« À une petite catin qui s’était endormie » – Norge

À une petite catin qui s’était endormie

Endormie
Endormie Par lumir etincelle

Tu es calme
tu t’immerges au lisse
sommeil des enfants
comme dans un bain onctueux.

Et ton souffle bouge si peu
qu’on te croirait
célestement
suavement,
morte.

Pourquoi serais-tu inquiète ?
Pas plus qu’une plante
tu n’éprouves la vie.

Pourquoi serais-tu souillée ?
Tu fais ton inconscient baiser
par un prêt dédaigneux.

Pourquoi serais-tu pensante ?
Tu existes.

Et ton ventre sent bon comme un pommier d’avril.

Norge

 

Une réponse sur “« À une petite catin qui s’était endormie » – Norge”

  1. J’adore la poésie, celle qui aiguise et excite les sens telle romantique, érotique et encore plus, celle à la limite pornographique.
    Lamartine ne s’est pas trompé :Aimons donc, aimons donc, de l’heure fugitive
    Hâtons nous jouissons….

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