Sonnet LXV – Marc de Papillon de Lasphrise

Sonnet LXV

[singlepic id=92 w=320 h=310 mode=web20 float=right]Au Ciel de voz beautez l’Amour me deifie,
Presse-moy, serre-moy, tiens-moy, joinct-moy, mon cœur :

Car ja desja je sens une douce liqueur,
Qui donne ensemblement et la mort et la vie.

Sois plus prompte au combat, je trespasse d’envie,
Je ne veux amortir ta prochaine chaleur ;
Là donc d’un bonds mignon incite ton ardeur,
Et d’un bransle poupin plein de douce furie.

Tousjours je temporise en un si beau desir,
Pour rendre plus parfait un si plaisant plaisir,
Et pour le faire aussi de plus longue durée.

Mais l’aise toutesfois me transporte beaucoup :
Je n’en puis plus, Follastre, hô ! je meurs à ce coup.
Vous l’avez trouvé bon, ma petite sucrée.

Marc de Papillon de Lasphrise

« L’Amour passionnel de Noémie. »

Crédit Photo : Noémie Lenoir par Par CHRISTOPHER MACSURAK

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