« Âme ! être, c'est aimer… » de Victor Hugo

Âme ! être, c’est aimer…

Âme ! être, c’est aimer.

Il est.

Phyllis
Phyllis Par viralbus

C’est l’être extrême.
Dieu, c’est le jour sans borne et sans fin qui dit : j’aime.
Lui, l’incommensurable, il n’a point de compas ;
Il ne se venge pas, il ne pardonne pas ;
Son baiser éternel ignore la morsure ;
Et quand on dit : justice, on suppose mesure. Continuer la lecture de « « Âme ! être, c'est aimer… » de Victor Hugo »

« À Petite Jeanne » de Victor Hugo

À Petite Jeanne

Petite Jeanne
Jeanne boude/pouts par Heidi & Matt

Vous eûtes donc hier un an, ma bien-aimée.
Contente, vous jasez, comme, sous la ramée,
Au fond du nid plus tiède ouvrant de vagues yeux,
Les oiseaux nouveau-nés gazouillent, tout joyeux
De sentir qu’il commence à leur pousser des plumes.
Jeanne, ta bouche est rose ; et dans les gros volumes
Dont les images font ta joie, et que je dois,
Pour te plaire, laisser chiffonner par tes doigts,
On trouve de beaux vers ; mais pas un qui te vaille
Quand tout ton petit corps en me voyant tressaille ;
Les plus fameux auteurs n’ont rien écrit de mieux
Que la pensée éclose à demi dans tes yeux,
Et que ta rêverie obscure, éparse, étrange,
Regardant l’homme avec l’ignorance de l’ange.
Jeanne, Dieu n’est pas loin puisque vous êtes là. Continuer la lecture de « « À Petite Jeanne » de Victor Hugo »

« C'était la première soirée » de Victor Hugo

C’était la première soirée

Extrait

Première soirée
Première soirée sur #Cherbourg par Nicolas

C’était la première soirée
Du mois d’avril.
Je m’en souviens, mon adorée.
T’en souvient-il ?

Nous errions dans la ville immense,
Tous deux, sans bruit,
A l’heure où le repos commence
Avec la nuit !

Heure calme, charmante, austère,
Où le soir naît !
Dans cet ineffable mystère
Tout rayonnait, Continuer la lecture de « « C'était la première soirée » de Victor Hugo »

« Leïla » de Théodore de Banville

Leïla

Leïla
Leila Guerriero par Internaz

Il semble qu’aux sultans Dieu même
Pour femmes donne ses houris.
Mais, pour moi, la vierge qui m’aime,
La vierge dont je suis épris,

Les sultanes troublent le monde
Pour accomplir un de leurs voeux.
La vierge qui m’aime est plus blonde
Que les sables sous les flots bleus.

Le duvet où leur front sommeille
Au poids de l’or s’amoncela.
Rose, une rose est moins vermeille
Que la bouche de Leïla. Continuer la lecture de « « Leïla » de Théodore de Banville »