« Les fleurs du clair accueil au long de la muraille » d'Émile Verhaeren

Les fleurs du clair accueil au long de la muraille

Les fleurs du clair accueil au long de la muraille
Ne nous attendent plus quand nous rentrons chez nous,
Et nos étangs soyeux dont l’eau plane s’éraille
Ne se prolongent plus sous les cieux purs et doux.

Tous les oiseaux ont fui nos plaines monotones
Et les pâles brouillards flottent sur les marais.
O ces deux cris : automne, hiver ! hiver, automne !
Entends-tu le bois mort qui choit dans la forêt ? Continuer la lecture de « « Les fleurs du clair accueil au long de la muraille » d'Émile Verhaeren »

« Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour » de Joachim du Bellay

Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour

Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour
Sous un ciel inconnu, et quiconques endure
D’aller de port en port cherchant son aventure,
Et peut vivre étranger dessous un autre jour :

Qui peut mettre en oubli de ses parents l’amour,
L’amour de sa maîtresse, et l’amour que nature
Nous fait porter au lieu de notre nourriture,
Et voyage toujours sans penser au retour :

Il est fils d’un rocher ou d’une ourse cruelle,
Et digne qui jadis ait sucé la mamelle
D’une tigre inhumaine : encor ne voit-on point Continuer la lecture de « « Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour » de Joachim du Bellay »

« Je ne veux plus aimer que ma mère Marie » de Paul Verlaine

Je ne veux plus aimer que ma mère Marie

Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu’ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux cœurs qui l’ont chérie.

C’est pour Elle qu’il faut chérir mes ennemis,
C’est par Elle que j’ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de cœur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis …

C’est par Elle que j’ai voulu de ces chagrins,
C’est pour Elle que j’ai mon cœur dans les Cinq Plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l’invoquais, Elle en ceignit mes reins.

Je ne veux plus penser qu’à ma mère Marie,
Siège, de la Sagesse et source des pardons,
Mère de France aussi, de qui nous attendons
Inébranlablement l’honneur de la patrie.

Marie Immaculée, amour essentiel,
Logique de la foi cordiale et vivace,
En vous aimant qu’est-il de bon que je ne fasse,
En vous aimant du seul amour, Porte du ciel ?

Paul Verlaine

« Sagesse »

Mère Marie
Marie-Mary-Maria Par racineur

« Vivre et aimer un misogyne » de TangerNord

Vivre et aimer un misogyne

Tu veux aller vivre loin dans ce village de Tignes ?
Me demanda mon autre voix,
Voisine,
Comme celle d’un roi !
Tu es folle amoureuse,
De cet être qui à tes yeux le plus cher dans ces recoins du Monde comme lui et ses ruses,
Et il domine tous ceux qui fouinent…

Vivre avec un misogyne,
Tu faits tout à son égard,
À fin d’en être digne,
au top à tout comprendre toute seule,
C’est et toujours ton rôle,
Accepter sans aucun défaut,
Ni contradiction,
Cars cela le rend fou !
Sois zen et fine!

Vivre avec un misogyne,
Tu continu,
Mais,
Tu n’es à ses yeux jamais reconnue,
Tout effort hélasse est en vain,
À chaque instant mauvais signe !
Il n’est jamais satisfait de tes actes peut importe,
Quoi et combien tu es belle et pas sotte,
Pour l’avoir on doit s’arracher toutes ses vaines!

Vivre avec un misogyne,
Ou auras fournit et épuisé,
Tant d’amour et bien être,
Ayant y a tout misé,
Supporté tout comportement humain et affectif,
Rien à faire on perd tout son attractif !
Et,
Pour lui,
Tu aurais travaillée telle une abeille reine,
Me répéta cette voix de mon autre vois voisine!

