Quand tu me vois baiser tes bras
Stances
Quand tu me vois baiser tes bras,
Que tu poses nus sur tes draps,
Bien plus blancs que le linge même,
Quand tu sens ma brûlante main
Se pourmener dessus ton sein,
Tu sens bien, Cloris, que je t’aime.
Comme un dévot devers les cieux,
Mes yeux tournés devers tes yeux,
A
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Qu’il connaît qu’on feint de l’aimer
Elle feint de m’aimer, pleine de mignardise,
Soupirant après moi, me voyant soupirer,
Et par de feintes pleurs témoigne d’endurer
L’ardeur que dans mon âme elle connaît éprise.
Le plus accort amant, lorsqu’elle se déguise,
De ses trompeurs attraits ne se peut retirer :
Il faut être sans coeur pour ne
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VIII
Combien de fois j’ai subi vos courroux,
Combien de fois bravé vos regards sombres,
Mais, en marchant, Madame, auprès de vous,
Combien de fois j’ai mêlé nos deux ombres !
Vincent Muselli
« Épigrammes »
FURIEUSEMENT
Je veux te prendre, toi que je tiens haletante
Contre mes seins, les yeux de noirs de consentement ;
Je veux te posséder comme un amant,
Je veux te prendre jusqu’au cœur !…Je veux te prendre !…
Ah ! rouler ma nudité sur ta nudité,
Te fixer, te dévorer les yeux jusqu’à l’âme,
Te vouloir, te
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Je suis prête à mourir encore
Dans la journée
Plusieurs fois
Pour toi
J’ai accepté de mourir
De m’anéantir
De m’effacer
Même s’il n’est pas de mort
Qui mène à la mort
Je suis prête à mourir encore
Pour connaître auprès de toi
Une mort qui soit sans fin
J’aurais dû te fuir
Tant que mon cœur
N’était pris dans tes filets
Depuis que je
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L’amour à mort
Amour du Sud, tu souffles sans relâche
Sur mes assauts, doux pleurs cristallins,
Amour violent, dis-moi ce qui te fâche,
Pourquoi ces humeurs du soir au matin?
Sur mes assauts, doux pleurs cristallins,
Les arcs-en-ciel de nos amours s’effacent.
Pourquoi ces humeurs du soir au matin?
Sur ma harpe, ton cœur a laissé sa trace…
Les
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Chanson de l’Alouette
Quand vois l’alouette mouvoir
De joie ses ailes face au soleil,
Que s’oublie et se laisse choir
Par la douceur qu’au cœur lui va,
Las! si grand envie me vient
De tous ceux dont je vois la joie,
Et c’est merveille qu’à l’instant
Le cœur de désir ne me fonde.
Hélas ! tant en croyais savoir
En
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Au moins toi, claire et heureuse fontaine,
Et vous, ô eaux fraîches et argentines,
Quand celle en vous – de tout vice lointaine -
Se vient laver ses deux mains ivoirines,
Ses deux soleils, ses lèvres corallines,
De Dieu créées pour ce monde honorer,
Devriez garder pour plus vous décorer
L’image d’elle en vos liqueurs profondes.
Car plus
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Blessé d’une plaie inhumaine
Blessé d’une plaie inhumaine,
Loin de tout espoir de secours,
Je m’avance à ma mort prochaine,
Plus chargé d’ennuis que de jours.
Celle qui me brûle en sa glace,
Mon doux fiel, mon mal et mon bien,
Voyant ma mort peinte en ma face,
Feint hélas ! n’y connaître rien.
Comme un roc à l’onde
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Dessein de quitter une dame qui ne le contentait que de promesse
Beauté, mon beau souci, de qui l’âme incertaine
A, comme l’océan, son flux et son reflux,
Pensez de vous résoudre à soulager ma peine,
Ou je me vais résoudre à ne la souffrir plus.
Vos yeux ont des appas que j’aime et que
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