Mes yeux…
Mes yeux, vous m’êtes superflus ;
Cette beauté qui m’est ravie,
Fut seule ma vue et ma vie,
Je ne vois plus, ni ne vis plus.
Qui me croit absent, il a tort,
Je ne le suis point, je suis mort.
O qu’en ce triste éloignement,
Où la nécessité me traîne,
Les dieux me témoignent de haine,
Et
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Les siècles ont glissé sur nos fronts endormis
Plus légers et plus doux que des rires amis…
Rupture
(tristesse) Par hugo b♪rth♪→photostream
Solitaire à sa fenêtre, une amante, une nuit
Déclama à son Sir, à corps et à cri
Doucement blessée, un peu lasse
Mais prise dans un élan de passion et de grâce
Ironie du sort
Appel du gouffre et de la mort
Noirceur d’une âme endeuillée
Linceul en écharpe porté
Oh! ne crois pas que
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À celle qui est restée en France
I
Mets-toi sur ton séant, lève tes yeux, dérange
Ce drap glacé qui fait des plis sur ton front d’ange,
Ouvre tes mains, et prends ce livre : il est à toi.
Ce livre où vit mon âme, espoir, deuil, rêve, effroi,
Ce livre qui contient le spectre de
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Ha ! coeur que j’aimais tant, et qui m’as tant aimée
Ha ! coeur que j’aimais tant, et qui m’as tant aimée,
Tu mérites mon coeur, un si riche cercueil :
Mais pour montrer que moi digne d’un si grand deuil
Dois mourir, çà mourons d’une mort animée !
Je ne veux de tourments avoir
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Si tu t’enquiers pourquoi sur mon tombeau
Si tu t’enquiers pourquoi sur mon tombeau
On aura mis deux éléments contraires,
Comme tu vois être le feu et l’eau
Entre éléments les deux plus adversaires :
Je t’avertis qu’ils sont très nécessaires
Pour te montrer par signes évidents
Que si en moi ont été résidents
Larmes et feu, bataille
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Partir, c’est mourir un peu
C’est mourir à ce qu’on aime.
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.
C’est toujours le deuil d’un vœu
Le dernier vers d’un poème…
Poèmes que vous pourriez aimer :
« La chanson d’Ulysse » – Edmond Haraucourt
« Je suis prête à mourir encore » de
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L’amour et la mort
À M. Louis de Ronchaud
I
Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :
Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
Avec étonnement entendent prononcer,
Et qu’osent répéter des lèvres qui pâlissent
Et
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L’amour à mort
Amour du Sud, tu souffles sans relâche
Sur mes assauts, doux pleurs cristallins,
Amour violent, dis-moi ce qui te fâche,
Pourquoi ces humeurs du soir au matin?
Sur mes assauts, doux pleurs cristallins,
Les arcs-en-ciel de nos amours s’effacent.
Pourquoi ces humeurs du soir au matin?
Sur ma harpe, ton cœur a laissé sa trace…
Les
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Ballade à s’Amie
Fausse beauté qui tant me coûte cher,
Rude en effet, hypocrite douleur,
Amour dure plus que fer à mâcher,
Nommer que puis, de ma défaçon seur1,
Cherme félon, la mort d’un pauvre coeur,
Orgueil mussé qui gens met au mourir,
Yeux sans pitié, ne veut Droit de Rigueur,
Sans empirer, un pauvre secourir ?
Mieux m’eût
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