Mon Soleil qui brillez de vos yeux dans mes yeux,
Et pour trop de clarté leur ôtez la lumière,
Je ne vois rien que vous, et mon âme est si fière
Qu’elle ne daigne plus aimer que dans les cieux.
L’amant désespéré
Forêts solitaires et sombres,
Je viens, dévoré de douleurs,
Sous vos majestueuses ombres,
Du repos qui me fuit respirer les douceurs.
Recherchez, vains mortels, le tumulte des villes ;
Ce qui charme vos yeux aux miens est en horreur :
Ce silence imposant, ces lugubres asiles,
Voilà ce qui peut plaire au trouble de mon coeur.
Poèmes
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Le véritable amant
Misterio Profanado Par Claudio Gonzalez
Les bons amants deux coeurs en un assemblent,
Penser, vouloir, mettent en un désir,
Un chemin vont, jamais ne se dessemblent ;
Ce que l’un veut, l’autre l’a à plaisir.
Point ne les vient jalousie saisir
En vrai amour, car de mal n’ont envie
Amour est bonne ; jaloux ont
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Angoisse et volupté
Regarde la
Elle vient vers toi.
Regardes la
Juste derrière toi.
Regarde la
Elle te sourit.
Ne le fuis pas
Se lève la nuit.
Regarde la
Elle sait déjà.
Regarde la
Ne cache pas
Cette blessure,
Ta déchirure,
Par ses baisers
Sera fermée.
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« Blessé d’une plaie inhumaine » de Philippe Desportes
« Tu Es Mon Ile »
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La Saint-Valentin
Mon amour tu n’es pas un saint
Lorque tu poses par essaim
Tes baisers dans mon buisson d’Eve
Pour qu’ils en butinent la sève
Quand le bonheur est sacro-saint.
Je devrais crier : spadassin !
Quand la flèche de fantassin
Me fait gémir dans une trêve …
Mon amour …
Lorqu’à la gourde de mon sein
Tu t’enivres dans
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Or, si je meurs, je veux Dieu requérir
Prendre mon âme : et sans plus enquérir,
Je donne aux vers mon corps plein de faiblesse.
Quant est du coeur, du tout je le te laisse,
Ce nonobstant que me fasses mourir
Avant mes jours.
Stances
Un amant qui poursuit les beaux yeux d’une dame,
Et qui les a choisis pour miroir de son âme,
Qui trompe son esprit aux rais de tel flambeau,
S’encourt hâtivement à son heure dernière,
Comme celui qui suit d’un ardant la lumière
Qui le conduit au fleuve où il fait son tombeau.
Il peint dedans la
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Le véritable amant
Les bons amants deux cœurs en un assemblent,
Penser, vouloir, mettent en un désir,
Un chemin vont, jamais ne se dessemblent ;
Ce que l’un veut, l’autre l’a à plaisir.
Point ne les vient jalousie saisir
En vrai amour, car de mal n’ont envie
Amour est bonne ; jaloux ont male vie.
En telle amour
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Haletant, un moment j’oubliai cette femme
Que j’aimais plus que moi. Le vent nous apportait
Mille sons doux et clairs que l’écho répétait.
Ce n’était plus de l’air le calme et frais murmure,
Mais c’était comme un souffle étreignant la nature,
Un souffle, un souffle immense, errant, animant tout,
Qui planait et passait, me rendant presque fou,
Un son mystérieux et qui, sur son passage,
Réveillait et frappait les échos du bocage.
L’amour et la mort
À M. Louis de Ronchaud
I
Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :
Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
Avec étonnement entendent prononcer,
Et qu’osent répéter des lèvres qui pâlissent
Et
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