerique
Dans l’enchantement des soirées de février
Nuits du désir baroque, temple du gothique
Perles de plaisir nous saisissant enlacés. Continuer la lecture de « « Voyage autour du Cœur » de Stéphanie Cavazza »

Trilogie Érotique : « II » de Stéphanie Cavazza

érotiques

II

Trilogie Érotique

Mes dents attirent et croquent un bouton
L’enlèvent et mordillent la peau à nu
Descendent le torse en un frisson,
Agacent un téton, délicieuse vue !

Long effleurement du cou aux lèvres
Ne se rassasiant de ces doux appâts.
Ma bouche se perd, courte trêve,
Sur ton épaule d’où elle tombe, pas à pas Continuer la lecture de « Trilogie Érotique : « II » de Stéphanie Cavazza »

Trilogie Érotique : « I » de Stéphanie Cavazza

I

Trilogie érotique

Ses mains effleurent mon visage
Parcourent mes épaules et se perdent,
éveillant des sensations du fond des âges.
Doux frissons me grisant, mon souffle s’altère.

Paumes chaudes faisant fondre mes seins
Sous leurs caresses folâtres, aériennes.
Mon corps se cambre pour s’offrir à ses mains
Avides des douceurs que je fais miennes. Continuer la lecture de « Trilogie Érotique : « I » de Stéphanie Cavazza »

« Je ne t'aime plus » de Louis Forgerit

 Je ne t’aime plus

L'Amant Douloureux
@LOVE,SENSUAL,NUDE – SL@ – APOLOGIZE IV …By ELIKA par Par BLACKDEAMON …By ELIKA

Il n’y a plus rien de nous
Le vent a tout emporté
Les ans ont tout effacé
Les cœurs se sont refermés

Tu ne dois pas avoir peur
Notre Amour est mort
Je suis en deuil
Tu vois je suis tout en noir

Chacun espère une étincelle
D’autres pensent pour nous
Que les sentiments demeurent
Qu’il reste l’espoir

Je lutte
Pour ne pas pleurer
Je lutte pour ne pas crier
Il faut oublier …

Je ne t’aime plus
J’en suis certain
Tu le sais !

Dis-moi
Dis moi que je ne t’aime plus …

Louis Forgerit

« Faim d’Amour » de Louis Forgerit

Doux rêve

Faim d’Amour de Louis Forgerit

Je voulais
Mais…

Je casse les règles
Refus et mépris
Tu doutes de toi
Je te repousse
La chute est proche
Le sang va couler
L’Amour va mourir !

Je voudrais
Mais…

Je casse les codes
Trahir et mentir
Tu pleures pour deux
Je te défie
La fin s’invite
La vie va s’éteindre
L’Amour n’a jamais existé !

Je luttais
Mais…

Pourquoi l’Amour
Pour un jour ruiner deux êtres
Quand les mains ne brûlent plus la peau
Quand les regards s’évitent
Quand je suis moi
Quand je ne suis plus nous !

Je l’aimais
Mais…

Louis Forgerit