Vivre avec un misogyne,
Tel un moulin qui passe sa vie à verser son eau,
Sans que celle-ci ne soit accumulée,
Et apprécié par le concerné,
Et qu’il soit reconnaissant,
C’est constamment indignant !
Enduit de la sorte,
Y a signe telle pour un compte,
d’une usine…

Vivre avec un misogyne,
C’est une catastrophe que pour ta vie,
Tout fût faute de hasard,
Qui n’a pas bien fait les choses choisit,
ce ne fut que du gâchis,
par l’ange de hasard,
pour toi mal distribué ringard,
Celle-ci,
continue mon autre voix,
Ne me laissant guère du choix,
N’était point vie pour toi,
qui tienne te reposer sur une mezzanine!

Vivre avec un misogyne,
Quarrent ans après,
Tant de patience d’ange épuisé,
Tant des jours et des nuits d’espoirs périmés,
Pour qui on en est pas digne !
Vivre avec un misogyne,
qu’un jour tu finis par une nuit où tu te répète par milliers :
Cet homme qui,
j’aime à l’extrême plus que ma vie,
aurait faillit !
Ne changera plus jamais en mieux,
Il ne cesse de me mal traiter furieux,
humilier à te marcher dessus comme une gardienne,
M’attribuant des caractères,
Et comportements qui ne sont jamais miens !

Vivre avec un misogyne,
Durant 29200 jours et nuits,
ne me suis jamais enfuis !
35 184/24 heures,
14600 matin et soir,
À subir l’horreur,
Ses actes sexuels qui ne sont jamais,
Ni humains ni ariennes fait,
Ni supportables et loin d’être saine !

Vivre avec un misogyne,
Tu l’aimes lui !…
Mais !
Impérativement trop tard réveillée de l’aveuglette de 40 ans,
À en préserver :
En ce qui concerne ton potentiel
Juste avant que tu dérape en démentiel,
me dit mon autre voix voisine!

Vivre avec un misogyne,
J’arrête pour me reposer,
Et,
Regarder autour de moi et tout réviser,
Voire ce que j’aurai laissé de côté,
Pour mieux recoller ma vie dispersée,
En miettes à en crever !
Vivre ce qu’il me reste dans ce beau monde,
Que je n’aurais pas vue passer (étant sourde),
Je fus tellement belle comme de l’or En mine.
Ce qui n’était pas une vie auprès d’un misogyne.

Vivre avec un misogyne,
Tout le reste du monde,
Te dira qu’il a le droit de se défendre,
Exposant ses versions propres des choses à fondre!
En face des tiennes,
quand il vient !…
Il se nourrit d’une espèce de raisiné !

Mais que ce monde ne s’inquiète pas à son égard!
Il est toujours ringard !
Il aurait acquit toutes ces carapaces,
Avec lesquelles il se serait déguisé à tout casse,
Dans ses vies antérieures,
Un véritable diable d’extérieur,
Menant une vie si fine,
Passant par une suite divine !

Vivre avec un misogyne,
Passant inaperçu durant,
Toutes les guerres menaient depuis que ce monde existant !
Tous ses immortels,
Comme lui dans leurs combines initiales.
Il aurait consommé tous les breuvages,
en gage de ses survies sereines
en s’appropriant de toutes les vies !
tels les jus de la terre entière en vigne!

Vivre avec un misogyne,
Comment est-ce que tu ne t’es pas suicidée ?
En te coupant les veines,
me dit-t-elle mon autre voix voisine ?

Vivre avec un misogyne,
Je l’ai fais maintes fois,
Je suis morte des milliers d’occasions !
Et en revenir tout droit,
À chaque fois de façon différentes,
Je ne suis qu’une revenante!
Qui aurait Vécue avec un misogyne,
Mais,
Comme je l’aime,
Et que l’amour est plus fort que tout,
À en mourir fou !
Et que dans de la soie en soirée,
Je l’ai couvert en draps blanc au parfumé,
à la gloire devine,
Au tact en mousseline…,
Je crus qu’il m’ait aimée !

