« Ballet de madame, de petites nymphes qui mènent l’amour prisonnier. Au roi » de François de Malherbe

« Ballet de madame, de petites nymphes qui mènent l’amour prisonnier. Au roi » de François de Malherbe

Ballet de madame, de petites nymphes qui mènent l’amour prisonnier. Au roi

Dame Helen Mirren

Dame Helen Mirren Par Sougata Ghosh

A la fin tant d’amants dont les âmes blessées
Languissent nuit et jour,
Verront sur leur auteur leurs peines renversées,
Et seront consolés aux dépens de l’Amour.

Ce public ennemi, cette peste du monde,
Que l’erreur des humains
Fait le maître absolu de la terre et de l’onde,
Se treuve à la merci de nos petites mains.

Nous le vous amenons dépouillé de ses armes
O roi, l’astre des rois,
Quittez votre bonté, moquez-vous de ses larmes,
Et lui faites sentir la rigueur de vos lois. (suite…)

« Si je trépasse entre tes bras, Madame » de Pierre de Ronsard

« Si je trépasse entre tes bras, Madame » de Pierre de Ronsard

Si je trépasse entre tes bras, Madame

Si je trépasse entre tes bras, Madame,
Il me suffit, car je ne veux avoir
Plus grand honneur, sinon que de me voir
En te baisant, dans ton sein rendre l’âme. (suite…)

« Ô prompt à croire et tardif à savoir » de Marguerite de Navarre (Marie de France)

« Ô prompt à croire et tardif à savoir » de Marguerite de Navarre (Marie de France)

Ô prompt à croire et tardif à savoir

Ô prompt à croire et tardif à savoir 
Le vrai, qui tant clairement se peut voir, 
A votre coeur reçu telle pensée 
Qu’à tout jamais j’en demeure offensée ? 
Est-il entré dans votre entendement, 
Que dans mon coeur y ait un autre amant ? 
Hélas ! mon Dieu, avez-vous bien pu croire 
Qu’autre que vous puisse être en ma mémoire ? 
Est-il possible ? A mensonge crédit 
En votre endroit, ainsi que l’avez dit ?  (suite…)

« Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie » de François Villon

« Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie » de François Villon

Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie

 » Car ou soies porteur de bulles,
Pipeur ou hasardeur de dés,
Tailleur de faux coins et te brûles
Comme ceux qui sont échaudés,
Traîtres parjurs, de foi vidés ;
Soies larron, ravis ou pilles :
Où s’en va l’acquêt, que cuidez ?
Tout aux tavernes et aux filles.

(suite…)

« Voyant ces monts de veue ainsi loingtaine » de Mellin de Saint-Gelais

« Voyant ces monts de veue ainsi loingtaine » de Mellin de Saint-Gelais

Voyant ces monts de veue ainsi loingtaine

Voyant ces monts de veue ainsi lointaine
Je les compare à mon long desplaisir.
Haut est leur chef, et hault est mon desir,
Leur pied est ferme et ma foy est certaine. (suite…)

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