« Vos beaux yeux » de Pierre de Corneille

« Vos beaux yeux » de Pierre de Corneille

Vos beaux yeux

Chanson.

Vos beaux yeux sur ma franchise 
N’adressent pas bien leurs coups, 
Tête chauve et barbe grise 
Ne sont pas viande pour vous ; 
Quand j’aurais l’heure de vous plaire, 
Ce serait perdre du temps ; 
Iris, que pourriez-vous faire 
D’un galant de cinquante ans ? (suite…)

« Les Yeux des pauvres » de Charles Baudelaire

« Les Yeux des pauvres » de Charles Baudelaire

Les Yeux des pauvres

Ah! vous voulez savoir pourquoi je vous hais aujourd’hui. Il vous sera sans doute moins facile de le comprendre qu’à moi de vous l’expliquer; car vous êtes, je crois, le plus bel exemple d’imperméabilité féminine qui se puisse rencontrer. (suite…)

« Valse » de Marie Krysinska

Valse

Ah! pourquoi de vos yeux
Tant appeler mes yeux,
Et pourquoi d’une folle étreinte me dire
Que tout est puéril
Hors élan de nos cœurs
Éperdus l’un vers l’autre.
Ces lampes claires et ces girandoles
Dévoileraient mon trouble sans doute,
Si je laissais vos yeux
Tant parler à mes yeux.
Vois l’enchantement de cette nuit complice
Et ces roses
Amoureuses
Aux corsages des Amoureuses.
Respirons les arômes charmants
Qui montent de ces fleurs,
Parées comme des femmes,
Et des ces femmes parées
Comme des fleurs.
Enivrons-nous du doux vin
Cher à Cythérée,
Tandis que les violons
Traînent des notes pâmées
Et que les violoncelles sont
Des voix humaines extasiées.
Ne fuyez pas, chers yeux, tes yeux
Abandonnez-vous vaincus et vainqueurs,
Abandonnez-vous, tes yeux à mes yeux.

Marie Krysinska

Rythmes pittoresques

« Surgis » de Paul Éluard

Surgis

Surgis d’une seule eau
Comme une jeune fille seule
Au milieu de ses robes nues
Comme une jeune fille nue
Au milieu des mains qui la prient
Je te salue (suite…)

« La courbe de tes yeux » de Paul Éluard

« La courbe de tes yeux » de Paul Éluard

La courbe de tes yeux

Courbe de tes yeux

Roseaux du vent Par S(h)inta

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu. (suite…)

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