Vivre avec un misogyne,
le seigneur m’aurait fait grâce,
Me laissant longue vie devine.
la providence,
M’en a fait alliance
Pour conclure,
seule vivrai ma saine ligne,
J’irai vivre seule dans les airs pur de val clarté,
À la montagne blanche à purifier mon esprit,
à Tignes,
où ça fera drôle,
Comme un oiseau je prends mon envole
Pourquoi pas ?
Une vie en limousine!
Me répond toujours mon autre voix maligne!
Le misogyne restera bloqué dans mon passé,
Je ferai en sorte d’assied très loin !
Où je vivrai oubliant de ses odeur,
gardant ce qu’il me reste de pudeur !
Non,
sérieux,
Je mènerai une vie solitaire…
…Humble et sereine…
Peut-être me ferai-je…. beaucoup beaucoup d’amies),
Ce qu’il m’a souvent manqué

Tangernord
Mysoginie
Mysoginie 101 Par vnoel

« Je te veux souriant » par TangerNord

Je te veux souriant

Nous partons envers l’océan.

Nous avons réservé,
rien que pour nous deux
Une île vierge,
Où nous serions heureux,
Cocotier dansant au son du vent,
Et des oiseaux s’ajoutant à la communié dansante,
Tout en chantant la vie rentre prise ;
Où tous de nouveau trouvent refuge,
Qui est pour eux tout est fêté à l’aise.
On n’aura pas besoin des bagages !

Je te veux souriant,
Ni bagage ni gros vêtement,
Le climat,
Est tiède jour et nuit,
Pour toit,
On a calme qui est peint en bleu nuit,
Le ciel.
Je te veux souriant
on est tous les deux l’un à l’autre fidèle,
Heureux on l’on vie réelle,
léger tissus comme garde robe en bagage.
Amour eau fruit des îles,
Paradisiaques sols en tapis multi couleurs florales,
Et pour notre futur bon karma en pluriel,
Tout y est sera au gout du miel,
Loin du commérage.

Je te veux souriant,
Immobile tous les deux,
On aura créé une nouvelle forme de vie humaine.

Je te veux souriant,
Indemne de mauvais esprit,
Le djinn se sera en enfer péri!
Le Satan autre se sera en enfer péri !
La haine contre l’humain,
de l’ile fut aboulait en fin!

Je te veux souriant,
L’envie négatif en vers l’autre de nos esprits effacé
L’ignorance assassine de notre île,
Par le bon savoir remplacé,
Les ruses et les défauts,
Des nos esprit seront a tout jamais éliminé!
Les poisons ne seront que souvenir des choses vil,
Il n’y a plus possibilité d’exister.

Je te veux souriant,
Un nouveau génome humain,
De nous deux est naît ,
nouveau et sains,
sans douleur ni tourment !
Dans notre île depuis longtemps,
Par l’humanité fut “rêvé” le rêve est enfin réalisé.
Juste avant qu’on soit dans “notre île” parti,
L’enterrement du négatif nous y avions assisté …
Te voilà souriant,
Nouvelle humanité de ton gêne est belle et bien conçue,
Souriante et heureuse dans ce nouveau monde,
Qui appellera,
l’île des gens souriants,
Une nouvelle terre,
Un nouvel océan…

— « l’île depuis longtemps par l’humanité rêvé,
par la vraie humanité… »

Tangernord
Sourire
Sourire Par |JL62|

« Dieu, qu'il la fait bon regarder » de Charles d'Orléans

Dieu, qu’il la fait bon regarder

Dieu, qu’il la fait bon regarder,
La gracieuse, bonne et belle !
Pour les grans biens qui sont en elle,
Chascun est prest de la louer.

Qui se pourroit d’elle lasser ?
Tousjours sa beauté renouvelle,
Dieu, qu’il la fait bon regarder,
La gracieuse, bonne et belle !

Par deça ne dela la mer
Ne sçay dame ne damoiselle
Qui soit en tous biens parfais telle ;
C’est un songe que d’y penser.
Dieu, qu’il la fait bon regarder !

Charles d’Orléans
Il y a
« Portrait », by André SC

« Sur la lyre tissant mes douces mélodies » de Zoé Fleurentin

Sur la lyre tissant mes douces mélodies

Sur la lyre tissant mes douces mélodies,
Tantôt j’ai fait gronder un hymne à la vertu ;
Et tantôt, soupirant, mes lèvres moins hardies
Ont tout bas murmuré :  » Printemps, que me veux-tu ?  »

Restant toujours fidèle à l’essaim de mes rêves,
Jamais je n’ai maudit l’extase de l’amour,
Ni condamné ceux qui, dans des heures trop brèves,
Prononcent des serments qu’ils oublieront un jour.

