« La main » par Alain Verdure

La main

La main tout doucement, se pose sur un genou,
Elle reste là, figée, n’ose pas d’avantage,
Se permettre autre chose serait un rêve fou,
Pourtant tant de trésors et tant d’autres rivages.

Et voilà que la main se permet une avance,
Elle doit se sentir bien car s’arrête à nouveau,
L’endroit est doux et chaud et mérite une danse,
Une cuisse qui vibre, rien ne sera plus beau.

Mais pourtant sans attendre elle remonte un peu plus,
Sous la jupe à présent la voici qui découvre,
Comme un léger barrage en un bout de tissus,
Sans frapper à la porte la voilà qui l’entrouvre.

La main a dû trouver là sa destination,
Car elle ne bouge plus de cet endroit divin,
Et voilà qu’elle s’endort dans un léger frisson,
Rêvant à d’autres lieux, et à d’autres câlins.

Alain Verdure

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