Si tu t’enquiers pourquoi sur mon tombeau
Si tu t’enquiers pourquoi sur mon tombeau
On aura mis deux éléments contraires,
Comme tu vois être le feu et l’eau
Entre éléments les deux plus adversaires :
Je t’avertis qu’ils sont très nécessaires
Pour te montrer par signes évidents
Que si en moi ont été résidents
Larmes et feu, bataille
Lire la Suite…
Gente Dame
Il n’est plus, ô ma Dame,
D’amour en cape, en lame,
Que Vous ! …
De passion sans obstacle,
Mystère à grand spectacle,
Que nous ! …
Depuis les Tour de Nesle
Et les Château de Presle,
Temps frais,
Où l’on couchait en Seine
Les galants, pour leur peine…
- Après. -
Quand vous êtes Frisette,
Il n’est plus de grisette
Que Toi
Lire la Suite…
Les fleurs du clair accueil au long de la muraille
Les fleurs du clair accueil au long de la muraille
Ne nous attendent plus quand nous rentrons chez nous,
Et nos étangs soyeux dont l’eau plane s’éraille
Ne se prolongent plus sous les cieux purs et doux.
Tous les oiseaux ont fui nos plaines monotones
Et
Lire la Suite…
Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour
Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour
Sous un ciel inconnu, et quiconques endure
D’aller de port en port cherchant son aventure,
Et peut vivre étranger dessous un autre jour :
Qui peut mettre en oubli de ses parents l’amour,
L’amour de sa maîtresse, et l’amour que nature
Nous fait porter au
Lire la Suite…
Sur la lyre tissant mes douces mélodies
Sur la lyre tissant mes douces mélodies,
Tantôt j’ai fait gronder un hymne à la vertu ;
Et tantôt, soupirant, mes lèvres moins hardies
Ont tout bas murmuré : » Printemps, que me veux-tu ? »
Restant toujours fidèle à l’essaim de mes rêves,
Jamais je n’ai maudit l’extase
Lire la Suite…
Dans la maison où notre amour a voulu naître
Dans la maison où notre amour a voulu naître,
Avec les meubles chers peuplant l’ombre et les coins,
Où nous vivons à deux, ayant pour seuls témoins
Les roses qui nous regardent par les fenêtres.
Il est des jours choisis, d’un si doux réconfort,
Et des heures
Lire la Suite…
Mai
Le mur lance son poing
dans le matin. La feuille
du visage brille et tombe.
Au long des corridors
les portes menacées
de faire naufrage.
Tombé ton bras
à la veine sombre
tient l’or
ultime otage du regard.
Marc DUPUY
« Poèmes de Marc DUPUY »
Mai Chau Par Cmic Blog
Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte
Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte.
Je désire de voir si l’amour de son trait
Vous engrave aussi bien dans le coeur mon portrait
Comme votre beau vers à mes yeux le rapporte.
Je ne veux pas pourtant que hors de vous il sorte,
Ni que par la
Lire la Suite…
Bouche dont la douceur m’enchante doucement…
Bouche dont la douceur m’enchante doucement
Par la douce faveur d’un honnête sourire,
Bouche qui soupirant un amoureux martyre
Apaisez la douleur de mon cruel tourment !
Bouche, de tous mes maux le seul allégement,
Bouche qui respirez un gracieux zéphyr(e) :
Qui les plus éloquents surpassez à bien dire
A l’heure
Lire la Suite…
Complainte amoureuse
Oui dès l’instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l’amour qu’en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que je vous visse
Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le disse
Qu’avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu’enfin je m’opiniâtrasse
Et que
Lire la Suite…