Zoé Fleurentin

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Lyre Par Jeff Tabaco

« Fleur Fatale » d'Émile Verhaeren

Fleur fatale

L’absurdité grandit comme une fleur fatale
Dans le terreau des sens, des cœurs et des cerveaux ;
En vain tonnent, là-bas, les prodiges nouveaux ;
Nous, nous restons croupir dans la raison natale.

Je veux marcher vers la folie et ses soleils,
Ses blancs soleils de lune au grand midi, bizarres,
Et ses échos lointains, mordus de tintamarres
Et d’aboiements et pleins de chiens vermeils.

Iles en fleurs, sur un lac de neige ; nuage
Où nichent des oiseaux sous les plumes du vent ;
Grottes de soir, avec un crapaud d’or devant,
Et qui ne bouge et mange un coin du paysage.

Becs de hérons, énormément ouverts pour rien,
Mouche, dans un rayon, qui s’agite, immobile
L’insconscience douce et le tic-tac débile
De la tranquille mort des fous, je l’entends bien !

Émile Verhaeren

« Les débâcles »

Beauté fatale...
Beauté fatale... Par ImAges ImprObables
Beauté fatale… Par ImAges ImprObables sur Flickr

« Vénus » d'Émile Verhaeren

Vénus

Vénus,
La joie est morte au jardin de ton corps
Et les grands lys des bras et les glaïeuls des lèvres
Et les grappes de gloire et d’or,
Sur l’espalier mouvant que fut ton corps,
ont morts.

Les cormorans des temps d’octobre ont laissé choir
Plume à plume, leur deuil, au jardin de tes charmes ;

Mélancoliques, les soirs
Ont laissé choir
Leur deuil, sur tes flambeaux et sur tes armes.

Hélas ! Tant d’échos morts et mortes tant de voix !
Au loin, là-bas, sur l’horizon de cendre rouge,
Un Christ élève au ciel ses bras en croix :
Miserere par les grands soirs et les grands bois !

Vénus,
Sois doucement l’ensevelie,
Dans la douceur et la mélancolie

Et dans la mort du jardin clair ;
Mais que dans l’air
Persiste à s’exalter l’odeur immense de ta chair.

Tes yeux étaient dardés, comme des feux d’ardeur,
Vers les étoiles éternelles ;
Et les flammes de tes prunelles
Définissaient l’éternité, par leur splendeur.

Tes mains douces, comme du miel vermeil,
Cueillaient, divinement, sur les branches de l’heure,
Les fruits de la jeunesse à son éveil ;
Ta chevelure était un buisson de soleil ;

Ton torse, avec ses feux de clartés rondes,
Semblait un firmament d’astres puissants et lourds ;
Et quand tes bras serraient, contre ton cœur, l’Amour,
Le rythme de tes seins rythmait l’amour du monde.

Sur l’or des mers, tu te dressais, tel un flambeau.
Tu te donnais à tous comme la terre,
Avec ses fleurs, ses lacs, ses monts, ses renouveaux
Et ses tombeaux. Continuer la lecture de « « Vénus » d'Émile Verhaeren »

« Le cri du cœur » de Maurice Rollinat

Le cri du cœur

Rondement, Mathurin
Mène dans sa carriole
La Dame qui s’affole
De filer d’un tel train.

Elle crie au trépas !
Le vieux dit :  « Not’ maîtresse,
N’soyez point en détresse
Puisque moi j’y suis pas.

Si y’avait du danger
Vous m’verriez m’affliger
Tout comm’ vous, encor pire !

Pac’que, j’m’en vas vous dire :
J’tiens à vos jours, mais j’tiens
P’tèt’ encor plus aux miens. »

Maurice Rollinat

 
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20110429 59a Carolus-Duran La dame en noir Par Awfulknitter