« Sappho » de Paul Verlaine

Sappho
Préliminaires Par patdebaz
Furieuse, les yeux caves et les seins roides,
Sappho, que la langueur de son désir irrite,
Comme une louve court le long des grèves froides,
Elle songe à Phaon, oublieuse du Rite,
Et, voyant à ce point ses larmes dédaignées,
Arrache ses cheveux immenses par poignées ;

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« Beauté des femmes… » de Paul Verlaine

Beauté des femmes…
Portrait d’une belle jeune femme Par Claude Robillard
Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles
Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal,
Et ces yeux, où plus rien ne reste d’animal
Que juste assez pour dire : « assez » aux fureurs mâles !
Et toujours, maternelle endormeuse

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« Tu n’es pas la plus amoureuse… » de Paul Verlaine

 
L’Amoureuse 2 Par Telennä
Tu n’es pas la plus amoureuse
De celles qui m’ont pris ma chair;
Tu n’es pas la plus savoureuse
De mes femmes de l’autre hiver.
Mais je t’adore tout de même !
D’ailleurs ton corps doux et bénin
A tout, dans son calme suprême,
De si grassement féminin,

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« C’est l’extase langoureuse » de Paul Verlaine

O le frêle et frais murmure !
Cela gazouille et susurre,
Cela ressemble au cri doux
Que l’herbe agitée expire…
Tu dirais, sous l’eau qui vire,
Le roulis sourd des cailloux.

« La Belle au Bois dormait… » de Paul Verlaine

La Belle au Bois dormait
La Belle au Bois dormait. Cendrillon sommeillait.
Madame Barbe-bleue ? elle attendait ses frères ;
Et le petit Poucet, loin de l’ogre si laid,
Se reposait sur l’herbe en chantant des prières.
L’Oiseau couleur-du-temps planait dans l’air léger
Qui caresse la feuille au sommet des bocages
Très nombreux, tout petits, et rêvant

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« Je devine, à travers un murmure » de Paul Verlaine

Je devine, à travers un murmure
Je devine, à travers un murmure,
Le contour subtil des voix anciennes
Et dans les lueurs musiciennes,
Amour pâle, une aurore future !
Et mon âme et mon cœur en délires
Ne sont plus qu’une espèce d’œil double
Où tremblote à travers un jour trouble
L’ariette, hélas ! de toutes lyres !
O

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« Je ne veux plus aimer que ma mère Marie » de Paul Verlaine

Je ne veux plus aimer que ma mère Marie
Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu’ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux cœurs qui l’ont chérie.
C’est pour Elle qu’il faut chérir mes ennemis,
C’est par Elle que j’ai voué ce sacrifice,
Et la

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« Green » de Paul Verlaine

Green
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.
J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon

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Aperçu Image de « La mort des cochons  » de Paul Verlaine
18 fév 2012

« La mort des cochons » de Paul Verlaine

La mort des cochons
Nous reniflerons dans les pissotières,
Nous gougnotterons loin des lavabos,
Et nous lècherons les eaux ménagères
Au risque d’avoir des procès-verbaux.
Foulant à l’envi les pudeurs dernières,
Nous pomperons les vieillards les moins beaux,
Et fourrant nos nez au sein des derrières,
Nous humerons la candeur des bobos.
Un soir plein de foutre et de

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« Dans le Café… » de Paul Verlaine

Dans le Café
Dans ce café bondé d’imbéciles, nous deux
Seuls nous représentions le soi-disant hideux
Vice d’être « pour homme » et sans qu’ils s’en doutassent.
Nous encagnions ces cons avec leur air bonasse,
Leurs normales amours et leur morale en toc.
Cependant que, branlés et de taille et d’estoc
À tire-larigot, à gogo, par principes.
Toutefois, voilés par

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