Poème érotique « Dors à mes pieds ! » par Mélanie Waldor

Boudoir

« Dors à mes pieds ! »

Dors à mes pieds !… Rêve d’amour 
Mon souffle, comme une caresse, 
Glissera sur le pur contour 
De ce beau front qu’avec paresse 
Tu reposes sur mes genoux. 
Dors à mes pieds, tout fait silence, 
Hors la branche qui se balance, 
Souple et frêle, au-dessus de nous ;
Dors à mes pieds, tout fait silence.
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« Sara la baigneuse » de Victor Hugo

Sara la baigneuse

Sara, belle d’indolence,
Se balance
Dans un hamac, au-dessus
Du bassin d’une fontaine
Toute pleine
D’eau puisée à l’Ilyssus;

Et la frêle escarpolette
Se reflète
Dans le transparent miroir,
Avec la baigneuse blanche
Qui se penche,
Qui se penche pour se voir.

Chaque fois que la nacelle,
Qui chancelle,
Passe à fleur d’eau dans son vol,
On voit sur l’eau qui s’agite
Sortir vite
Son beau pied et son beau col.

Elle bat d’un pied timide
L’onde humide
Où tremble un mouvant tableau,
Fait rougir son pied d’albâtre,
Et, folâtre,
Rit de la fraîcheur de l’eau.

Reste ici caché : demeure !
Dans une heure,
D’un œil ardent tu verras
Sortir du bain l’ingénue,
Toute nue,
Croisant ses mains sur ses bras.

Car c’est un astre qui brille
Qu’une fille
Qui sort d’un bain au flot clair,
Cherche s’il ne vient personne,
Et frissonne,
Toute mouillée au grand air. Continuer la lecture de « « Sara la baigneuse » de Victor Hugo »

« Le noyau (d'Eve à Vénus) » par CYR, poète amateur

Le noyau (d’Eve à Vénus)

D’une humeur innocente et frivole
face au miroir posé sur le sol
Eve écarte les jambes lentement,
s’immobilise et regarde fixement.

Puis sa main glisse vers son sexe
et d’un agile et fier index
ouvre, humide et douce, ses petites lèvres.
Sentant très vite monter la fièvre
elle les caresse d’avant en arrière
les masse tel du velours
avec la curiosité, la douceur et l’amour
d’un matou de gouttière.

Bientôt au creux de son pubis noir et gonflé
surgissent des lèvres roses et pleines
tandis qu’elle y plonge à perdre haleine
ses doigts échevelés ! Continuer la lecture de « « Le noyau (d'Eve à Vénus) » par CYR, poète amateur »

« Fin d’année » par Émile Verhaeren

Tristesse de la forêt

Fin d’année

Sous des cieux faits de filasse et de suie,
D’où choit morne et longue la pluie,
Voici pourrir
Au vent tenace et monotone,
Les ors d’automne ;
Voici les ors et les pourpres mourir.

O vous qui frémissiez, doucement volontaires,
Là-haut, contre le ciel, tout au long du chemin,
Tristes feuilles comme des mains,
Vous gisez, noires, sur la terre. Continuer la lecture de « « Fin d’année » par Émile Verhaeren »