L'amour, selon Molière

« Il le faut avouer, l’amour est un grand maître ; Ce qu’on ne fut jamais, il vous enseigne à l’être. »

« Tout le plaisir de l’amour est dans le changement . »

Molière

Ti Amo : À mon ami
2 Parole 5 Lettere Par FotoRita [Allstar maniac]

« Élégie Quatorzième » – Francis Jammes

Élégie Quatorzième

Élégie
Philippe Parrot (French, 1831-1894), « Elégie » Par sofi01

Mon amour, disais-tu. — Mon amour, répondais-je.
— Il neige, disais-tu. — Je répondais : Il neige.

— Encore, disais-tu. — Encore, répondais-je.
— Comme ça, disais-tu. — Comme ça, te disais-je.

Plus tard, tu dis : Je t’aime. Et moi : Moi, plus encore…
— Le bel Été finit, me dis-tu. — C’est l’Automne,

répondis-je. Et nos mots n’étaient plus si pareils.
Un jour enfin tu dis : Ô ami, que je t’aime…

(C’était par un déclin pompeux du vaste Automne.)
Et je te répondis : Répète-moi… encore…

Francis Jammes
« Choix de poèmes »

« Sables Mouvants » – Jacques Prévert

Sables Mouvants

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.

Jacques Prévert
« Paroles »

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Rush (II) Par BURИBLUE (Toby Keller)

« Le rêve d'amour » de Paul Verlaine

Le rêve d’amour

N'être qu'une main dans tes cheveux...
N’être qu’une main dans tes cheveux… Par FREDBOUAINE ☮

N’est ce pas ? En dépit des sots et des méchants
Qui ne manqueront pas d’envier notre joie,
Nous serons fiers parfois et toujours indulgents.

N’est-ce pas ? Nous irons, gais et  lents, dans la voie
Modeste que nous montre en souriant l’Espoir,
Peu soucieux qu’on nous ignore ou qu’on nous voie.

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« Voluptueusement berçons notre faiblesse » – Catulle Mendès

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Voluptueusement berçons notre faiblesse

Reste. N’allume pas la lampe. Que nos yeux
S’emplissent pour longtemps de ténèbres, et laisse
Tes bruns cheveux verser la pesante mollesse
De leurs ondes sur nos baisers silencieux.

Nous sommes las l’un autant que l’autre. Les cieux
Pleins de soleil nous ont trompés. Le jour nous blesse.
Voluptueusement berçons notre faiblesse
Dans l’océan du soir morne et silencieux.

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« Cet Amour-là » – Jacques Prévert

Coeur prouvant le tendre amour

Cet amour-là

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
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