« De Catin » – Poète Anonyme

De Catin

J’allais près d’une rivière
Quand Catin me dit tout bas:
« Tu as l’âme casanière
De ne prendre ici mon cas ! »

Aussitôt la soulevant,
Dessus l’herbe, je la jette,
Et lui troussant son devant,
Je défis mon aiguillette.
« Tout doux, tout doux, me dit-elle,
Ah ! ne poussez pas si fort !
Mais choyez une pucelle
Qui meurt d’une douce mort. »

Disant cela, ses genoux
Elle ouvrit d’un grand courage,
Et moi, je doublai mes coups
Pour m’y faire un chemin large.

« Eh bien ! ai-je le cœur lâche ?
Lui dis-je, quand je fus las.
– Non, dit-elle, si tu tâches
Trois fois d’embourrer mon bas. »

Anonyme

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