« La Belle au Bois dormait… » de Paul Verlaine

La Belle au Bois dormait
La Belle au Bois dormait. Cendrillon sommeillait.
Madame Barbe-bleue ? elle attendait ses frères ;
Et le petit Poucet, loin de l’ogre si laid,
Se reposait sur l’herbe en chantant des prières.
L’Oiseau couleur-du-temps planait dans l’air léger
Qui caresse la feuille au sommet des bocages
Très nombreux, tout petits, et rêvant

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« Gente Dame » de Tristan Corbière

Gente Dame
Il n’est plus, ô ma Dame,
D’amour en cape, en lame,
Que Vous ! …
De passion sans obstacle,
Mystère à grand spectacle,
Que nous ! …
Depuis les Tour de Nesle
Et les Château de Presle,
Temps frais,
Où l’on couchait en Seine
Les galants, pour leur peine…
- Après. -
Quand vous êtes Frisette,
Il n’est plus de grisette
Que Toi

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« Les fleurs du clair accueil au long de la muraille » d’Émile Verhaeren

Les fleurs du clair accueil au long de la muraille
Les fleurs du clair accueil au long de la muraille
Ne nous attendent plus quand nous rentrons chez nous,
Et nos étangs soyeux dont l’eau plane s’éraille
Ne se prolongent plus sous les cieux purs et doux.
Tous les oiseaux ont fui nos plaines monotones
Et

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« Je ne veux plus aimer que ma mère Marie » de Paul Verlaine

Je ne veux plus aimer que ma mère Marie
Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu’ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux cœurs qui l’ont chérie.
C’est pour Elle qu’il faut chérir mes ennemis,
C’est par Elle que j’ai voué ce sacrifice,
Et la

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« Sur la lyre tissant mes douces mélodies » de Zoé Fleurentin

Sur la lyre tissant mes douces mélodies
Sur la lyre tissant mes douces mélodies,
Tantôt j’ai fait gronder un hymne à la vertu ;
Et tantôt, soupirant, mes lèvres moins hardies
Ont tout bas murmuré :  » Printemps, que me veux-tu ?  »
Restant toujours fidèle à l’essaim de mes rêves,
Jamais je n’ai maudit l’extase

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« Extase » de Victor Segalen

Extase
Suis-je ici vraiment ? Suis-je parvenu si haut ?
Paix grande et naïve et splendeur avant-dernière,
Touchant au chaos où le Ciel qui plus n’espère
Se referme et bat comme une ronde paupière.
Comme le noyé affleurant l’autre surface
Mon front nouveau-né vogue sur les horizons.
Je pénètre et vois. Je participe aux raisons.
Je tiens l’empyrée,

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« La dame en noir » d’Émile Verhaeren

La dame en noir
- Dans la ville d’ébène et d’or,
Sombre dame des carrefours,
Qu’attendre, après tant de jours,
Qu’attendre encor ?
- Les chiens du noir espoir ont aboyé, ce soir,
Vers les lunes de mes deux yeux,
Si longuement, vers mes deux yeux silencieux,
Si longuement et si terriblement, ce soir,
Vers les lunes de mes

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« Élégie (autre) » d’Évariste de Forges de Parny

Élégie
Calme des sens, paisible indifférence,
Léger sommeil d’un cœur tranquillisé,
Descends du ciel ; éprouve ta puissance
Sur un amant trop long-temps abusé.
Mène avec toi l’heureuse insouciance,
Les plaisirs purs qu’autrefois j’ai connus,
Et le repos que je ne trouve plus
Mène surtout l’amitié consolante
Qui s’enfuyait à l’aspect des amours,
Et des beaux-arts la famille brillante,
Et la

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« Ses Yeux » de Georges Rodenbach

Ses Yeux
Ses yeux où se blottit comme un rêve frileux,
Ses grands yeux ont séduit mon âme émerveillée,
D’un bleu d’ancien pastel, d’un bleu de fleur mouillée,
Ils semblent regarder de loin, ses grands yeux bleus.
Ils sont grands comme un ciel tourmenté que parsème
- Par les couchants d’automne et les tragiques soirs -
Tout

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« Sonnet Astronomique » de Charles Cros

Sonnet Astronomique
Alors que finissait la journée estivale,
Nous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvant
À ces mondes lointains dont je parle souvent.
Aussi regardais tu chaque étoile en rivale.
Au retour, à l’endroit où la côte dévale,
Tes genoux ont fléchi sous le charme énervant
De la soirée et des senteurs qu’avait le vent.
Vénus,

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