La dame en noir
- Dans la ville d’ébène et d’or,
Sombre dame des carrefours,
Qu’attendre, après tant de jours,
Qu’attendre encor ?
- Les chiens du noir espoir ont aboyé, ce soir,
Vers les lunes de mes deux yeux,
Si longuement, vers mes deux yeux silencieux,
Si longuement et si terriblement, ce soir,
Vers les lunes de mes
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Féminin singulier
Éternel Féminin de l’éternel jocrisse !
Fais-nous sauter, pantins nous pavons les décors !
Nous éclairons la rampe… Et toi, dans la coulisse,
Tu peux faire au pompier le pur don de ton corps.
Fais claquer sur nos dos le fouet de ton caprice,
Couronne tes genoux ! … et nos têtes dix-corps ;
Ris
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Femmes du Monde
Cette femme du monde,
Pâle et blonde,
Qu’on voit d’un pas pressé,
L’œil baissé,
Filer sous les grands arbres
Loin des marbres,
Héros, Amours, Bergers,
Trop légers,
S’en va vers un coin sombre
Voilé d’ombre,
Derrière les massifs
De vieux ifs.
Sans manteau qui la drape
Un Priape
Lascif dresse en ce lieu
Son long pieu,
Que couronne d’acanthe
La bacchante.
Par delà le nombril
Son outil
Lui
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Une Femme
Une femme avec un sexe entre les jambes
Et de longs cheveux de noyée
Une femme aux yeux couleur de lierre
Aux seins tendres comme la rosée
Ses mains sont la forêt obscure
Où je me perds et qui me déchire
Sa nuque est la clairière ailée
Tous les chemins mènent au port
Sa chevelure est la
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Que disait-elle, jalouse, la Dame oiseau du damoiseau ?
— Méfie-toi de son sourire !
Méfie-toi de son corps lisse !
Mais le huchet (1) du freluquet clamait au vent :
— L’oiseau fou nommé Délire
Est niché entre ses cuisses.
Applaudissez, palombes ! Dans ce silence qui n’est plus le silence, seul votre roucoulement peut
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que sont ses mains bien placées.
C’est par là que le reste s’enrôle.
Ni les bras, ni les seins, ni l’épaule,
ni elle-même ne disent : assez !
Femmes d’Ouessant
Un soir de pauvreté comme il en est encore
Dans les rapports de mer et les hôtels meublés
Il arrive qu’on pense à des femmes capables
De vous grandir en un instant de vous lancer
Par-dessus le feston doré des balustrades
Vers un monde de rocs et de vaisseaux hantés
Les filles de la pluie
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L’Amazone
Devant le frais cottage au gracieux perron,
Sous la porte que timbre un tortil de baron,
Debout entre les deux gros vases de faïence,
L’amazone, déjà pleine d’impatience,
Apparaît, svelte et blonde, et portant sous son bras
Sa lourde jupe, avec un charmant embarras.
Le fin drap noir étreint son corsage, et le moule ;
Le mignon
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Poésie de Saint-Valentin
Une belle journée,
qui se montre en février,
celle de la saint-valentin,
ou on tient l’amour par la main…
Une si belle journée,
où l’on est près de notre bien-aimée,
notre âme-sœur,
qui a notre cœur…
Un amour qui grandi,
et qui nous ébloui,
de par la beauté,
dont nous sommes émerveillés…
Une femme qui a notre amour,
et a qui
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Beauté, dans ce vallon…
Beauté, dans ce vallon étends-toi blanche et nue
Et que ta chevelure alentour répandue
S’allonge sur la mousse en onduleux rameaux ;
Que l’immatérielle et pure voix de l’eau,
Mêlée au bruit léger de la brise qui pleure,
Module doucement ta plainte intérieure.
Une souple lumière à travers les bouleaux
Veloute ta blancheur d’une
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